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Le Ghana a perdu 6,4 pour cent de son Produit intérieur brut à cause de la dénutrition infantile

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Child malnutrition costs Ghana more than $2 billion annually. Photo: WFP/Nyani Quarmyne

La malnutrition infantile coûte plus de deux milliards de dollars US au Ghana par année. Photo : WFP/Nyani Quarmyne

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Le 2 août 2016, le nouveau rapport intitulé « Coût de la faim en Afrique : impact social et économique de la dénutrition infantile sur le développement du Ghana à long terme (COHA) » a été lancé au Ghana sous les auspices de la Commission nationale de planification du développement.Selon le rapport, l’économie du Ghana perd 2,6 milliards de dollars US par année, soit 6,4 pour cent de son Produit intérieur brut à cause de la dénutrition infantile.

Entre autres conclusions, le rapport sur le Coût de la faim en Afrique révèle que :

•    37 pour cent de la population adulte au Ghana a souffert du retard de croissance pendant l’enfance ;

•    24 pour cent de tous les cas de mortalité infantile au Ghana sont associés à la sous-nutrition ;

•    La mortalité infantile associée à la sous-nutrition a réduit la main-d’œuvre du Ghana de 7,3 pour cent.

Un fort pourcentage du Produit intérieur brut du Ghana se perd à cause de l’augmentation des coûts de soins de santé, des charges supplémentaires sur le système éducatif et de la baisse de la productivité de la main-d’œuvre. Les conséquences du retard de croissance (taille insuffisante pour l’âge) sont particulièrement préoccupantes.

« L’élimination du retard de croissance n’est pas une option, mais un impératif, ce d’autant que les enfants atteints du retard de croissance aujourd’hui ne pourront produire qu’une économie à croissance retardée » Dr Esther Ofei-Aboagye, Vice-présidente de la Commission nationale de planification du développement.

Le retard de croissance se produit lorsque les enfants manquent d’éléments nutritifs essentiels, notamment les protéines, les vitamines et les minéraux pendant qu’ils sont dans l’utérus et au cours des deux premières années de vie. Cette situation est aggravée par des maladies et des mauvaises pratiques d’hygiène. Les personnes touchées par le retard de croissance en subissent des conséquences à vie à partir de l’enfance. De telles conséquences sont la maladie fréquente, un mauvais rendement scolaire, le redoublement à l’école ou l’abandon total, ainsi qu’une faible productivité en milieu de travail.

« Débarrasser une génération de la malnutrition nécessite des investissements importants dans les stratégies et les interventions nutritionnelles. Le Ghana a donc besoin de se forger des partenariats stratégiques avec les principales parties prenantes, en particulier le Secteur privé et les acteurs non étatiques, pour lutter contre la sous-nutrition dans une approche intégrée », a déclaré le professeur Takyiwaa Manuh, Directeur de la Division de la politique de développement social à la Commission économique pour l’Afrique

L’équipe nationale de mise en œuvre de l’étude sur le Coût de la faim en Afrique, qui était redevable de la collecte, du traitement et de la présentation des résultats du Ghana, était composée des ministères, départements et organismes ghanéens, d’agences de l’ONU et d’autres organisations non gouvernementales concernées par l’élimination du retard de croissance infantile. Le gouvernement du Ghana, la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), la Fondation Rockefeller, et le Programme alimentaire mondial ont contribué financièrement à la réalisation de cette étude au Ghana.

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Voir le communiqué de presse

Lire un blog par Thomas Yanga du PAM

À propos de l’étude sur le Coût de la faim en Afrique

Le premier rapport de l’étude sur le Coût de la faim en Afrique (COHA) était lancé le 28 mars 2014 à Abuja, au Nigeria, où des experts se sont réunis pour examiner les résultats du rapport sur l’Égypte, l’Éthiopie, le Swaziland et l’Ouganda. Les études sont menées par la Commission de l’Union africaine et soutenues par cette commission, la Commission économique pour l’Afrique, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et le Programme alimentaire mondial (PAM). À l’heure actuelle, l’étude a également été réalisée au Burkina Faso, Ghana, Malawi, Rwanda, Swaziland, Madagascar et est en cours au Tchad. Dans la phase suivante, l’étude sera menée au Botswana, au Cameroun, au Kenya, au Lesotho, au Mozambique et en Mauritanie.

En savoir plus sur le Coût de la faim en Afrique : Le coût de la faim en Afrique

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