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L’indice de la faim dans le monde 2017

  |   Réseau de la société civile SUN, Réseau des pays SUN

La série de rapports de l’Indice de la faim dans le monde (GHI) suit l’évolution de l’état de la faim dans le monde, pays par pays, et met en évidence les régions et les nations où il est nécessaire de combattre la faim en priorité. Si le rapport de cette année indique que depuis l’an 2000, le monde a progressé dans sa lutte contre la faim, les avancées ont néanmoins été inégales puisque les niveaux de faim demeurent « graves » ou « alarmants » dans 51 pays et « extrêmement alarmants » dans un pays. La présente édition 2017 est la douzième publication annuelle de l’Indice de la faim dans le monde (GHI), un rapport publié conjointement par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (l’IFPRI), Concern Worldwide et Welthungerhilfe (WHH).

Le rapport 2017 de l’Indice de la faim dans le monde (GHI) suit l’évolution de l’état de la faim dans le monde, pays par pays, et met en évidence les régions et les nations où il est nécessaire de combattre la faim en priorité. Le rapport de cette année met l’accès sur les inégalités qui sont à l’origine de la faim (notamment le contexte géographique, le niveau de revenu et les inégalités de genres) ainsi que les inégalités de pouvoirs social, politique et économique dans lesquelles elles sont ancrées.

Dans huit pays, la faim sévit à un niveau « extrêmement alarmant » ou « alarmant ». À l’exception du Yémen, tous ces pays sont situés en Afrique subsaharienne : République centrafricaine, Tchad, Libéria, Madagascar, Sierra Leone, Soudan et Zambie. Bon nombre de ces pays ont traversé des crises politiques ou des conflits violents au cours des dernières décennies. La République centrafricaine et le Yémen en particulier ont été déchirés par la guerre ces dernières années. Si l’on compare le GHI de 2017 au GHI de 2000, les scores de 14 pays ont chuté de 50 % ou plus, ceux de 72 pays ont enregistré une baisse allant de 25 % à 49,9 % et ceux de 27vpays ont diminué de moins de 25 %. La République centrafricaine, seul pays où l’état de la faim était « extrêmement alarmant », n’a quant à elle réalisé aucune avancée.

 

 

Le rapport de cette année explore des données infranationales sur les retards de croissance qui révèlent de grandes disparités au sein même des pays. Les différents profils établis en matière de faim et de nutrition impliquent que, dans la plupart des pays, une approche uniformisée pour lutter contre la faim et la sous-nutrition a très peu de chance de produire les meilleurs résultats. Des données régionales ou nationales récoltées en même temps que d’autres informations (comme dans le cadre d’entretiens avec des groupes de discussion) peuvent servir de base solide pour l’élaboration de programmes et politiques adaptés. Dans toutes les régions du monde, les niveaux de retards de croissance infantiles au sein d’un même pays peuvent considérablement varier. Dans certains pays où la moyenne nationale est faible, il existe des endroits où les niveaux de retards de croissance infantiles demeurent élevés.

 

Téléchargez le rapport : ici (en anglais)

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