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Soutien de la Coalition internationale pour le plaidoyer sur la nutrition (ICAN) au Sommet sur le capital humain 2017

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Le 13 octobre 2017, le Sommet sur le capital humain organisé par la Banque mondiale, un évènement phare des Assemblées annuelles de la Banque mondiale, s’est déroulé à Washington aux États-Unis. Si le thème principal en était l’investissement dans les ressources humaines pour forger des économies stables et productives, presque tous les intervenants ont également abordé le sujet de la nutrition. La Coalition internationale pour le plaidoyer sur la nutrition (ICAN), qui regroupe des organisations œuvrant à l’amélioration des politiques nutritionnelles et à l’accroissement des investissements alloués à la nutrition, a chaleureusement remercié le Groupe de la Banque mondiale pour la tenue de ce second Sommet annuel sur le capital humain. Cet évènement est la preuve de l’engagement infaillible de la Banque mondiale dans la priorité qu’elle donne aux investissements dans le capital humain, notamment dans le financement d’interventions cruciales dans les domaines de la nutrition et de la petite enfance.

Chaque année, 3 millions d’enfants de moins de cinq ans décèdent des suites de sous-nutrition et les coûts pour l’économie mondiale sont de l’ordre de milliards de dollars en perte de productivité et en frais médicaux. La malnutrition entrave le développement des fonctions cognitives des enfants et retarde leur apprentissage scolaire, signifiant pour eux des revenus moindres à l’âge adulte. Pour garantir la bonne santé et la prospérité futures non seulement des enfants mais également de tout un pays, il est essentiel d’investir dans des interventions nutritionnelles à fort impact, efficaces sur le plan des coûts et mises en œuvre au cours des 1000 premiers jours de vie des enfants.

 


« Cette année, pour la première fois, nous évaluons la richesse des nations en tenant compte du capital humain. Ce capital humain représente près de 65 % de la richesse des pays à revenu élevé et seulement 40 % de celle des pays à faible revenu. »

Jim Kim, président du Groupe de la Banque mondiale


 

Lors du Sommet sur le capital humain de cette année intitulé « S’engager à agir pour soutenir la croissance économique », le président Jim Kim a mis l’accent sur l’Indice de capital humain qui permet de procéder à un classement des stocks actuels de capital humain des pays et de savoir dans quelle mesure chacun d’entre eux œuvre au renforcement de ce stock et investit dans son amélioration. Cet appel a été le point de départ d’un engagement plus ambitieux et offensif des pays à investir dans le capital humain afin d’assurer la bonne santé et le bon développement des générations à venir. Les leaders mondiaux se sont également engagés à sauver des vies, à renforcer les économies et à contribuer à briser le cycle de la pauvreté : le Président rwandais Paul Kagame s’est engagé à réduire les retards de croissance de 15 % d’ici 2020 ; le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a annoncé que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire aura réduit le phénomène des retards de croissance de 20 % ; et la Secrétaire d’État au Développement international du Royaume-Uni Priti Patel a présenté un exposé de principes sur la nutrition du département britannique du Développement international (DFID) qui met l’accent sur les résultats en faveur de la nutrition.

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire a donné la priorité au développement du capital humain dans le cadre de sa politique en faveur d’une croissance économique durable et inclusive. Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly s’est engagé à prendre des mesures fortes dans trois domaines essentiels : la réduction des retards de croissance chez les enfants de 30 % (chiffre de 2012) à 20 % d’ici 2020, la promotion de l’égalité des genres en facilitant la scolarisation des filles tant à l’école primaire et secondaire qu’à l’université, et la création d’emplois pour tous les jeunes en âge de travailler.

Ce Sommet n’est qu’un début puisqu’il a précédé un évènement de haut niveau très attendu, le Sommet mondial de la nutrition qui s’est déroulé en novembre en Italie. Il s’agit d’une occasion unique de faire le point sur les engagements des uns et des autres et de rendre compte des avancées vers les objectifs mondiaux en termes de nutrition. La Banque mondiale est la mieux placée pour encourager un tel élan lors du Sommet par l’annonce de ses propres engagements et investissements dans des interventions, notamment nutritionnelles, en faveur de la petite enfance et en se présentant comme un éminent ambassadeur.

 

La réussite d’un enfant et de tout un pays commence par une bonne nutrition. Les preuves parlent d’elles-mêmes : nutrition et prospérité économique sont intimement liées. Les conséquences des retards de croissance exigent des dirigeants qu’ils prennent des mesures concrètes afin que chacun ne voit pas diminuer ses chances de se forger un capital humain. Maintenant plus que jamais, une volonté politique doit s’imposer en faveur de la nutrition pour tirer parti des opportunités de croissance et de développement économiques. Nous sommes reconnaissants au président de la Banque mondiale Jim Kim et aux dirigeants du monde entier présents au Sommet de faire preuve de leadership et de revaloriser les investissements dans le capital humain et la nutrition pour qu’ils deviennent une priorité pour tous les pays.

Informations connexes

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• Les pays s’engagent à prendre des mesures fortes en faveur du capital humain pour encourager la croissance économique – Banque Mondiale

 

 

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