L’importance d’une nutrition adéquate

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Une mauvaise nutrition au cours des 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant – de la grossesse de la mère au deuxième anniversaire de cet enfant – peut limiter la vie d’un enfant à une série de défis sociaux et des problèmes de santé, dévastateurs et irréversibles. Si, au cours de cette période sensible, les enfants ne reçoivent pas les ingrédients essentiels dont ils ont besoin pour développer leurs corps et leur cerveau, ils sont plus susceptibles non seulement de tomber malades et de mourir de maladies tout au long de leur vie, mais également de gagner moins que leurs semblables quand ils entrent dans l’âge adulte.

Des injustices aussi graves que celle provoquée par la malnutrition sont plutôt rares. Les enfants se voient privés d’un avenir et de la possibilité de réaliser leur potentiel au tout début de leur vie, ce qui les condamne à une existence moins saine et moins productive qu’espéré. Le potentiel d’un enfant sur quatre est gaspillé. La croissance économique des nations est freinée.

Il est possible d’éviter cette situation. Les 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant constituent également une occasion incommensurable de garantir sa santé et d’optimiser son potentiel.

 


Le retard de croissance affecte la capacité des personnes et des communautés à atteindre leur plein potentiel. L’alimentation optimale du nourrisson et du jeune enfant prend du temps, l’allaitement maternel nécessite de l’espace et de l’intimité dont la mère ne bénéficie pas souvent. Une bonne alimentation implique l’accès à des aliments nutritifs, accès souvent difficile à cause de la maladie. Tenir la promesse de l’Agenda 2030 ne sera pas possible sans des progrès rapides vers l’éradication de la malnutrition, mais en même temps, l’éradication durable de la malnutrition ne saurait être atteinte par des initiatives isolées. »

David Nabarro, Conseiller spécial sur l’Agenda 2030 pour le développement durable et le climat; ancien Coordinateur du Mouvement et SUN et membre du Groupe principal du Mouvement SUN


Des petites interventions, à efficacité avérée, en faveur de la mère et de l’enfant peuvent collectivement faire une grande différence. Parmi ces interventions figurent la promotion de l’allaitement exclusif peu après la naissance; l’éducation des mères sur la santé, la diversification des régimes pour leurs bébés et sur les bonnes pratiques d’hygiène; l’approvisionnement des femmes en suppléments pendant la grossesse et des enfants après la naissance; l’incitation des agriculteurs à produire des aliments variés et nutritifs et la réglementation de la production d’aliments de base enrichis.

Ces interventions peuvent remodeler l’avenir d’un enfant, en lui donnant la chance de devenir un acteur sain et productif de la société. Ainsi, si nous renforçons ces interventions de manière à atteindre chaque future maman et chaque enfant, nous pouvons faire progresser des communautés entières et réécrire l’avenir des nations. Il n’existe peut-être pas de meilleurs investissements qu’un pays puisse faire.

Pour chaque dollar investi dans la nutrition, un pays peut espérer un gain de productivité de 16 dollars.

Ampleur de la malnutritiontableau-de-lampleur-de-la-malnutrition

De nos jours, la communauté mondiale est confrontée à peu d’autres difficultés dont l’ampleur corresponde à celle de la malnutrition, un problème de santé qui affecte directement une personne sur trois.  L’équipe inter-agences (UNICEF, OMS et Groupe de la Banque mondiale) a publié de nouvelles estimations conjointes sur le retard de croissance, le surpoids, l’insuffisance pondérale, l’émaciation et l’émaciation sévère chez les enfants et le Rapport mondial sur la nutrition est le seul examen annuel complet et indépendant de l’état de la nutrition dans le monde.

Tackling undernutrition needs:

  • multiple stakeholders, led by Governments, supported by the UN, Civil Society, Business, Academia and Donors
  • multiple sectors, including health, agriculture, women’s empowerment, planning, social protection, education and more
  • at multiple levels, from the highest levels of government to local community leaders

La lutte contre la sous-nutrition exige la participation de :

  • multiples parties prenantes, dirigées par les gouvernements, soutenus par les Nations Unies, la société civile, le secteur privé, le milieu universitaire et les donateurs;
  • multiples secteurs, notamment la santé, l’agriculture, l’autonomisation des femmes, la planification, la protection sociale, l’éducation, entre autres;
  • multiples niveaux, en passant des plus hauts niveaux du gouvernement aux dirigeants communautaires locaux.