Botswana

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Le 9 avril 2015, la République du Botswana a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement du ministre de l’Agriculture, Patrick Pule Ralotsia. Au moment de cet engagement, le Botswana avait déjà réalisé des progrès dans certains domaines de la sécurité alimentaire, bien que des difficultés subsistaient quant à l’accessibilité, la qualité et l’utilisation des aliments. L’impact des catastrophes naturelles, comme les sécheresses et les inondations, sur la sécurité alimentaire et la nutrition est particulièrement préoccupant. Le Botswana avait également reconnu la prévalence croissante du faible poids à la naissance, de 8 % en 2000 à 13,1 % en 2007, ce qui est un indicateur du mauvais état nutritionnel des mères. Le défi multisectoriel complexe de la nutrition a été reconnu par les autorités du Botswana qui se sont engagées à veiller à ce que les objectifs de la nutrition, de l’agriculture et de la santé se renforcent mutuellement. En outre, elles tiennent à participer aux échanges et à l’apprentissage à travers le Mouvement SUN, et à en tirer parti.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
32% 2016

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
55% 2016

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
52% 2016

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
71% 2016

Mobilisation des ressources

TOTAL
50% 2016

TOTAL

Situation nutritionnelle

31.4%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

13%

Faible poids à la naissance

20.3%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

7.2%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

11.2%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

28.5%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

11.9%

Diabète chez les adultes

48%

Surpoids chez les adultes

22.4%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

En 2015, deux points focaux intérimaires du ministère de l’Agriculture ont été désignés pour diriger tous les processus liés au Mouvement SUN. Au cours de la période du rapport, l’attention des points focaux était portée notamment sur la détermination des lacunes en matière de capacités des technocrates et des experts en programme des ministères de la Santé, des pouvoirs publics locaux et du secteur de la protection sociale. À l’heure actuelle, ils explorent des options pour la mise en place d’une plateforme multiacteurs et multisectorielle pour la nutrition, qui a été abordée à la toute première conférence nationale sur la nutrition tenue à Gaborone en novembre 2015.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La République du Botswana s’est jointe au Mouvement SUN, le 9 avril 2015, avec une lettre de l’honorable ministre de l’Agriculture, Patrick Pule Ralotsia, dans laquelle les progrès réalisés dans la sécurité alimentaire étaient soulignés, ainsi que les domaines dans lesquels davantage d’attention était nécessaire en perspective ; de tels domaines étant l’accessibilité, la qualité et l’utilisation de la nourriture, la réponse aux besoins des plus vulnérables, la coordination et le suivi et l’évaluation de la nutrition.
Aucune plate-forme multi-acteurs spécialisée dans la nutrition n’est encore en place, mais trois solutions principales sont envisagées pour en créer une, soit par le Conseil de développement rural (CDR) qui engage les secrétaires permanents des ministères de tutelle concernés sur diverses questions de politique de développement rural, les ONG et le Secteur privé ; soit par la reconstitution de l’équipe multisectorielle pays, assemblée par le ministère de l’Agriculture, qui a préparé l’Atelier de développement des capacités de nutrition du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) / Programme détaillé de l’agriculture africaine (PDDAA) qui a eu lieu au Botswana en 2013 ; soit encore par la relance des structures de rapport de l’équipe nationale d’alerte rapide (ASPIC).

Deux responsables intérimaires de haut niveau du gouvernement national et des points focaux techniques du ministère de l’Agriculture ont été désignés pour conduire tout processus concernant le Mouvement SUN.

Les scientifiques ont été très impliqués dans la rédaction des législations pertinentes pour la nutrition. La mobilisation des donateurs, de la Société civile, des agences des Nations Unies et du Secteur privé pour la nutrition doit être initiée et la mise en place et la coordination des réseaux dans le pays est considérée comme une priorité.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La Stratégie nationale sur la nutrition élaborée par le ministère de la Santé doit être révisée afin garantir la prise en compte de tous les secteurs. La mouture de la stratégie d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant n’est pas encore entrée en vigueur. Au Botswana, l’enrichissement des aliments n’est pas obligatoire, mais l’iodation du sel est une réalité, et la Loi sur le contrôle des aliments (Food Control Act) établit un système renforcé de sécurité sanitaire des aliments. Toutefois, les industries locales et les partenaires commerciaux ne se conforment pas au Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Des efforts de plaidoyer sont en cours pour prendre la nutrition en compte dans le Plan national de développement pour 2016 – 2020.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le Botswana dispose d’une stratégie nationale révisée de l’alimentation (2000) et d’une stratégie nationale sur la nutrition qui n’a pas encore approuvée. Une règlementation sur l’iodation du sel et le contrôle des aliments (2008) est en place.
Des règlements sur la commercialisation des substituts du lait maternel datent de 2005, mais, le Botswana reconnait que leur mise en œuvre effective reste un défi, en raison des comportements des industries locales et d’autres partenaires commerciaux du pays. Le projet de Stratégie d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant existe, mais n’a pas encore été promulgué.

Enfin, bien que l’enrichissement des aliments ne soit pas obligatoire au Botswana, le gouvernement fournit le sorgho et le maïs enrichis à travers le programme Vulnerable Groups Feeding (Alimentation des groupes vulnérables).

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Il n’existe pas encore de cadre commun de résultats au Botswana, mais les représentants de chaque secteur ont été mandatés pour offrir à leurs cadres supérieurs toute l’assistance nécessaire pour prendre la nutrition en compte dans leurs programmes. Afin de faciliter ce travail, des réseaux spécifiques de
nutrition sont établis au sein des secteurs pour évaluer les niveaux auxquels divers programmes participent
à la nutrition. Cependant, le Botswana reconnaît que la compréhension des liens nutritionnels au sein des secteurs doit être renforcée, ce qui impulsera également une plus grande participation de ces secteurs.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le Botswana ne dispose pas encore de cadre commun de résultats, mais mène plusieurs programmes qui contribuent à une meilleure nutrition au sein de la population, y compris: un programme de suivi de la croissance pour identifier les enfants de moins de cinq vulnérables qui ont besoin d’une attention particulière; un programme d’alimentation des groupes vulnérables mis en œuvre à travers le pays; un programme d’alimentation scolaire; un programme d’aide aux indigents (panier alimentaire); des projets de jardin potagers qui font partie du programme d’éradication de la pauvreté; un programme de subvention aux jeunes leur permettant de se livrer à l’agriculture (production animale et végétale); et le Programme Ipelegeng, dont l’objectif principal est de fournir un soutien et de l’aide pour l’emploi à court terme.
Dernière mise à jour: Octobre 2015

Aucun système n’est en place pour suivre les allocations nutritionnelles ou les dépenses consacrées à la nutrition dans tous les secteurs. l’outil « One Health » utilisé en 2014 pour chiffrer l’intégralité des services essentiels de santé a révélé que la nutrition apparaissait dans quatre programmes principaux
couvrant le traitement de la malnutrition, les laboratoires de diététique et le contrôle des aliments.
Pour approfondir l’analyse, le Botswana a adopté l’approche des « trois étapes » avec les ministères clés dont il cherche à renforcer la participation.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Il n’existe actuellement aucune information fournie par le Botswana relative à l’existence de systèmes de suivi financier pour les allocations et dépenses de nutrition ou des fonds spécifiques dédiés à la nutrition.
Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Kekgonne Baipoledi
Interim SUN Government Focal Point, Deputy Permanent Secretary, Ministry of Agriculture

« Comme nutritionniste travaillant au sein du ministère de l'Agriculture, je suis convaincu que nous devons faire en sorte que tous les secteurs et en particulier l'agriculture, contribuent davantage à la nutrition, en contextualisant la recherche dans les processus politiques et l'économie politique afin de mieux caractériser « un environnement habilitant » pour une planification et programmation transectorielle contribuant à la nutrition on et façonner cette planification et programmation pour qu'elle soit durable ».

Tidimalo Beauty Rakgantswana
Interim SUN Technical Specialist, Chief Monitoring & Evaluation Officer, Ministry of Agriculture

Coordinateur des donateurs

  • TBC