Burundi

Home / Pays SUN / Burundi

Le 26 février 2013, la République du Burundi a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement de Pierre Mupira, deuxième Vice-président. À cette date, le Burundi avait finalisé sa feuille de route multi-sectorielle pour renforcer la nutrition. La feuille de route était considérée comme la base d’un plan stratégique national pour la nutrition et la création d’une plate-forme multi-sectorielle de nutrition était une priorité principale.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
69% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
58% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
54% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
38% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
55% 2017

TOTAL

Découvrez d’autres études de cas nationales

Situation nutritionnelle

57.5%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

12.9%

Faible poids à la naissance

69.3%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

6.1%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

2.9%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

20.9%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

5.1%

Diabète chez les adultes

15.5%

Surpoids chez les adultes

2.6%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

La plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et de nutrition institutionnalisée par décret en 2014 regroupe les parties prenantes dans un comité de pilotage de haut niveau et dans dix groupes de travail techniques, coordonnés par le chef de cabinet adjoint du second Vice-président, épaulé par un secrétariat. Depuis 2015, lLe contexte politique a compliqué le fonctionnement de ce système. Les efforts se sont donc concentrés sur l’engagement de nouveaux secteurs publics (environnement, finances et protection sociale), sur la mise à jour des membres des groupes techniques de travail et leur redynamisation. Des plateformes décentralisées ont aussi été installées dans quatre provinces afin de planifier et de mettre en œuvre des interventions nutritionnelles et le comité de pilotage s’est effectivement réuni. Les réseaux des Nations unies, des donateurs et de la société civile sont en place, ce dernier étant décentralisé dans certaines communes. Certains donateurs ont cependant suspendu leurs aides à la coopération, à l’instar de l’Union européenne. Les liens avec les réseaux mondiaux ont été renforcés. Des parlementaires sont également mobilisés :leur réseau est établi mais il doit encore être officiellement lancé.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
La Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN, d’après ses sigles en français), institutionnalisée par décret en 2014, associe différents acteurs dans un comité de pilotage de haut niveau et dix groupes de travail techniques. Ce système est coordonné par le chef de cabinet adjoint du 2eme Vice-Président, soutenu par un secrétariat et les coordonnateurs de réseaux existants (REACH, UE, Croix Rouge). Depuis 2015, le contexte politique a ralenti les travaux de la PMSAN. La nécessité de renforcer l’approche communautaire et décentralisée est désormais reconnue.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN), existant depuis 2013, a été institutionnalisée par décret présidentiel en Février 2014. Elle associe divers acteurs (ministères, organisations internationales, société civile, recherche, partenaires techniques et financiers –PTF-) dans plusieurs structures de coordination : comité de pilotage, Secrétariat du Mouvement SUN/REACH, comité restreint et dix groupes de travail techniques. Le Point focal est le chef de cabinet adjoint du deuxième Vice-Président. Cette architecture s’illustre par sa fonctionnalité et son dynamisme au niveau national, même s’il est admis que la présence de plans d’action annuels et de cadres de suivi-évaluation permettrait de renforcer et maintenir l’engagement de tous les participants. Leur décentralisation est également une priorité.
REACH facilite la coordination des Nations-Unies et de l’Union Européenne, coordinateur des donateurs, pour relayer l’information nutritionnelle et de la PMSAN auprès d’autres donateurs. Le réseau de la société civile du Mouvement SUN, doté d’un comité exécutif et d’un secrétariat, a été lancé en janvier 2015 sous le haut patronage de la première dame. Des termes de référence sont prêts pour la création de réseaux des scientifiques et du secteur privé.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La nutrition est prise en compte dans les documents d’orientation stratégiques, plans et politiques sectoriels, comme le Plan national d’investissement agricole en cours d’élaboration, la politique nationale de protection sociale (2011) et la politique nationale de santé (2016-2025) ; cependant ces cadres sont faiblement diffusés. La législation sur le congé maternité doit être revue. Cette année, en réponse à la forte sécheresse, les plateformes des Nations unies et de la société civile ont élaboré un plan d’intervention humanitaire pour la nutrition et contribué aux actions qui paraient aux urgences nutritionnelles.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Plusieurs documents stratégiques témoignent d’un cadre politique et juridique cohérent : le Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PSMSAN, d’après ses sigles en français) 2014-2017 ; une stratégie nationale de fortification des aliments ; la Politique nationale de la santé 2016-2025. Cependant, la législation sur le congé maternité doit être revue pour pouvoir répondre aux directives nationales concernant l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. De plus, la diffusion des documents poli tiques validés doit être renforcée, tout en consolidant l’engagement renouvelé des parlementaires. Enfin, les enquêtes nutritionnelles ne sont pas régulières.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La législation nationale sur la nutrition comprend l’enrichissement des aliments ; l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant et la commercialisation des substituts du lait maternel ; la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le Burundi s’est engagé à adopter la législation relative à la fortification des aliments et à actualiser celle relative à l’importation et la commercialisation du sel et à améliorer la protection du congé de maternité.
La nutrition est une priorité nationale. L’analyse, l’actualisation et la diffusion de politiques sectorielles existantes sont perçues comme prioritaires. La révision des documents politiques et programmatiques assurée par les groupes de travail et les parlementaires est en cours pour les Ministères de l’agriculture et des télécommunications et acquise pour la Politique Nationale de Santé 2016-2025, qui intègre la nutrition.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Un Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et de nutrition 2014-2017 (PSMSAN) sert de cadre de référence national mais il n’est doté ni d’un cadre commun de résultats, ni d’un cadre de suivi et évaluation. L’estimation de ses coûts, jugée irréaliste, doit être réactualisée. L’absence de ces éléments rend difficile l’harmonisation des acteurs et les plans de travail annuels et sectoriels sont parfois non conformes au PSM-SAN. Entre 2013 et 2016, un projet pilote a été mis en œuvre dans la province de Ngozi par les Ministères de l’agriculture et de la santé avec le soutien technique des Nations unies et les financements de la coopération suisse. Son examen annuel conjointe menée par le comité de pilotage a eu lieu et a débouché sur l’extension du PSMSAN jusqu’en 2018. Cependant, il est admis qu’il faut évaluer le PSMSAN et élaborer un nouveau plan. La cartographie qui est en cours des intervenants et des interventions permettra d’orienter ce processus.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Le PSMSAN est un document de référence dans la mise en œuvre des activités contribuant à la nutrition, dont certaines activités pilotes sont mises en œuvre. En 2015, lors de l’exercice d’élaboration de ses coûts, le gouvernement, la société civile et les Nations-Unies ont convenu de la nécessité d’aboutir à un consensus sur une liste unique d’actions prioritaires correspondant aux priorités nationales. Celle-ci servira de base à un plan d’action, aux coûts associés plus réalistes, assorti d’un système de suivi et d’évaluation qui favorisera l’alignement des acteurs.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle 2014-2017 finalisé en juin 2013 a été validé en mai 2014. Il s’articule autour de 4 orientations stratégiques : 1) Leadership et coordination Multisectorielle 2) Prévention et prise en charge de la malnutrition 3) Promotion et renforcement de la sécurité alimentaire 4) Développement et renforcement des stratégies sensibles à la nutrition. Le plan de suivi et d’évaluation qui sera élaboré prochainement servira de Cadre Commun de Résultats. En attendant l’évaluation de ses couts, qui est quasiment terminée, un mécanisme de communication du plan PMSAN a été proposé. Deux actions phares, efficaces, visibles et facilement réalisables ont également été priorisées, via l’établissement de jardins potagers pour les ménages (diversification alimentaire) et la vulgarisation du lavage des mains. Les acteurs de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de 6 provinces (sur 17 au total) ont été sensibilisés à ces actions, lors d’un atelier en juillet 2014 pour renforcer leurs connaissances et leur alignement. L’objectif est une couverture nationale fin 2016 et les partenaires soutiennent ces activités, certains ayant déjà initié des projets et programmes pluriannuels en ce sens. Enfin, le Burundi, avec le soutien de l’Union Européenne, travaille activement à l’établissement d’une plateforme nationale d’information pour la nutrition.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La mobilisation des fonds est rendue difficile par l’absence d’estimation des coûts du PSMSAN, alors que le contexte politique du pays a provoqué une diminution des fonds consacrés à la nutrition et un décaissement des fonds de partenaires extérieurs. Depuis deux ans, le Burundi suit les allocations et exécutions budgétaires publiques affectées à la nutrition mais la diffusion de ces résultats doit être mieux effectuée. Une diminution des allocations a été constatée cette année par rapport à avril 2015-avril 2016. Aucune estimation des fonds externes n’est disponible.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
La mobilisation des fonds est rendue difficile par l’absence d’estimation des coûts du PSMSAN, alors que le contexte politique du pays a entrainé une diminution des allocations budgétaires en faveur de la nutrition et du décaissement des fonds de partenaires extérieurs. Afin de pallier ces difficultés, le Burundi s’est engagé dans l’analyse des allocations budgé- taires de 2015 et 2016, et envisage la mise en place d’un plan de suivi budgétaire ainsi que d’un fonds commun du gouvernement pour favoriser l’alignement des secteurs sur les politiques et programmes nationaux.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Une fois le costing du plan finalisé, le Burundi entamera une mobilisation des fonds internes et externes. Les ministères seront encouragés à instaurer une ligne budgétaire pour la nutrition, à l’image des ministères ayant la Santé publique dans ses attributions et celui de l’Agriculture et de l’élevage. Pour approfondir le suivi des allocations budgétaires de nutrition entamé à Abidjan en mai 2015, le Burundi compte répliquer l’exercice et actualiser les données annuelles pour permettre une évaluation régulière des fonds.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Ernest NIYOKINDI
Chef de Cabinet Adjoint, Deuxième Vice-Présidence de la République

Coordinateur des donateurs

  • Union Européenne