Burundi

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Le 26 février 2013, la République du Burundi a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement de Pierre Mupira, deuxième Vice-président. À cette date, le Burundi avait finalisé sa feuille de route multi-sectorielle pour renforcer la nutrition. La feuille de route était considérée comme la base d’un plan stratégique national pour la nutrition et la création d’une plate-forme multi-sectorielle de nutrition était une priorité principale.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
65% 2016

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
61% 2016

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
45% 2016

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
34% 2016

Mobilisation des ressources

TOTAL
51% 2016

TOTAL

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Situation nutritionnelle

57.5%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

10.7%

Faible poids à la naissance

69.3%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

6.1%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

2.9%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

20.9%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

2.6%

Diabète chez les adultes

15.5%

Surpoids chez les adultes

2.6%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

La Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN, d’après ses sigles en français), institutionnalisée par décret en 2014, associe différents acteurs dans un comité de pilotage de haut niveau et dix groupes de travail techniques. Ce système est coordonné par le chef de cabinet adjoint du 2eme Vice-Président, soutenu par un secrétariat et les coordonnateurs de réseaux existants (REACH, UE, Croix Rouge). Depuis 2015, le contexte politique a ralenti les travaux de la PMSAN. La nécessité de renforcer l’approche communautaire et décentralisée est désormais reconnue.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La Plateforme multisectorielle de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PMSAN), existant depuis 2013, a été institutionnalisée par décret présidentiel en Février 2014. Elle associe divers acteurs (ministères, organisations internationales, société civile, recherche, partenaires techniques et financiers –PTF-) dans plusieurs structures de coordination : comité de pilotage, Secrétariat du Mouvement SUN/REACH, comité restreint et dix groupes de travail techniques. Le Point focal est le chef de cabinet adjoint du deuxième Vice-Président. Cette architecture s’illustre par sa fonctionnalité et son dynamisme au niveau national, même s’il est admis que la présence de plans d’action annuels et de cadres de suivi-évaluation permettrait de renforcer et maintenir l’engagement de tous les participants. Leur décentralisation est également une priorité.
REACH facilite la coordination des Nations-Unies et de l’Union Européenne, coordinateur des donateurs, pour relayer l’information nutritionnelle et de la PMSAN auprès d’autres donateurs. Le réseau de la société civile du Mouvement SUN, doté d’un comité exécutif et d’un secrétariat, a été lancé en janvier 2015 sous le haut patronage de la première dame. Des termes de référence sont prêts pour la création de réseaux des scientifiques et du secteur privé.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Plusieurs documents stratégiques témoignent d’un cadre politique et juridique cohérent : le Plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PSMSAN, d’après ses sigles en français) 2014-2017 ; une stratégie nationale de fortification des aliments ; la Politique nationale de la santé 2016-2025. Cependant, la législation sur le congé maternité doit être revue pour pouvoir répondre aux directives nationales concernant l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. De plus, la diffusion des documents
poli tiques validés doit être renforcée, tout en consolidant l’engagement renouvelé des parlementaires.
Enfin, les enquêtes nutritionnelles ne sont pas régulières.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La législation nationale sur la nutrition comprend l’enrichissement des aliments ; l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant et la commercialisation des substituts du lait maternel ; la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le Burundi s’est engagé à adopter la législation relative à la fortification des aliments et à actualiser celle relative à l’importation et la commercialisation du sel et à améliorer la protection du congé de maternité.
La nutrition est une priorité nationale. L’analyse, l’actualisation et la diffusion de politiques sectorielles existantes sont perçues comme prioritaires. La révision des documents politiques et programmatiques assurée par les groupes de travail et les parlementaires est en cours pour les Ministères de l’agriculture et des télécommunications et acquise pour la Politique Nationale de Santé 2016-2025, qui intègre la nutrition.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le PSMSAN est un document de référence dans la mise en œuvre des activités contribuant à la nutrition, dont certaines activités pilotes sont mises en œuvre. En 2015, lors de l’exercice d’élaboration de ses coûts, le gouvernement, la société civile et les Nations-Unies ont convenu de la nécessité d’aboutir à un consensus sur une liste unique d’actions prioritaires correspondant aux priorités nationales. Celle-ci servira de base à un plan d’action, aux coûts associés plus réalistes, assorti d’un système de suivi et d’évaluation qui favorisera l’alignement des acteurs.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le plan stratégique multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle 2014-2017 finalisé en juin 2013 a été validé en mai 2014. Il s’articule autour de 4 orientations stratégiques : 1) Leadership et coordination Multisectorielle 2) Prévention et prise en charge de la malnutrition 3) Promotion et renforcement de la sécurité alimentaire 4) Développement et renforcement des stratégies sensibles à la nutrition. Le plan de suivi et d’évaluation qui sera élaboré prochainement servira de Cadre Commun de Résultats. En attendant l’évaluation de ses couts, qui est quasiment terminée, un mécanisme de communication du plan PMSAN a été proposé. Deux actions phares, efficaces, visibles et facilement réalisables ont également été priorisées, via l’établissement de jardins potagers pour les ménages (diversification alimentaire) et la vulgarisation du lavage des mains. Les acteurs de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de 6 provinces (sur 17 au total) ont été sensibilisés à ces actions, lors d’un atelier en juillet 2014 pour renforcer leurs connaissances et leur alignement. L’objectif est une couverture nationale fin 2016 et les partenaires soutiennent ces activités, certains ayant déjà initié des projets et programmes pluriannuels en ce sens. Enfin, le Burundi, avec le soutien de l’Union Européenne, travaille activement à l’établissement d’une plateforme nationale d’information pour la nutrition.
Dernière mise à jour: Octobre 2015

La mobilisation des fonds est rendue difficile par l’absence d’estimation des coûts du PSMSAN, alors que le contexte politique du pays a entrainé une diminution des allocations budgétaires en faveur de la nutrition et du décaissement des fonds de partenaires extérieurs. Afin de pallier ces difficultés, le Burundi s’est engagé dans l’analyse des allocations budgé- taires de 2015 et 2016, et envisage la mise en place d’un plan de suivi budgétaire ainsi que d’un fonds commun du gouvernement pour favoriser l’alignement des secteurs sur les politiques et programmes nationaux.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Une fois le costing du plan finalisé, le Burundi entamera une mobilisation des fonds internes et externes. Les ministères seront encouragés à instaurer une ligne budgétaire pour la nutrition, à l’image des ministères ayant la Santé publique dans ses attributions et celui de l’Agriculture et de l’élevage. Pour approfondir le suivi des allocations budgétaires de nutrition entamé à Abidjan en mai 2015, le Burundi compte répliquer l’exercice et actualiser les données annuelles pour permettre une évaluation régulière des fonds.
Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Ernest NIYOKINDI
Chef de Cabinet Adjoint, Deuxième Vice-Présidence de la République

Coordinateur des donateurs

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