Côte d’Ivoire

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Le 7 juin 2013, la République de Côte d’Ivoire a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement de Daniel Kablan Duncan, Premier ministre. Le Gouvernement ivoirien avait alors déjà élaboré un plan national de développement(PND) pour la période 2012 – 2015, qui a favorisé l’action pour la sécurité alimentaire.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
97% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
79% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
88% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
84% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
87% 2017

TOTAL

Situation nutritionnelle

29.6%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

14.2%

Faible poids à la naissance

12.1%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

7.6%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

3.2%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

48.8%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

8.5%

Diabète chez les adultes

30.6%

Surpoids chez les adultes

9.2%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

En septembre 2016, la Côte d’Ivoire a lancé le mouvement SUN avec la mise en place officielle des organes du Conseil national pour la nutrition, qui se réunissent régulièrement avec les partenaires techniques et financiers, les réseaux de la société civile, universitaire et des médias. Une déclaration d’engagement en faveur de la nutrition a été signée par les ministres de la décentralisation, de la communication, de l’environnement et du développement durable. Les plans d’actions des réseaux NutriMédia et universitaire sont en cours d’élaboration ; ceux de la société civile et des PTF sont disponibles. L’équité, l’eau l’assainissement et l’hygiène sont pris en compte grace à la participation des agences et des offices nationaux pertinents.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Les comités décisionnel et technique du Conseil national de nutrition (CNN, d’après ses sigles en français), coordonné par le Premier ministre, sont aujourd’hui fonctionnels. Leur action a permis la validation de divers documents stratégiques et la résolution de différents conflits de compétence. Les parlementaires, le secteur privé, le milieu académique et de la recherche, la société civile disposent désormais de points focaux participant au CNN. À ce jour, divers réseaux ont été créés : celui des professionnels des médias en décembre 2015, du milieu académique et de la recherche en avril 2016 et de la société civile en juin 2016. L’établissement de comités régionaux, chargés de la concertation multisectorielle, est en cours sous l’égide des préfets de région.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Le comité national de nutrition (CNN), doté d’un secrétariat technique permanent, a été mis en place par décret et est présidé par le Premier Ministre. Ce décret organise le CNN en:

  • comité décisionnel présidé par le Premier Ministre. Ce comité valide les orientations politiques et stratégiques ainsi que facilite l’implication financière du gouvernement.
  • comité technique (ou MSP) présidé par le Représentant du Premier Ministre, Point Focal Mouvement SUN, intègre plusieurs ministères avec une représentation de tous les réseaux y compris le parlement, les collectivités.
  • comités régionaux, qui seront présidés par les préfets de région et chargés du suivi de l’opérationnalisation de la politique.

Les réseaux du secteur privé et du milieu scientifique existent mais leurs capacités doivent être renforcées. La plateforme des organisations de la société civile a été initiée.

Mise en place en juillet 2014 de la plateforme des partenaires techniques et financiers de la nutrition qui regroupe les Nations unies, les bailleurs et les ONG internationales. UNICEF et la BAD sont coprésidents des partenaires techniques et financiers.

Le CNN a permis de lever certaines incompréhensions notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Une stratégie de communication à destination des habitants est en cours d’élaboration. Le cadre règlementaire et législatif a été renforcé avec l’adoption de décrets et de lois (commercialisation des substituts du lait maternel et enrichissement des aliments) ; d’autres sont en instance de rédaction (congé maternel, réglementation de la vente des boissons pour enfants aux alentours des écoles). En février 2017, la Côte d’Ivoire a participé à l’élaboration de la politique sous-régionale en matière de nutrition à l’initiative de l’Organisation ouest-africaine de la santé.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Le cadre règlementaire et législatif a été renforcé avec la reprise des arrêtés interministériels de 2007 sur l’enrichissement des aliments par un décret élaboré en août 2016. La loi sur le congé maternité et le décret sur l’iodation du sel existent également. Par ailleurs, en novembre 2015, une stratégie nationale de communication pour le changement social et comportemental en matière de nutrition a été élaborée, sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

La Côte d’Ivoire a actualisé sa politique nationale de Nutrition de 2010 et vient d’élaborer un Plan National Multisectoriel de Nutrition 2016-2020. Une analyse situationnelle a constitué une base de données pour la révision de ces documents, prenant en compte les interventions sensibles à la nutrition dans les politiques et stratégies sectorielles.
La Côte d’Ivoire dispose d’une législation favorable à la nutrition (commercialisation des substituts du lait maternel, congé maternité, lutte contre la carence en iode, fortification de l’huile et de a farine, cantine scolaires). Plusieurs politiques sectorielles ont des objectifs nutritionnels (santé, agriculture, protection sociale, éducation, environnement).

La Côte d’Ivoire bénéficie d’une stratégie de sensibilisation et de communication visant à renforcer la nutrition au niveau national.

Des études de politique, des évaluations d’impacts, des rapports de suivis sont réalisées au niveau sectoriel, cependant les rapports de la recherche restent limités et non pas encore d’incidence sur la nutrition. Le PNMN prévoit la mise en place d’un comité de validation des sujets de recherche en nutrition et de validation des résultats de la recherche.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

L’intégration du Plan national multisectoriel de nutrition 2016-2020 (PNMN) dans le Plan national de développement 2016-2020 et le Programme d’investissement public a facilité son appropriation. Le processus de décentralisation du PNMN a démarré dans les régions prioritaires du nord du pays : Bagoué et du Poro. Avec la formalisation de l’approche communautaire la mise en place de deux comités régionaux et de 26 comités sous-préfectoraux ainsi que l’élaboration du Plan d’action opérationnel du nord et des plans sous préfectoraux. Le processus de mise en place de la plate-forme nationale d’information en Nutrition (NPIN) avec le soutien de l’Union européenne est en cours. La Banque mondiale concourt à l’élaboration des indicateurs du cadre commun des résultats et au renforcement du dispositif de suivi-évaluation sectoriel.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Le Plan national multisectoriel de nutrition (PNMN, d’après ses sigles en français) 2016-2020 a été élaboré sur la base des résultats de l’analyse situationnelle et à travers des concertations multisectorielles (secteurs de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation, de la protection sociale et du genre). En mai 2016, il a été validé en Conseil des Ministres, puis intégré au Plan national de développement 2016-2020 et au Programme d’investissement public 2017-2020. La décentralisation (régions du Nord et du Nord-Est) de sa mise en oeuvre est actuellement à ses débuts, avec la mise en place de « communautés de convergence » permettant la coordination des activités des différents secteurs pertinents. En septembre 2016, les ministres membres du Comité décisionnel ont signé une déclaration en faveur du renforcement de la lutte contre la malnutrition.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Le cadre commun de résultats (CCR) vient juste d’être finalisé et budgétisé. Il comprend un ensemble d’interventions spécifiques et sensibles à la nutrition identifiées de manière collégiale par la plateforme. L’identification et définition des rôles et des tâches des acteurs et des interventions de renforcement des capacités est en cours d’élaboration.
Un système de suivi-évaluation avec des indicateurs consensuels a été défini. Certains indicateurs sont déjà suivis par les programmes sectoriels.

Les défis :

    • Opérationalisation de la politique nationale de nutrition et du plan multisectoriel.
    • Mise en adéquation entre les actions menées et les activités prévues dans ces deux documents.
    • Centralisation des actions menées au niveau sectoriel.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La contribution nationale s’élève à 15 % du coût global du PNMN et celle des partenaires techniques et financiers à 85 %. Suite à une mission de partage d’expérience au Sénégal, le processus de décentralisation du PNMN a démarré dans les régions prioritaires du nord du pays (de la Bagoué et du Poro) avec la formalisation de l’approche communautaire (élaboration du guide de mise en oeuvre et d’outils de diagnostic à destination des habitants); l’analyse organisationnelle et institutionnelle des entités terrritoriales et la mise en place de deux comités régionaux et de 26 comités sous-préfectoraux ainsi que l’élaboration du Plan d’action opérationnel du nord et des plans sous préfectoraux. L’inscription du PNMN au Plan national de développement et au Programme d’investissement public facilite le suivi financier du plan à travers le ministère. Le Plan d’action opérationnel du nord est chiffré à 10 milliards de francs CFA et nécessite encore de trouver 2, 3 milliards de francs.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
En 2015, les financements et les capacités opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre du PNMN ont été déterminés lors d’un processus national participatif, avec l’appui de la Banque Mondiale. Le Gouvernement s’est engagé à contribué financièrement à hauteur de 15 % du coût global du PNMN, et des lignes budgétaires ont été dotées. Les partenaires techniques et financiers (PTF, d’après ses sigles en français ) sont engagés dans l’approche multisectorielle à travers de nombreux projets. Le mécanisme de suivi des allocations financières sera renforcé prochainement pour mieux retracer les dépenses domestiques et celles des PTF, correspondant aux ressources mobilisées lors de la table ronde pour la nutrition en septembre 2016.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Existence de la liste des dépenses courantes, à la fois pour les interventions spécifiques et pour les interventions contribuant à la nutrition, ventilées par secteur. Le défi reste de mettre en place un système commun pour le traçage des allocations et des dépenses.
Le plaidoyer pour l’allocation des ressources allouées à la nutrition continue. Une table ronde pour la mobilisation des ressources est en cours de préparation et se tiendra d’ici la fin de l’année. Identification de la couverture financière et réduction des écarts financiers en mobilisant des ressources supplémentaires (ressources gouvernementales et externes) en particulier pour la campagne de supplémentation en Vit A.

Elaboration de stratégies financières à long terme.

Existence de plans sectoriels chiffrés, tant pour la mise en œuvre du CCR que pour le renforcement des capacités (financières).

L’Etat contribuera à hauteur de 15% du coût global du PNMN.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Mr Emmanuel Koffi Ahoutou
Conseiller Spécial Cabinet du Premier ministre

Dr Patricia Ngoran Theckly
Directeur Coordonnateur du Programme National de Nutrition (DCPNN)

Coordinateur des donateurs

  • TBC