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Le 28 mai 2013, la Guinée a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement de trois ministres, à savoir le ministre de la Santé, de l’Agriculture et des Affaires sociales. À cette date, les ministres de la Santé et de l’Agriculture ainsi que le ministre des Affaires sociales et de la promotion de la femme et de l’enfant avaient tous affirmé leur engagement à l’adhésion du pays au Mouvement SUN. Le Gouvernement avait créé la Division de l’alimentation et de la nutrition, basée au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, pour coordonner la gestion des activités contre la malnutrition aiguë. Le Gouvernement, avec l’appui des partenaires au développement, mettait également en œuvre un ensemble d’activités à fort impact pour assurer le développement du capital humain dans le soutien de la croissance future de la Guinée.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
69% 2016

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
75% 2016

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
74% 2016

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
56% 2016

Mobilisation des ressources

TOTAL
69% 2016

TOTAL

Situation nutritionnelle

31.3%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

0%

Faible poids à la naissance

20.5%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

9.9%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

3.8%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

48.4%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

4.7%

Diabète chez les adultes

25.5%

Surpoids chez les adultes

6.8%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

En mars 2016, la plateforme multisectorielle a réussi sa transition de Cluster pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (contexte Ebola) à Groupe technique pour la nutrition et l’alimentation. Durant cette année, ses membres ont travaillé sur diverses problématiques, telles que la situation nutritionnelle dans la région de Siguiri, la révision des curricula universitaires, la réalisation d’enquêtes, etc. La plateforme de la société civile est très active dans le plaidoyer pour l’implication des organisations communautaires de base dans le renforcement de la nutrition ; ainsi que pour l’inclusion du secteur privé dans le Groupe technique pour la nutrition et l’alimentation, avec l’appui des Nations Unies.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Dans le contexte du virus Ebola en Guinée, le Groupe technique nutrition et alimentation (GTNA) qui était la plateforme multisectorielle a été transformée en Cluster nutrition et sécurité alimentaire pour la période de crise Ebola. Il regroupe les mêmes acteurs du gouvernement, des agences des nations unies et de la société civile.
Il est important de noter que le Conseil National de Nutrition et d’Alimentation annoncé auparavant et placé à la primature n’est pas fonctionnel. C’est le GTNA coordonné par le Point focal Mouvement SUN qui avait fonctionné comme plateforme jusqu’à l’avènement Ebola.

Un facilitateur REACH a été recruté cette année. Il facilite entre autre la coordination nutritionnelle des agences de l’ONU et entre les agences et le Gouvernement. La société civile est organisée au sein du Conseil national des organisations de la société civile qui a reçu un appui d’UNICEF pour renforcer la nutrition. Le réseau des donateurs et le réseau du secteur privé ne sont pas encore en place. Cependant, une Alliance nationale d’enrichissement des aliments existe. L’Université de Conakry a ouvert un master en nutrition. En collaboration avec UNICEF, l’Université travaille à la compréhension des causes de la malnutrition chronique en Guinée.

Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec le parlement dans le cadre de la législation favorable à la nutrition. Il travaille également avec les medias.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le Groupe technique pour la nutrition et l’alimentation coordonne et aligne les contributions des acteurs aux politiques et législation. La Politique nationale d’alimentation et de nutrition (2005) a été révisée, ce qui a permis le développement d’un Plan stratégique multisectoriel d’alimentation et de nutrition 2016-2020, validé en mars 2016 et budgétisé avec le support de consultants du MQSUN. D’autres révisions ont eu
lieu (codes de commercialisation des substituts de lait maternel, de supplémentation en Vitamine A ou de fortification alimentaire) et ont été suivies par divers ateliers pour sensibiliser les médias, les opérateurs
économiques et la population. La Première Dame de Guinée a été nommée ambassadeur de haut-niveau pour la nutrition.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

La Guinée dispose d’une politique nationale d’alimentation et de nutrition (PNAN) depuis 2005 et elle s’est engagée dans sa révision afin de prendre en compte la multisectorialité, avec l’appui des Nations-Unies. La politique ainsi réactualisée est transcrite dans un plan stratégique multisectoriel. Le processus de validation de la politique est engagé pour cette année.
La législation nationale sur la nutrition comprend des lois sur l’allaitement maternel, la nutrition des enfants nés de mères séropositives, le protocole de prise en charge de la malnutrition aigüe, l’iodation du sel, la fortification de la farine et de l’huile. Cependant, les efforts doivent être poursuivis afin de renforcer ou de diffuser ces législations. La Guinée s’est ainsi engagée à intégrer le code de commercialisation des substituts du lait maternel en révisant les dispositions existantes et à renforcer la protection du congé maternité.

La Guinée a élaboré cette année en 2015 un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) qui prend en compte la nutrition. La nutrition est intégrée à certaines politiques sectorielles telles que l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé publique et l’éducation, et la protection sociale. Une politique d’alimentation scolaire va être élaborée. Cependant, le contenu de la nutrition est parfois insatisfaisant et la coordination entre les ministères techniques est faible. Un atelier de concertation impliquant tous les acteurs impliqués dans la prise en charge de la malnutrition a été organisé en 2014 pour favoriser des synergies.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le cadre commun de résultats fait partie intégrante du Plan stratégique multisectoriel récemment développé. Il est aligné avec les politiques sectorielles affectant la nutrition et les différents plans de travail
annuels. Sa mise en œuvre sera faite de façon progressive. Une cartographique des acteurs et des interventions liées à la nutrition a été réalisée, en plus de diverses enquêtes de base et SMART, dans le but
d’appuyer le suivi des activités. La société civile a initié la mise en place de l’Observatoire national de la société civile pour la nutrition.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

La Guinée vient de recevoir une équipe du Comité Inter Etat de lutte contre la Sècheresse (CILSS) pour appuyer le lancement du Système d’alerte précoce (SAP) et la mise en place du cadre harmonisé qui sera un cadre commun de résultat, le plan d’action multisectoriel n’étant pas encore finalisé.
Cinq sous-groupes techniques sont mis en place au sein du groupe technique nutrition qui est actuellement le cluster. Ces 5 sous-groupes techniques sont : Prise en Charge de la malnutrition aigüe, Prévention et micronutriment, Enquête et Evaluation, Cash Transfer et Sécurité alimentaire. Ils se concentrent sur les interventions nutritionnelles directes, à travers plusieurs sous-programmes mis en œuvre par les collectivités locales avec l’appui technique des autres secteurs.

L’adjonction d’un système de suivi-évaluation permettant de retracer les progrès constitue un défi à relever.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le suivi financier et la mobilisation de ressources sont encore réalisés de façon très sectorielle. Les actions spécifiques à la nutrition sont soutenues essentiellement par les partenaires, sur la base de leur propre système suivi et de mobilisation de ressources. Pour cette raison, les aspects financiers sont peu discutés dans le Groupe technique pour la
nutrition et l’alimentation. Du côté du gouvernement, les décaissements tardifs retardent le chronogramme de réalisation des activités de nutrition. La part du budget alloué à la santé a augmenté de 3 % à 5 %.
Toutefois, il n’existe pas encore de ligne budgétaire dans le budget national pour les activités liées à la nutrition.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

La crise due au virus Ebola a orienté les maigres financements vers la lutte contre ce fléau. Les interventions nutritionnelles ne sont actuellement pas coordonnées sur le plan financier. L’État ne dispose pas de ligne budgétaire spécifique pour la nutrition. Chaque participant dans le secteur est responsable de son propre budget.
Une fois le plan d’action multisectoriel terminé, son chiffrage est prévu, accompagné d’un plaidoyer auprès du gouvernement et des PTF pour son financement.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Dr Daffe Mamady
Ministère de la Santé

Coordinateur des donateurs

  • UNICEF