Haïti

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Le 11 juin 2012, la République d’Haïti a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement de Madame Sophia Martelly, Première Dame de la République d’Haïti. À cette date, Haïti avait déjà mis en place un cadre stratégique national de lutte contre la faim et la malnutrition, connu sous le nom ABA GRANGOU. Le cadre impliquant neuf ministères et de multiples groupes de parties prenantes était lancé par le Président Michel Martelly. La Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition (COLFAM) est en charge de la direction stratégique du programme ABA GRANGOU et est présidée par la Première Dame. L’Unité nationale de coordination d’ABA GRANGOU (UNAG) est en charge de l’exécution et de la coordination des activités définies dans ledit cadre national. Les situations d’urgence sont récurrentes en Haïti, ce qui compromet souvent les gains potentiels dans la lutte contre la malnutrition. Pour cette raison, Haïti est à la recherche des moyens de s’assurer que les interventions d’urgence et la préparation sont pleinement intégrés dans leur approche de lutte contre la malnutrition.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
16% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
29% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
39% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
35% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
30% 2017

TOTAL

Situation nutritionnelle

21.9%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

23%

Faible poids à la naissance

39.7%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

5.2%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

3.6%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

37.1%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

7.9%

Diabète chez les adultes

38.5%

Surpoids chez les adultes

11.9%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

L’abandon de la Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition en 2014, l’instabilité politique des deux dernières années et les aléas climatiques répétés ont rendu difficile le maintien de la lutte contre la faim et la malnutrition comme priorité politique, laissant les groupes techniques sectoriels de nutrition et de sécurité alimentaire et nutritionnelle seuls responsables de ces questions. Néanmoins, un projet de loi et une politique nationale pour la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en cours de finalisation, envisagent un système multisectoriel et multi-acteurs pour la nutrition aux niveaux politique et technique. La société civile, le secteur privé, les donateurs et les académiciens sont prêts à soutenir le gouvernement mais ils doivent poursuivre leurs efforts de coordination et de structuration pour pleinement jouer leurs rôles.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2015
Le mandat de la Commission nationale de lutte contre la faim et la malnutrition (COLFAM), antérieurement chargée de l’orientation stratégique du cadre stratégique national contre la faim et la malnutrition (ABA GRANGOU), n’a pas été renouvelé à son expiration (2014). Cette structure présidée par la Première dame d’Haïti, était composée de représentants de cabinets du Président, du Premier ministre, de ministères de tutelle et du Parlement.
En parallèle, existent des groupes de coordination pilotés par le gouvernement: le Comité technique Nutrition (CTN) et un Groupe technique de sécurité alimentaire et nutritionnelle (GTSAN) associant représentants gouvernementaux, donateurs et différents acteurs clés. Une plateforme nationale de recherche a été créée avec le soutien d’Harvest Plus, associant trois ministères (agriculture, développement durable, éducation nationale). Il est prévu que le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) s’y associe.

Plus d’une dizaine de rencontres ont été organisées avec des acteurs de la société civile. Le réseau de journalistes en santé-nutrition, lancé avec le soutien du Brésil, de l’OMS et de l’UNICEF, est toujours actif. Enfin, le dispositif REACH, mis en place début 2015, définit actuellement son périmètre d’intervention.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Il existe plusieurs législations visant à améliorer la nutrition. La Loi sur la Fortification Alimentaire en Haïti a été votée par le Sénat et les députés et publiée dans le Journal Officiel le 6 février 2017. Par ailleurs, d’autres initiatives plus récentes consistent en un projet de loi et une nouvelle Politique nationale de souveraineté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle en Haïti, qui sont en cours d’élaboration sous l’égide du Conseil de développement économique et social, organe dépendant de la primature. Il a été relevé qu’une structure technique permanente mandatée pour suivre et évaluer les objectifs des documents stratégiques sectoriels aiderait au développement et à la mise à jour d’un cadre politico-juridique favorable à la nutrition, à son opérationnalisation et à l’harmonisation des stratégies existantes.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2015
Haïti dispose d’une politique nationale nutritionnelle actualisée et d’un Plan Stratégique de Nutrition (2013-2018), sur lesquels la nouvelle stratégie nutrition d’UNICEF 2014-2017 est alignée. Un Plan de communication a été finalisé et partagé avec le Secrétariat du Mouvement SUN.
Le Conseil de Développement Economique et Social (CDES), dépendant de la primature, rédige actuellement un document de Politique Nationale de Souveraineté et de Sécurité alimentaire et Nutritionnelle. Une loi sur la fortification des aliments a été votée au Sénat en 2014 – 2015 et doit être approuvée par les députés.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Plusieurs plans stratégiques et programmes sectoriels existent, dont les principaux sont : le plan national de nutrition (2013-2018) du Ministère de la santé, le Programme national de cantines scolaires du Ministère de l’éducation et le programme « Korê Lavi » du Ministère des affaires sociales. La Commission nationale de sécurité alimentaire actualise son Plan de sécurité alimentaire et nutritionnelle (2016-2025), en associant différents secteurs. La mise en œuvre de ces plans et programmes, ainsi que leur contrôle, ne sont cependant pas coordonnés au niveau stratégique et opérationnel par les échelons centraux et décentralisés. L’opérationnalisation de la politique nationale de souveraineté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle en un plan stratégique spécifique qui inclurait un cadre commun de résultats est une priorité et devrait prendre en compte ces différents éléments.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2015
Un nouveau plan national de sécurité alimentaire et nutritionnelle courant jusqu’en 2025 est en cours d’élaboration sous la houlette de la Coordination Nationale pour la Sécurité Alimentaire (CNSA), selon une approche participative et en s’inspirant de documents existants et de 15 mesures proposées par le Comité de stabilisation des prix.
Un plan de relance agricole élaboré par le Ministère de l’Agriculture constitue l’axe principal de développement du gouvernement mais la valorisation des aliments locaux et leur importance pour une bonne nutrition pourraient être mieux intégrée au programme d’achat de produits agricoles locaux. Le concept « agriculture de santé publique » est mis en œuvre au niveau de plusieurs projets. Le MSPP a lancé en Mai 2015, la production de sel iodé soutenue par l’USAID via l’UNICEF, qui est maintenant disponible au niveau des 10 départements sanitaires.

Une « Task Force » associant le Ministre de l’Education nationale, le Canada et la Banque Mondiale travaille sur une Politique de Cantines scolaires, qui intègrera les leçons tirées de l’évaluation en cours de l’alimentation scolaire menée par le PAM. Cette évaluation porte sur les cantines scolaires, la supplémentation en micronutriments et le développement des capacités. En parallèle, un programme présidé et supporté par le bureau de la première dame et le MSPP, a été initié afin de renforcer l’assainissement des écoles.

Enfin, un nouveau projet pour la protection sociale visant la réduction de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté avec une forte composante nutrition, est mené par un consortium CARE, PAM et ACF (financement de l’USAID).

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Il n’existe pas d’estimation systématique des coûts des différents plans sectoriels contribuant à la nutrition et l’absence d’une institution assurant le suivi des financements spécialisés ne permet pas d’avoir une vision globale des besoins financiers, de leur allocation et de leur utilisation. L’investissement du gouvernement en matière de nutrition change en fonction des priorités des gouvernements successifs et la ligne nutrition inscrite au budget du Ministère de la santé n’a pas été approvisionnée sur la période étudiée. Le plan stratégique opérationnalisant la politique nationale de souveraineté et de sécurité alimentaire et nutritionnelle sera assorti d’une estimation de ses coûts. La mobilisation des ressources nécessaires à sa mise en œuvre devra être accompagnée d’un plaidoyer auprès du gouvernement et des bailleurs et pourra être appuyée par l’actualisation de l’étude sur le coût de la faim et de la malnutrition en Haïti.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2015
La ligne budgétaire du gouvernement pour la nutrition, créée en 2013, n’est pas alimentée: aucun financement pour la nutrition n’a été perçu de 2012 à 2014. La mobilisation de ressources financières extérieures allant au-delà de l’urgence est une priorité et la préparation du Fonds Européen de Développement constitue une fenêtre d’opportunité.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Joseline Marhone Pierre
Directrice de l'Unité nationale de coordination d'ABA GRANGOU et Conseiller technique de la COLFAM

Coordinateur des donateurs

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