Mauritanie

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Le 19 mai 2011, la République islamique de Mauritanie a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement du ministre des Affaires économiques et du Développement. Au moment de l’adhésion, la plate-forme multi-acteurs et multi-sectorielle sur la nutrition, le Comité technique permanent (CTP) étaient déjà en place. Le Comité était mis sur pied dans le cadre du Conseil National du Développement de la Nutrition (CNDN), créé en 2010 en tant qu’organisme de coordination. Le Plan d’action intersectoriel sur la nutrition (PAIN) devrait s’assurer que la nutrition et la sécurité alimentaire attirent davantage l’attention de tous les ministères et parties prenantes concernés.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
69% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
54% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
50% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
37% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
53% 2017

TOTAL

Situation nutritionnelle

27.9%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

34.7%

Faible poids à la naissance

26.9%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

14.8%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

1.3%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

39%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

9.7%

Diabète chez les adultes

30.3%

Surpoids chez les adultes

9.7%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

Le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN) et son comité technique permanent créés en 2010 constituent les plateformes multisectorielles et multi-acteurs officielles. Une version révisée du décret est proposée dans le plan stratégique multisectoriel de nutrition pour rendre ce système plus fonctionnel. Toutefois, à travers la gestion des situations d’urgence, il existe un cadre fonctionnel de coordination du secteur de la nutrition, présidé par le Ministère de la santé. Le CNDN est décentralisé dans quatre régions mais il n’y est pas opérationnel. Le renforcement des coordinations nationale et régionale, par la mise en place d’outils communs et la révision du décret créant le CNDN, se poursuivent. Le réseau des Nations unies, nouvellement établi, permettra de systématiser la planification et le suivi annuels conjoints. Il vient s’ajouter au réseau de la société civile qui est très actif. Des groupes de soutien au niveau des parlementaires et des journalistes existent mais l’engagement des donateurs et du secteur privé reste limité.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
En 2010, avant l’adhésion de la Mauritanie au Mouvement SUN, un décret du Premier Ministre avait institué le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN, d’après ses sigles en français), plateforme interministérielle appuyée par un Comité technique permanent multi-acteur. Aujourd’hui, alors que ce dernier tient des réunions, le CNDN lui n’est pas encore fonctionnel mais une révision du décret l’instituant est envisagée. Par ailleurs, les réseaux de la société civile et des Nations Unies sont établis mais l’absence de donateur actif en matière de nutrition est un défi récurrent. Depuis 2014, 7 commissions régionales multisectorielles pour la nutrition sont appuyées par la société civile.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La plateforme multi-acteurs et multisectorielle est le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN), créé en 2010, qui est appuyé par un Comité technique permanent. Le Point Focal du gouvernement est le Directeur général de la Politique économique et des Stratégies de Développement au sein du Ministère des Affaires Économiques et du Développement. Ces structures rassemblent tous les ministères jouant un rôle dans la nutrition, les Nations Unies, des ONG, et le secteur privé, mais les donateurs n’y sont pas représentés pour le moment. Trois régions ont récemment installé des ‘Commissions de coordination pour le Développement de la Nutrition’ chargées d’orienter, de coordonner et de suivre les actions de nutrition, portant le nombre de ces structures à sept sur l’ensemble des quinze régions qui composent le Territoire National.
Malgré les démarches entreprises par le gouvernement, les donateurs et le secteur privé ne sont pas encore organisés en réseaux. Les coûts associés à la présence d’un facilitateur REACH (depuis 2008) sont désormais assumés par le gouvernement et la nutrition a été intégrée au document de planification des agences onusiennes (UNDAF). Le pays travaille à rassembler les acteurs de la société civile pour une meilleure structuration de leurs actions. L’installation de réseaux dédiés permettrait d’amplifier les résultats de la plateforme et d’assurer une meilleure participation des acteurs.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La finalisation de la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée 2016-2030 a permis d’analyser l’intégration de la nutrition dans diverses législations. La nutrition est prise en compte dans la nouvelle politique nationale de santé à horizon 2030 et dans le Plan national de développement sanitaire 2017-2020. L’application du cadre politique et juridique, notamment sur l’iodation du sel et la fortification de la farine de blé, demeure un défi. Une feuille de route pour le renforcement de la fortification à grande échelle est en cours d’élaboration, de même qu’un décret d’application du code de commercialisation des substituts du lait maternel.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
La nutrition apparait dans le plan de développement (SCAPP 2016/2030) en cours de rédaction, et le plan de développement sanitaire. La création de directions de la nutrition dans le ministère de l’Education et le commissariat à la sécurité alimentaire facilitera son intégration sectorielle. La fortification des aliments et l’iodisation du sel sont obligatoires (un décret créant une alliance pour la fortification sera adopté). Cependant, la transcription du code sur les substituts du lait maternel n’est pas réalisée et des mécanismes garantissant la bonne application des lois sont nécessaires.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le cadre règlementaire de la nutrition comprend l’enrichissement de l’huile et la farine, l’iodisation universelle du sel, une stratégie d’alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants, la protection du congé maternité, et une Stratégie Nationale de Communication pour le Changement de Comportement. Un projet de code de commercialisation des substituts du lait maternel est en cours d’études. Une politique nationale de développement de la nutrition existe depuis 2006, de laquelle découle une stratégie de mobilisation sociale, de plaidoyer et de communication qui mérite cependant d’être actualisée et un protocole national de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (PCIMA).
Les politiques et stratégies nationales et sectorielles intègrent la nutrition dans la plupart des secteurs clés, comme l’agriculture et la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la santé publique et la protection sociale. Elles ont été actualisées et s’inscrivent dans le long terme, jusqu’en 2020. La finalisation des directives pour l’intégration de la nutrition dans les politiques sectorielles devrait renforcer leur efficacité.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le plan stratégique multisectoriel de nutrition 2016-2025, assorti d’un cadre commun de résultats, est en attente de validation politique. Document de référence pour les interventions ayant trait à la nutrition, il n’est pas doté d’un plan d’action mais constitue un cadre d’orientation pour tous les acteurs intervenant dans le domaine de la nutrition. Un atelier de planification de mise en œuvre du plan est toujours en projet, afin de l’opérationnaliser, de prioriser les actions contribuant à la nutrition et d’évaluer la capacité de mise en œuvre des acteurs. À plus long terme, des examens annuels des progrès permettront de faire le suivi du plan, en l’absence d’un système d’information adéquat. Les interventions spécifiques du cadre commun de résultats sont opérationnalisées par des plans de passage à l’échelle qui sont en cours de rédaction (prise en charge de la malnutrition aiguë, promotion des pratiques optimales d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, lutte contre les carences en micronutriments).

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
En mai 2016, le Plan stratégique multisectoriel de nutrition 2016-2025, incluant un cadre commun de résultats qui sera le document de référence en matière de nutrition, a été validé techniquement au cours d’un atelier, auquel ont pris part les départements ministériels et les partenaires clés. Le cadre commun de résultats servira de base aux plans d’action annuels des parties prenantes. Il est à noter que le secteur de l’eau et de l’assainissement est de plus en plus engagé dans la stratégie d’assainissement total piloté par les communautés.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La priorité identifiée par la Mauritanie pour 2015 est de finaliser le Plan d’action intersectoriel sur la nutrition (PAIN), en intégrant les observations des différents secteurs. Cela permettra au PAIN 2015-2020 d’inclure des interventions sectorielles contribuant à la nutrition, de détailler leur synchronisation dans le temps, et d’intégrer un système de suivi évaluation et des activités de renforcement des capacités. Une fois finalisé, il devra être validé et budgétisé afin de servir de Cadre Commun de Résultats. Les besoins d’une cohérence accrue entre les programmes, les difficultés de financement et le manque de ressources humaines qualifiées ont été identifiés comme les défis principaux que le PAIN devra surmonter. Il est à noter que certaines composantes du PAIN sont partiellement mises en œuvre.
Les programmes en cours sont alignés sur la politique nationale de nutrition et sont spécifiques à la nutrition ou y contribuent (via la protection sociale, l’eau, l’assainissement et l’l’hygiène).

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Le coût des interventions spécifiques à la nutrition a été estimé à 76 millions de dollars pour les 10 prochaines années et une analyse des interventions existantes permettra d’identifier les déficits de financement. Il a été estimé qu’une augmentation régulière des fonds publics à hauteur de 45 % sur 6 ans (2017 – 2022) serait nécessaire pour respecter le plan de financement des interventions spécifiques. Il est espéré que la finalisation de l’étude sur le coût de la faim permettra de remédier au plus grand défi identifié, à savoir l’absence d’un financement prévisible sur plusieurs années en faveur de la nutrition.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Chaque acteur mettant en œuvre le PSMN élaborera un plan de mise en œuvre annuel associé à un budget. Il a été estimé que 76 millions $US seront nécessaires pour mettre à l’échelle les interventions spécifiques. L’analyse du budget de l’état montre qu’en 2015 les interventions spécifiques représentent 6,8% des allocations, soit un montant annuel de 686,000 $US. A partir de 2017, une projection d’augmentation annuelle de 2% de ces allocations pour les interventions spécifiques permettrait d’atteindre en 2019 le besoin annuel d’investissement.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La plupart des acteurs souhaitent qu’une ligne budgétaire spécifique à la nutrition soit créée au sein du budget de l’Etat et qu’un mécanisme de suivi des dépenses par secteur soit mis en place. L’atelier régional de suivi des allocations budgétaires pour la nutrition a permis d’entamer le dialogue avec divers secteurs gouvernementaux.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

Ishaq Ahmed CHEIKH SIIDIYA
Directeur Général des Politiques et Stratégies de Développement par intérim au Ministère de l'Economie et des Finances

Coordinateur des donateurs

  • À déterminer