Mauritanie

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Le 19 mai 2011, la République islamique de Mauritanie a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement du ministre des Affaires économiques et du Développement. Au moment de l’adhésion, la plate-forme multi-acteurs et multi-sectorielle sur la nutrition, le Comité technique permanent (CTP) étaient déjà en place. Le Comité était mis sur pied dans le cadre du Conseil National du Développement de la Nutrition (CNDN), créé en 2010 en tant qu’organisme de coordination. Le Plan d’action intersectoriel sur la nutrition (PAIN) devrait s’assurer que la nutrition et la sécurité alimentaire attirent davantage l’attention de tous les ministères et parties prenantes concernés.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
63% 2016

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
60% 2016

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
50% 2016

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
28% 2016

Mobilisation des ressources

TOTAL
50% 2016

TOTAL

Situation nutritionnelle

22%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

34.7%

Faible poids à la naissance

26.9%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

11.6%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

1.2%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

39%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

6.7%

Diabète chez les adultes

30.3%

Surpoids chez les adultes

9.7%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

En 2010, avant l’adhésion de la Mauritanie au Mouvement SUN, un décret du Premier Ministre avait institué le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN, d’après ses sigles en français), plateforme interministérielle appuyée par un Comité technique permanent multi-acteur. Aujourd’hui, alors que ce dernier tient des réunions, le CNDN lui n’est pas encore fonctionnel mais une révision du décret l’instituant est envisagée. Par ailleurs, les réseaux de la société civile et des Nations Unies sont établis mais l’absence de donateur actif en matière de nutrition est un défi récurrent. Depuis 2014, 7 commissions régionales multisectorielles pour la nutrition sont appuyées par la société civile.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La plateforme multi-acteurs et multisectorielle est le Conseil national de développement de la nutrition (CNDN), créé en 2010, qui est appuyé par un Comité technique permanent. Le Point Focal du gouvernement est le Directeur général de la Politique économique et des Stratégies de Développement au sein du Ministère des Affaires Économiques et du Développement. Ces structures rassemblent tous les ministères jouant un rôle dans la nutrition, les Nations Unies, des ONG, et le secteur privé, mais les donateurs n’y sont pas représentés pour le moment. Trois régions ont récemment installé des ‘Commissions de coordination pour le Développement de la Nutrition’ chargées d’orienter, de coordonner et de suivre les actions de nutrition, portant le nombre de ces structures à sept sur l’ensemble des quinze régions qui composent le Territoire National.
Malgré les démarches entreprises par le gouvernement, les donateurs et le secteur privé ne sont pas encore organisés en réseaux. Les coûts associés à la présence d’un facilitateur REACH (depuis 2008) sont désormais assumés par le gouvernement et la nutrition a été intégrée au document de planification des agences onusiennes (UNDAF). Le pays travaille à rassembler les acteurs de la société civile pour une meilleure structuration de leurs actions. L’installation de réseaux dédiés permettrait d’amplifier les résultats de la plateforme et d’assurer une meilleure participation des acteurs.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

La nutrition apparait dans le plan de développement (SCAPP 2016/2030) en cours de rédaction, et le plan de développement sanitaire. La création de directions de la nutrition dans le ministère de l’Education et le
commissariat à la sécurité alimentaire facilitera son intégration sectorielle. La fortification des aliments
et l’iodisation du sel sont obligatoires (un décret créant une alliance pour la fortification sera adopté).
Cependant, la transcription du code sur les substituts du lait maternel n’est pas réalisée et des mécanismes
garantissant la bonne application des lois sont nécessaires.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
Le cadre règlementaire de la nutrition comprend l’enrichissement de l’huile et la farine, l’iodisation universelle du sel, une stratégie d’alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants, la protection du congé maternité, et une Stratégie Nationale de Communication pour le Changement de Comportement. Un projet de code de commercialisation des substituts du lait maternel est en cours d’études. Une politique nationale de développement de la nutrition existe depuis 2006, de laquelle découle une stratégie de mobilisation sociale, de plaidoyer et de communication qui mérite cependant d’être actualisée et un protocole national de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë (PCIMA).
Les politiques et stratégies nationales et sectorielles intègrent la nutrition dans la plupart des secteurs clés, comme l’agriculture et la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la santé publique et la protection sociale. Elles ont été actualisées et s’inscrivent dans le long terme, jusqu’en 2020. La finalisation des directives pour l’intégration de la nutrition dans les politiques sectorielles devrait renforcer leur efficacité.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

En mai 2016, le Plan stratégique multisectoriel de nutrition 2016-2025, incluant un cadre commun de résultats qui sera le document de référence en matière de nutrition, a été validé techniquement au cours
d’un atelier, auquel ont pris part les départements ministériels et les partenaires clés. Le cadre commun
de résultats servira de base aux plans d’action annuels des parties prenantes. Il est à noter que le secteur de l’eau et de l’assainissement est de plus en plus engagé dans la stratégie d’assainissement total piloté par les communautés.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La priorité identifiée par la Mauritanie pour 2015 est de finaliser le Plan d’action intersectoriel sur la nutrition (PAIN), en intégrant les observations des différents secteurs. Cela permettra au PAIN 2015-2020 d’inclure des interventions sectorielles contribuant à la nutrition, de détailler leur synchronisation dans le temps, et d’intégrer un système de suivi évaluation et des activités de renforcement des capacités. Une fois finalisé, il devra être validé et budgétisé afin de servir de Cadre Commun de Résultats. Les besoins d’une cohérence accrue entre les programmes, les difficultés de financement et le manque de ressources humaines qualifiées ont été identifiés comme les défis principaux que le PAIN devra surmonter. Il est à noter que certaines composantes du PAIN sont partiellement mises en œuvre.
Les programmes en cours sont alignés sur la politique nationale de nutrition et sont spécifiques à la nutrition ou y contribuent (via la protection sociale, l’eau, l’assainissement et l’l’hygiène).

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Chaque acteur mettant en œuvre le PSMN élaborera un plan de mise en œuvre annuel associé à un budget. Il a été estimé que 76 millions $US seront nécessaires pour mettre à l’échelle les interventions spécifiques. L’analyse du budget de l’état montre qu’en 2015 les interventions spécifiques représentent 6,8% des allocations, soit un montant annuel de 686,000 $US. A partir de 2017, une projection d’augmentation
annuelle de 2% de ces allocations pour les interventions spécifiques permettrait d’atteindre en 2019 le besoin annuel d’investissement.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La plupart des acteurs souhaitent qu’une ligne budgétaire spécifique à la nutrition soit créée au sein du budget de l’Etat et qu’un mécanisme de suivi des dépenses par secteur soit mis en place. L’atelier régional de suivi des allocations budgétaires pour la nutrition a permis d’entamer le dialogue avec divers secteurs gouvernementaux.
Dernière mise à jour: Octobre 2015

Point focal SUN du gouvernement

M. Yahya Ould Abddayem
Directeur général des Politiques Économiques et des Stratégies de Développement Ministère de l'Économie et du Développement

Coordinateur des donateurs

  • À déterminer