Tchad

Home / Pays SUN / Tchad

Le 2 mai 2013, le Tchad a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement d’Ahmed Djidda Mahamat, ministre de la Santé publique. Le pays avait alors en place des institutions spécialisées pour la nutrition. Ces institutions étaient rattachées à des ministères clés, notamment le Centre National de Nutrition et de Technologie Alimentaire (CNNTA) du ministère de la Santé publique et le Comité de gestion des crises de sécurité alimentaire (CASAGC) du ministère de l’Agriculture. Le Tchad avait également adhéré à l’Initiative de partenariat entre l’ONU et REACH.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
82% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
69% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
52% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
23% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
57% 2017

TOTAL

Découvrez d’autres études de cas nationales

Situation nutritionnelle

39.9%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

19.9%

Faible poids à la naissance

0.3%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

13%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

2.5%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

46.6%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

9.9%

Diabète chez les adultes

25.8%

Surpoids chez les adultes

8.1%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

Le Conseil national de nutrition et d’alimentation (CNNA), plateforme interministérielle instituée en 2014, n’est pas encore fonctionnel mais sa première réunion est espérée pour 2017. Son comité technique (multi-acteurs) permanent est convoqué mensuellement par le directeur de la nutrition du Ministère de la santé. En 2016-2017, cinq comités régionaux de nutrition et d’alimentation ont été formés dans le cadre d’un projet pilote. Les sept réseaux existants (qui incluent les journalistes, les champions et les académiciens) ont accueilli cette année celui du secteur privé, alors qu’un réseau dédié à la fortification est envisagé. Un plan d’action annuel commun à tous ces réseaux a été réalisé en 2017, sur la base de leurs plans de travail respectifs. Le réseau des parlementaires a sensibilisé ses pairs lors d’une journée spéciale en décembre 2016, avant de sensibiliser aussi la population lors d’une tournée en caravane à l’intérieur du pays en janvier 2017. Le réseau des champions a formé des journalistes.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Le Conseil national de nutrition et d’alimentation (CNNA, d’après ses sigles en français), plateforme interministérielle instituée en 2014 par arrêté du Premier ministre, n’est pas encore fonctionnel. En revanche, son comité technique permanent, comité multiacteur, est convoqué régulièrement par le directeur de la nutrition du ministère de la Santé, point focal SUN. Sept réseaux sont établis : ceux des journalistes, des « ambassadeurs » de la nutrition et des académiciens, dont l’opérationnalité varie. En 2016, le Tchad installera des comités multisectoriels de nutrition dans cinq régions et inaugurera le CNNA.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Une plate-forme multisectorielle et multi-acteurs (PMS), composée de représentants des secteurs clés de l’administration publique, des représentants des ONG, des universitaires, des partenaires et des institutions de la société civile a été mise en place. L’arrêté portant sa création va être signé et le Point focal est nommé. Le président de l’Assemblée Nationale a créé un réseau de parlementaires sensibilisés à la nutrition.
L’Union européenne a été désignée comme animateur des donateurs.

Des réunions périodiques ont lieu et des sous-groupes techniques spécialisés ont été créés.

Les efforts doivent se poursuivre afin d’élargir les secteurs participant à la plateforme et de créer des liens avec les structures et parties prenantes aux niveaux subnationaux.

Plusieurs lois ont été élaborées, validées techniquement et/ou adoptées mais leur application et leur opérationnalisation rencontrent des difficultés. Des examens techniques analysent actuellement l’intégration de la nutrition dans les stratégies sectorielles. La Stratégie pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant a été finalisée et validée techniquement en 2017. Les parlementaires assurent un plaidoyer actif pour l’adoption du code de commercialisation des substituts du lait maternel. Le paquet minimum d’activité proposé par les centres de santé est en cours de révision afin d’y intégrer les indicateurs de nutrition. Enfin, le Plan national de réponse à la situation de crise alimentaire et nutritionnelle a été validé alors que le plan de réduction des risques de catastrophe intégrant la nutrition est en cours de validation.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Adoptée en mai 2015, la Politique nationale de nutrition et d’alimentation (PNNA, d’après ses sigles en français) comprend une stratégie de communication et un Plan intégré de mise en œuvre (PAINA, d’après ses sigles en français), qui est en cours d’élaboration et sera finalisé d’ici septembre 2016. Les politiques nationales de sécurité alimentaire, de santé, d’éducation et de développement rural, intègrent désormais la nutrition. D’autre part, les parlementaires travaillent actuellement à l’adoption du Code de commercialisation des substituts du lait maternel et au renforcement de la législation sur le sel iodé. Cependant, l’application et l’opérationnalisation de la législation pro-nutrition sont encore difficiles.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Les membres de la plate-forme multi-acteurs ont participé à l’élaboration et à la validation de la politique nationale sur l’alimentation et la nutrition et à son plan d’action intersectoriel (plan National de Nutrition et d’Alimentation); Les efforts se concentrent désormais sur la signature de ces documents par le Gouvernement.
La création d’un comité national de la nutrition et de l’alimentation est en cours.

Le Tchad dispose d’un plan de développement stratégique 2013-2015, d’un plan national 2013-2015 pour le secteur de la santé, et d’un programme national de sécurité alimentaire depuis 2010 mais des efforts doivent être fait pour mieux intégrer la nutrition et assurer la diffusion des réglementations en place. La législation nutritionnelle, le congé de maternité et la responsabilisation des femmes doivent être renforcés.

Le plan d’action de l’Organisation des Nations Unies pour la période 2014-2015 incluant la nutrition, est en cours de préparation et suit les grandes lignes du Plan de développement stratégique.

Le Plan d’action intersectoriel de nutrition et d’alimentation (PAINA) est finalisé, budgétisé et validé techniquement depuis 2016. Son adoption par le CNNA est escomptée et devrait précéder l’élaboration d’un cadre commun des résultats définissant les cibles. Les Nations unies, les partenaires techniques et financiers et les ONG s’alignent cependant déjà sur les objectifs du gouvernement. Plusieurs cartographies ont été initiées (groupe sectoriel nutrition, société civile) dans le but d’avoir une vision globale des interventions de tous les acteurs. Il existe un cadre harmonisé annuel qui définit les zones vulnérables en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Enfin, deux projets conséquents relatifs à la fortification ont été lancés.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Un plan opérationnel du PAINA sera élaboré afin de servir de cadre commun de résultats : il alimentera les plans d’actions des différents réseaux. À cette fin, les efforts de la part de toutes les parties prenantes se centrent sur l’élaboration d’une cartographie compréhensive des interventions, avec un accent sur celles des Nations Unies et des membres du cluster nutrition. De plus, une évaluation des capacités et des besoins en formation à la nutrition est également prévue pour 2017.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Le chiffrage du plan National de Nutrition et d’Alimentation est en cours et un système de suivi et évaluation doit y être intégré; Cependant, la répartition des tâches et des ressources demande à être améliorée.
Les programmes de nutrition sont mis en œuvre et évalués régulièrement. Un système d’information sur les outils de la collecte d’informations sur la sécurité alimentaire a été mis en place et le ministère de la Santé a proposé d’effectuer une cartographie régulière de la nutrition pour éviter des crises.

Une analyse des déficits de financements a été réalisée en amont de la budgétisation du PAINA. Cependant, les données sur le financement de la nutrition n’étant pas centralisées, l’estimation de ces derniers n’est pas actualisée. Les décaissements des promesses des bailleurs n’ont pas pu être réalisés car le PAINA n’est pas encore adopté. Le réseau des champions, celui de la société civile et le REACH ont uni leurs efforts de plaidoyer envers les parlementaires et le Ministère des finances, afin d’augmenter les financements pour la nutrition. Les résultats de l’étude sur le coût de la faim ont été publiés fin 2016 et largement diffusés. Lors de la table ronde des bailleurs de fonds du Tchad tenue à Paris en septembre 2017, la nutrition a été intégrée aux dossiers relevant de l’urgence et de la santé, fruit de l’investissement de la plateforme.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
L’estimation des coûts du PAINA sera faite une fois le plan finalisé. En complément de l’exercice de suivi des allocations budgétaires en 2015-2016, le ministère de la Santé collabore avec les partenaires extérieurs pour définir un plan chiffré de leur contribution. Les partenaires respectent leurs engagements, et le 11e Fonds de développement européen sera aligné avec la PNNA. Cependant, le décaissement des fonds est parfois problématique, ce qui est aussi le cas pour l’État, mais les parlementaires sont saisis de la question.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Les ressources importantes mobilisées pour la nutrition, en particulier des partenaires de développement, sont principalement destinées aux réponses aux situations d’urgence et il n’y a pas, à ce jour, d’analyse effectuée sur les dépenses courantes. Le Gouvernement fournit des fonds dans ce domaine, et depuis 2012, une ligne budgétaire pour la nutrition a été créée sous la forme d’une subvention. Les efforts budgétaires relatifs à la nutrition et les dépenses liées au fonctionnement de la MSP figurent sur le budget 2014-2018 qui n’est pas encore officialisé. Les acteurs de la PMS voudraient voir définir des lignes budgétaires pour tous les secteurs concernés.

Point focal SUN du gouvernement

« Nos priorités sont actuellement la mise en œuvre du Plan d'action intersectoriel pour l'alimentation et la nutrition (PAINA), la diffusion de la politique nationale de nutrition et de l'alimentation (PNNA), et la mise en œuvre des comités régionaux de nutrition et d'alimentation (CRNA). Cet élan nous offre d'importantes possibilités de renforcer la nutrition. La vision 2015 pour le PNNA semble réaliste et réalisable pour moi ».

Himeda Makhlouf
Ph.D, chef adjoint du Centre national de nutrition et de technologie alimentaire (CNNTA), Tchad

Coordinateur des donateurs

  • Union Européenne