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Accélérer les progrès pour mettre un terme aux formes inappropriées de promotion des aliments pour les nourrissons et jeunes enfants – Par le projet Assessment and Research in Child Feeding (ARCH) de Helen Keller International.

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Voilà maintenant un an que l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la Résolution 69.9, appelant les pays à appliquer les Orientations en vue de mettre un terme aux formes inappropriées de promotion des aliments pour nourrissons et jeunes enfants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) destinées à protéger davantage l’allaitement, prévenir l’obésité et les maladies chroniques et favoriser une alimentation saine. Avec le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (le Code), ces orientations protègent les familles et les personnes chargées des soins contre les informations trompeuses qui nuisent aux pratiques d’alimentation optimale des nourrissons et des jeunes enfants.

Photo : HKI International

Un outil pour protéger les familles

Ces orientations constituent un outil essentiel pour protéger les familles face à des pratiques de commercialisation susceptibles de nuire à la santé de leur enfant, car elles :

  • établissent clairement que les « préparations de suite » et les « laits de croissance » relèvent du champ d’application du Code et ne doivent pas faire l’objet d’une promotion.
  • énoncent que les messages sur l’alimentation complémentaire doivent toujours inclure une déclaration sur la nécessité de poursuivre l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans et sur l’importance de ne pas recourir à une alimentation complémentaire avant l’âge de six mois.
  • préconisent de différencier les étiquettes et conditionnements des aliments de complément de ceux utilisés pour les substituts du lait maternel, de manière à éviter toute promotion croisée.
  • reconnaissent que tous les dons reçus par le système de santé (y compris les agents de santé et les associations de professionnels) de la part des sociétés qui commercialisent des substituts du lait maternel et des aliments pour nourrissons et jeunes enfants représentent un conflit d’intérêt et doivent être interdits.
  • insistent sur le fait que le parrainage de réunions de professionnels de la santé et de réunions scientifiques par des sociétés qui commercialisent des substituts du lait maternel et des aliments pour nourrissons et jeunes enfants doit être interdit.

L’adoption des recommandations

La résolution impose aux États membres de faire état des efforts déployés pour mettre en œuvre les orientations de l’OMS dans le cadre de la soixante et onzième Assemblée mondiale de la Santé en 2018. Plusieurs institutions et partenaires, dont Helen Keller International, œuvrent pour aider les pays à transposer les recommandations contenues dans ces orientations dans leur droit national. Les pays ont commencé à actualiser leurs lois et politiques en se référant à ces orientations pour prendre en compte leurs recommandations. En voici quelques exemples :

  • La Thaïlande a adopté récemment une loi sur le contrôle de la commercialisation des aliments pour les nourrissons et les jeunes enfants (Control of Marketing of Infant and Young Child Food Act) qui réglemente « la commercialisation industrielle à grande échelle et souvent trompeuse des substituts du lait maternel ». [2] La loi interdit la commercialisation et la promotion des substituts du lait maternel destinés aux enfants âgés de moins de 12 mois et autorise la promotion réglementée de substituts du lait maternel destinés aux enfants âgés de 12 à 36 mois, sous la surveillance du Comité national pour le contrôle de la commercialisation des substituts du lait maternel.
  • L’Indonésie est en train d’évaluer et de réviser sa réglementation sur l’étiquetage et la publicité des aliments (Food Label and Advertising Regulation). Le projet de loi devrait relever le seuil de l’âge des enfants ciblés par la publicité des substituts du lait maternel (qui est actuellement de 12 mois) et intégrer d’autres recommandations issues des orientations.
  • Au Sénégal, un Comité ad hoc mis en place par le Directeur général de la santé, pour réviser l’arrêté interministériel sur la commercialisation des substituts du lait maternel a travaillé à l’élaboration d’un nouvel arrêté sur la commercialisation des aliments pour les nourrissons et les jeunes enfants et devrait le soumettre prochainement. Cet arrêté intègre plusieurs dispositions du Code ainsi que des recommandations issues des orientations de l’OMS.

Renforcer la mise en œuvre du Code

De nombreux autres pays s’emploient activement à mettre en œuvre le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel dans leur contexte national. Mais à moins d’un an de l’échéance à laquelle les États membres doivent rendre compte de leurs progrès devant l’Assemblée mondiale de la Santé, les pays ont intérêt à intensifier leurs efforts pour transposer ces nouvelles orientations dans leur droit national, mettre en place un système de contrôle et d’application et continuer à renforcer la protection de l’allaitement et la prévention de la promotion inappropriée des aliments pour les nourrissons et les jeunes enfants.

Ressources utiles

Plusieurs ressources s’offrent aux pays qui sont en train d’œuvrer pour mettre leur législation nationale en conformité avec les recommandations mondiales, et notamment :

L’inaction représente un facteur de risque pour les mères et les enfants et peut compromettre les progrès réalisés dans l’amélioration de la nutrition et de la santé des enfants à travers le monde.


Télécharger l’invitation

Ce blog du projet Assessment and Research on Child Feeding (ARCH) d’Helen Keller International s’intéresse aux orientations de l’OMS à l’approche de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2017. Dans ce cadre, le projet ARCH d’Helen Keller International s’associe au Réseau de la société civile du Mouvement SUN pour organiser une série de trois webinaires afin de mettre la communauté internationale au fait des dernières questions réglementaires et politiques en matière d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

  • 1er WEBINAIRE : LE CODE 1er août 9h GMT/ 3 août 15h GMT
  • 2e WEBINAIRE : LES PRÉPARATIONS DE SUITE 8 août 9h GMT/ 10 août 15h GMT
  • 3e WEBINAIRE : LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES 15 août 9h GMT/ 17 août 15h GMT

Ne manquez pas cette occasion, INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT

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