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Améliorer la nutrition des femmes et des enfants au Kenya avec le soutien de la Belgique

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En dépit de conditions climatiques difficiles, les zones arides de l’Afriquefont vivre des millions de personnes et contribuent de manière significative à l’économie nationale du Kenya, principalement grâce aux produits de l’élevage. Toutefois, ces régions sont actuellement également celles qui portent le plus lourd fardeau du changement climatique.

Avec l’augmentation de la population, des épisodes de sécheresse plus fréquents et des restrictions toujours plus sévères sur les mouvements de population, les indicateurs signalent des niveaux chroniques de malnutrition bien au-delà des seuils d’urgence fixés au niveau international. Dans de nombreuses régions, des investissements importants tant dans des mécanismes d’intervention en cas de catastrophes que dans des programmes de protection sociale n’ont pu y remédier.

Les moyens de subsistance dans les zones arides et semi-arides du Kenya reposent avant tout sur l’élevage, à savoir qu’ils dépendent largement du bétail. La possibilité de se déplacer pour trouver des sources d’eau et de pâturage suffisantes est par conséquent essentielle pour que les animaux restent productifs en toutes saisons. Malheureusement, la croissance démographique dans les communautés pastorales et l’expansion de l’agriculture ont réduit la mobilité des pasteurs, renforçant la concurrence pour les pâturages disponibles. La plus grande fréquence des épisodes de sécheresse réduit également le fourrage pour le bétail, un déclin directement lié à des carences nutritionnelles chez les enfants. Les produits d’origine animale tels que le lait, la viande et le sang sont une source fondamentale de nourriture pour les populations pastorales, les enfants de moins de cinq ans de certaines communautés tirant jusqu’à deux tiers de leurs apports caloriques journaliers du lait.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) effectue des travaux de recherche pour déterminer si l’apport de nourriture animale et de conseils nutritionnels peut améliorer le niveau de nutrition dans les ménages pastoraux au cours des saisons sèches les plus difficiles. Avec la contribution financière de la Belgique au travers du Fonds spécial d’urgence et de réhabilitation (SFERA), la FAO apportera 250 tonnes d’aliments pour animaux sous forme de granulés riches en nutriments ainsi que des médicaments et des équipements vétérinaires pour le bétail dans le comté de Marsabit au Kenya, ciblant 1 800 ménages (soit 10 800 personnes). La FAO travaille en partenariat avec le Fonds d’urgence des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’université de l’État de Washington, l’agence nationale du Kenya pour la gestion de la sécheresse, une ONG nationale kényane et l’administration locale du comté de Marsabit afin de réaliser l’objectif de protéger les enfants de moins de cinq ans et les femmes des pics saisonniers de malnutrition lors des épisodes de sécheresse sévère.

 

La Belgique contribue à améliorer la nutrition des femmes et des enfants au Kenya

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