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Améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire au Myanmar avec l’appui de la FAO

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

© UNICEF/UN059892/Holmes

Le gouvernement du Myanmar et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé aujourd’hui un accord-cadre pluriannuel qui créera un environnement propice à l’amélioration de la nutrition et de la sécurité alimentaire au Myanmar, tout en préservant et en gérant de manière durable l’utilisation des ressources naturelles.

Le Cadre de programmation pays (CPP) a été signé par U Than Aung Kyaw, directeur général du Département des relations économiques extérieures (FERD) du ministère de l’Investissement et des Relations économiques extérieures (MIFER) et Xiaojie Fan, représentant de la FAO au Myanmar. M. U Set Aung, ministre adjoint au ministère de la Planification et des Finances (MPF) et Mme Kundhavi Kadiresan, sous-directrice générale de la FAO et représentante régionale pour la région Asie et Pacifique, ont assisté à la signature de l’accord.

Le lancement du CPP fait suite à des consultations intensives et à la conclusion d’accords avec le ministère de la Planification et des Finances, les ministères d’exécution concernés, les organisations de la société civile, le secteur privé et d’autres partenaires de développement.

Plus précisément, le CPP vise à aider le gouvernement à atteindre trois objectifs principaux. Le premier est l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la sécurité sanitaire des aliments. Le second est le renforcement de la gouvernance et de la gestion durable des terres, des forêts, des ressources en eau et des écosystèmes. Le troisième a trait au renforcement de la résilience des communautés locales et des ménages d’agriculteurs face aux catastrophes naturelles et humanitaires, au changement climatique et aux risques de maladies infectieuses transfrontières et émergentes.

Des progrès ont été réalisés en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, mais des préoccupations subsistent

Bien qu’un état d’autosuffisance en aliments de base ait été atteint, l’insécurité alimentaire, en particulier l’insécurité alimentaire saisonnière, demeure une préoccupation dans l’ensemble du Myanmar, et risque de s’aggraver du fait des chocs climatiques et météorologiques et des instabilités sociales.

Le Myanmar a connu une baisse rapide des chiffres de la malnutrition en quelques décennies seulement. La prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans a été réduite, passant d’environ 40 % dans les années 90 à moins de 30 % en 2016, mais les améliorations ont depuis connu un ralentissement.

« Avec près d’un enfant sur trois souffrant d’un retard de croissance, il reste beaucoup de travail à faire pour que le Myanmar atteigne l’ODD2, l’objectif de développement durable « Faim Zéro d’ici 2030 », a déclaré Mme Kadiresan. « Mais le fait que le gouvernement du Myanmar et la FAO aient élaboré et publié ce cadre complet définit une orientation claire pour aller de l’avant ». Le secteur de l’agriculture a un rôle majeur à jouer dans la lutte contre ces taux persistants d’insécurité alimentaire et de malnutrition par le biais de la diversification de l’agriculture et de la création de revenus dans les zones rurales. « La FAO est prête à faire sa part pour y contribuer », a ajouté Mme Kadiresan.

La FAO et le Myanmar : plus de 40 ans de collaboration

La République du Myanmar est devenue membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en octobre 1947. Le bureau de représentation de la FAO a été créé ici en 1978 et la FAO est présente de manière permanente au Myanmar depuis plus de 40 ans.

Au Myanmar, la FAO travaille dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la nutrition, de l’agriculture et de la production végétale, de l’élevage, de la pêche et de la foresterie. La FAO a également contribué à renforcer la résilience et à réduire les risques de catastrophes environnementales et est intervenue lorsque l’on lui a demandé de réagir aux épidémies de maladies touchant le bétail.

 

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