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Bilan : un rapport d’étape sur le Pacte mondial en faveur de la nutrition pour la croissance

  |   Réseau de la société civile SUN, Réseau des donateurs SUN

 

Article écrit par Nandini Pillai* et initialement publié par ACTION

À l’occasion de cette journée mondiale de l’alimentation, ACTION se penche sur les progrès accomplis au cours des cinq dernières années pour remédier aux déficits de financements pour la nutrition en publiant Following the Funding : Nutrition for Growth — Progress Report. Ce rapport comprend le tableau de bord annuel du financement de la nutrition d’ACTION ainsi qu’une analyse plus approfondie de l’incidence et des recommandations sur les principaux marchés des donateurs et de la philanthropie.

La malnutrition, qui comprend le retard de croissance, l’émaciation, l’anémie, l’insuffisance pondérale à la naissance, le surpoids et l’obésité, sévit dans tous les pays du monde et constitue la cause sous-jacente du décès de 45 % des enfants dans le monde. En 2012, les ministres de la Santé du monde entier se sont engagés à réduire la malnutrition d’ici 2025, en se fixant des objectifs mondiaux pour améliorer ces conditions à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la santé. [1] Sur la base de ces objectifs, la Banque mondiale, Results for Development et 1000 Days ont entrepris une analyse afin d’évaluer le volume de fonds nécessaires pour atteindre ces objectifs. Les données étant insuffisantes, l’analyse des financements n’a pu être réalisée que pour quatre des six cibles : retard de croissance, émaciation, anémie et allaitement. Les résultats étaient sidérants : il faudrait 70 milliards de dollars US entre 2015 et 2025 en sus des niveaux de financement existants. Les engagements ambitieux pris à Londres en 2013 lors du premier Sommet de la nutrition pour la croissance n’étaient que la partie visible de l’iceberg. Il est également nécessaire de mobiliser davantage de fonds auprès des donateurs et d’accorder plus d’attention aux fonds de financement nationaux et innovants.


Cinq ans plus tard, la communauté mondiale a progressé.


  • Des mécanismes de financement innovants, tels que Power of Nutrition et le Mécanisme de financement mondial, ont permis de catalyser des financements multilatéraux, nationaux et du secteur privé dans plusieurs pays.
  • Le Mouvement pour le renforcement de la nutrition a pris de l’ampleur
  • L’Organisation mondiale de la Santé et la Banque mondiale ont toutes deux intégré la nutrition dans de vastes programmes de haut niveau et multisectoriels
  • Plusieurs marchés de donateurs importants ont continué de renforcer le financement pour la nutrition en dépit d’un climat politique complexe dans lequel le financement du développement est toujours au point mort.


Néanmoins, le déficit de financement demeure.

En 2020, parallèlement aux Jeux olympiques de Tokyo, le Japon organisera un sommet de haut niveau dans le prolongement du Sommet de la nutrition pour la croissance à Londres. Ce sera l’occasion pour les pays de prendre des engagements – à la fois en matière de financement et de politique – pour améliorer les résultats en faveur de la nutrition dans le monde. Les dirigeants mondiaux devront montrer qu’ils comprennent et acceptent la nutrition en tant que pierre angulaire de la couverture santé universelle et comme un élément clé du succès des programmes de santé maternelle et infantile. L’éradication de la malnutrition doit donc figurer parmi les plus hautes priorités. Il sera essentiel que tous les engagements soient à la fois ambitieux et réalisables.

Le moment est venu pour les donateurs de réfléchir au rôle qu’ils ont à jouer dans la réalisation des objectifs mondiaux de réduction de la malnutrition et aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

* Nandini Pillai est responsable du plaidoyer et de l’impact au Secrétariat d’ACTION.

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• Following the funding : Nutrition for Growth – Anglais 

 


[1] Les objectifs mondiaux sont les suivants : réduction de 40 % du retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans ; réduction de 50 % de l’anémie chez les femmes en âge de procréer ; réduction de 30 % de l’insuffisance pondérale à la naissance ; aucune augmentation du surpoids chez les enfants ; hausse à 50 % de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois ; réduction et maintien de l’émaciation infantile à moins de 5 %.

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