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Des partenaires de premier plan officialisent leur engagement à œuvrer ensemble à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique

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En partenariat avec l’Union africaine, les dirigeants de quatre agences multilatérales – la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque mondiale – ont organisé, les 5 et 6 août à Kigali, au Rwanda, une réunion de haut niveau avec des partenaires de développement à l’occasion de la première édition du Dialogue africain de leadership sur la sécurité alimentaire (AFSLD). L’événement était axé sur les moyens concrets pour renforcer et intensifier le soutien apporté aux programmes de sécurité alimentaire en Afrique ainsi que pour aider l’agriculture africaine à s’adapter au changement climatique au travers de davantage de partenariats et de coordination.

Le secteur agricole de l’Afrique subsaharienne a connu une expansion sans pareil dans le monde entier en enregistrant un taux de croissance du PIB agricole de 4,6 % de 2000 à 2018. Toutefois, environ 20 % de la population africaine (soit 256 millions de personnes) font face à une grave insécurité alimentaire. En outre, la situation empire en raison des effets néfastes du changement climatique et des conflits. Les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations sont plus fréquents et persistants, ce qui entraîne une réduction des capacités de production nationales et une perte de capital naturel. Qui plus est, les agriculteurs sont exposés à d’importants risques climatiques, en particulier dans le domaine de l’agriculture pluviale et des systèmes de production pastoraux. Cela induit une baisse de la production alimentaire par habitant alors que la population connaît une forte croissance, rendant la nourriture moins accessible et disponible pour beaucoup. Le nombre de personnes sous-alimentées dans la plupart des sous-régions est une nouvelle fois en hausse depuis 2014 : si cette tendance persiste, les progrès durement obtenus au cours des années précédentes seront perdus.

Ayant rassemblé plus de 250 décideurs de haut niveau dont 28 ministres d’outre-mer, des lauréats du prix Nobel, de grands spécialistes techniques d’Afrique ainsi que des représentants de premier plan d’organisations internationales telles que l’Union africaine, les Communautés économiques régionales, des agences des Nations Unies, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), des partenaires de développement bilatéraux et des personnalités de renom, l’AFSLD s’est achevé par un commununiqué commun exhortant les partenaires de développement à intensifier leurs efforts de coordination afin de mieux aider les pays à accélérer leur progression vers la réalisation de leurs objectifs collectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle tel que cela a été prévu dans le cadre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

 

Reconnaissant l’urgence de la situation, les partenaires de l’AFSLD se sont accordés à renforcer leur collaboration, notamment par le biais d’une planification et d’une programmation communes, de cofinancements et de financements parallèles ainsi que d’activités communes d’analyse et de conseil en vue de résoudre les problèmes d’insécurité alimentaire en Afrique dans le cadre du changement climatique. Ils sont également convenus de mettre en place une assistance financière et technique proportionnelle à l’ampleur du défi à relever en matière de sécurité alimentaire, de tirer parti de leur capacité de mobilisation pour faciliter l’obtention de financements destinés à l’adaptation de l’agriculture et des systèmes alimentaires africains au changement climatique et de réaliser régulièrement des examens communs de portefeuilles de projets pour évaluer la progression des mesures techniques, institutionnelles et politiques qui ont été prises.

Au niveau technique, ceux-ci contribueront à adapter l’agriculture africaine au changement climatique, à rendre plus accessibles aux agriculteurs les technologies en faveur du climat et les marchés officiels de denrées et de produits alimentaires, à soutenir les investissements dans l’industrie agro-alimentaire ainsi qu’à mettre en place des systèmes alimentaires efficaces pouvant lutter contre la faim et fournir à tous des opportunités de revenu et des moyens de subsistance. Au niveau institutionnel, un renforcement de la collaboration avec l’Union africaine, les communautés économiques régionales, les gouvernements nationaux, le secteur privé, les organisations de la société civile et les communautés scientifiques et du savoir a été convenu pour faciliter l’harmonisation des approches et des résultats, la réduction de la duplication et l’augmentation de l’impact à grande échelle. Enfin, au niveau politique, ceux-ci ont décidé d’aider les pays africains à faire concorder les politiques agricoles nationales avec les cibles d’adaptation au changement climatique ainsi qu’à mettre en œuvre des politiques en faveur du climat et des programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

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