Home / Actualités / Étude de cas sur le renforcement de la résilience alimentaire et sur la création d’un lien entre l’aide humanitaire et le développement en Somalie

Étude de cas sur le renforcement de la résilience alimentaire et sur la création d’un lien entre l’aide humanitaire et le développement en Somalie

  |   Le Réseau de la société civile SUN, Réseau des donateurs SUN

par ENN Online

Cette étude de cas relative à la résilience alimentaire et au lien entre l’aide humanitaire et le développement (HDN) en Somalie est fondée sur des entretiens, des observations sur le terrain ainsi que des réunions avec plus de 70 parties prenantes à Nairobi, capitale du Kenya, à Mogadishu, capitale de la Somalie et dans le district de Dollow, à la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya. Celle-ci a été réalisée entre avril et septembre 2018 et s’articule autour de la question fondamentale suivante : « Quelles sont les possibilités d’accroître la résilience alimentaire en renforçant le lien entre l’aide humanitaire et le développement (HDN) ? ». La résilience alimentaire se définit comme la capacité d’un individu à conserver une situation nutritionnelle adéquate alors qu’il est confronté à un « choc ». Le HDN et son potentiel d’accroissement de la résilience alimentaire sont examinés sous trois angles : politiques ; cadres, architecture institutionnelle et modalités de financement ; élaboration et mise en œuvre des programmes. De plus, l’accent a été mis sur l’analyse de la résilience des services sociaux de base avec comme perspective la création de systèmes de santé et/ou leur renforcement.

Le rapport de l’étude de cas examine l’état actuel du lien entre l’aide humanitaire et le développement (HDN) en Somalie et analyse les moyens de le renforcer. Le rapport fait partie d’une étude internationale relative au HDN du point de vue de la nutrition, qui a été menée par l’ENN en collaboration avec le gouvernement fédéral de la Somalie, le Groupe pour la nutrition de la Somalie ainsi qu’avec ses principales parties prenantes. Il s’agit de la deuxième étude relative au HDN, faisant suite à un travail déjà entrepris au Kenya. D’autres études de cas sont prévues en 2019. Une synthèse des principales conclusions et recommandations sera ensuite réalisée.

La réalisation d’une série d’études de cas relatives au HDN s’explique par l’augmentation du nombre de pays en proie à des crises prolongées (la Somalie est par exemple le théâtre de conflits depuis 1991) et par le fait que les cycles successifs de programmes humanitaires sont devenus une norme bien ancrée dans ces pays où les probabilités de transition et de développement sont faibles.

Le Rapport mondial sur la nutrition 2018 indique que « près de 86 % de l’aide humanitaire internationale est consacrée aux pays touchés par une crise de moyenne à longue durée ». Cette aide revêt essentiellement la forme de programmes annuels sur le court terme qui ne permettent pas l’accroissement de la résilience dont ont besoin les populations affectées pour éviter la détérioration de leur situation nutritionnelle. L’objectif du renforcement du HDN est donc d’améliorer la capacité des populations à résister aux chocs, ce qui devrait se traduire par une réduction corrélative de la nécessité d’une aide humanitaire répétée.

L’ENN a adopté une approche conceptuelle simple quant à la réalisation de l’étude de cas. L’objectif de renforcement du HDN est perçu comme une résilience alimentaire accrue à tous les types de chocs (climatique, de conflits, politique, etc.) Trois facteurs favorables, constituant chacun la base des principaux chapitres de ce rapport, sont nécessaires pour atteindre cet objectif :

1. Politiques, cadres et architecture institutionnelle à l’interface des activités humanitaires et de développement.
2. Disponibilité d’un financement du « renforcement de la résilience ».
3. Programmes durables spécifiques à la nutrition et y contribuant.

 

Lire l’intégralité de l’étude de cas – ENN Online

Post A Comment

No Comments