SUN Newsletter
Home / Actualités / La BAfD, le FIDA et leurs partenaires redoublent d’efforts pour mettre un terme à la faim en Afrique et renforcer la sécurité alimentaire

La BAfD, le FIDA et leurs partenaires redoublent d’efforts pour mettre un terme à la faim en Afrique et renforcer la sécurité alimentaire

  |   Réseau des donateurs SUN, Réseau des pays SUN

La Banque africaine de développement et le Fonds international de développement agricole (FIDA), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et l’Organisation du Système CGIAR, se sont engagés ce jour à travailler en étroite collaboration avec les dirigeants africains pour lutter contre la faim croissante sur le continent et trouver un financement adéquat destiné à transformer et à moderniser la production de nourriture en Afrique.

L’impact du changement climatique, d’une fragilité croissante et des conflits, sans oublier celui des invasions acridiennes en Afrique orientale et méridionale, se fait sentir sur le continent.

Un dialogue de haut niveau de 2 jours portera sur la modernisation de la production de nourriture, l’orientation plus commerciale de l’agriculture africaine et le renforcement des chaînes de valeurs agricoles.

La recherche de solutions nécessitera un soutien fort de la part des gouvernements, des partenaires du développement et du secteur privé.

L’événement virtuel a réuni des responsables gouvernementaux, des directeurs de banques multilatérales de développement, des partenaires du développement, des organisations régionales, des instituts de recherche, des chefs d’entreprise, des opérateurs du secteur privé, des agences d’investissement, des intervenants issus du monde universitaire, des organisations de la société civile et des experts venus de toute l’Afrique et d’ailleurs.

Ce dialogue est l’occasion de partager les accomplissements et les enseignements retirés sur l’ensemble du continent africain et d’accélérer la transformation agricole.

Où que l’on soit sur le continent, la faim constitue un risque bien supérieur au Covid-19. Le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 214 millions à 246 millions entre 2015 et 2020. Les activités rattachées à l’agriculture ou à l’agro-industrie pourraient offrir des possibilités d’emploi à des millions de jeunes Africains qui représentent 70 % de la population.

Traduisant les engagements en actions, les parties devraient annoncer un nouveau financement pour soutenir la transformation alimentaire et la création d’emplois dans l’agro-industrie en Afrique.

« Mettre des technologies nouvelles et adaptées entre les mains des agriculteurs africains constitue une part essentielle de la réponse aux besoins du monde agricole et de la sécurité alimentaire en Afrique. Si nous ne faisons pas preuve d’une forte détermination collective et ne concrétisons pas nos ambitions, nous serons confrontés à de graves pénuries alimentaires sur le continent », explique Dr. Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement. « Ce pronostic ne fait aucun doute lorsque l’on tient compte de la croissance rapide de la population, de l’urbanisation et des changements climatiques en cours. L’inaction aurait des conséquences dévastatrices. »

« L’Afrique a le potentiel de se nourrir et de nourrir le monde », souligne M. Gilbert F. Houngbo, président du FIDA. « Si nous nous engageons aujourd’hui à augmenter les investissements dans la modernisation de l’agriculture, dans la fourniture de compétences, de financements et d’un meilleur accès aux chaînes de valeur agricole, l’agriculture sera en mesure de devenir un secteur prospère et performant capable de créer des emplois et de procurer des moyens de subsistance aux petits exploitants agricoles et aux populations rurales — en particulier, aux millions de jeunes Africains intégrant le marché du travail. »

L’amélioration de la productivité, l’intégration des chaînes de valeur et les économies d’échelle sont au cœur du défi de la sécurité alimentaire en Afrique.

Le sommet sur la sécurité alimentaire présentera un programme de la Banque africaine de développement qui a connu un franc succès : Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique (programme TAAT), ainsi que d’autres exemples de réussite émanant de partenaires du développement.

Les dialogues qui se dérouleront en ligne incluront les chefs d’État de 18 pays africains ; Mme Agnès Kalibata, envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour le Sommet sur les systèmes alimentaires 2021 ; M. Tony Blair, président exécutif de l’Institute for Global Change ; et les présidents de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, du Groupe de la Banque islamique de développement, d’Afreximbank et de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique, entre autres.

Post A Comment

No Comments