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La Banque mondiale et le FMI mobilisent leurs partenaires dans la lutte contre le COVID-19 en Afrique

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Le Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont réuni aujourd’hui les dirigeants africains, leurs partenaires bilatéraux et des institutions multilatérales pour accélérer la mise en œuvre de la réponse au COVID-19 dans les pays africains. S.E. Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud, Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, M. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine et des représentants de différents pays ont exposé leurs plans stratégiques pour une utilisation efficace des ressources. Les organisations multilatérales, dont les Nations Unies, se sont engagées à maintenir leur soutien, et les partenaires bilatéraux ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un moratoire sur la dette à partir du 1er mai 2020. Cette décision fait suite aux appels lancés par M. Malpass, président du groupe de la Banque mondiale, Mme Georgieva, directrice général du Fonds monétaire international et d’autres partenaires, demandant aux créanciers de suspendre le remboursement de la dette afin d’apporter un soutien indispensable aux pays les plus pauvres.

« Cette pandémie a déjà eu un impact dévastateur sur l’Afrique et ses effets vont s’aggraver à mesure que le taux d’infection augmentera. C’est un revers pour les progrès que nous avons accomplis pour éradiquer la pauvreté, les inégalités et le sous-développement »,  a déclaré S.E. Cyril Ramaphosa, président de l’Union africaine et président de l’Afrique du Sud .  « Bien que les annonces récentes des partenaires internationaux soient les bienvenues, d’importants déficits de financement subsistent et un soutien accru est nécessaire pour que les pays africains soient en mesure de répondre efficacement à la crise sanitaire et de relever les défis économiques qui l’accompagnent. »

Ensemble, les créanciers publics ont mobilisé jusqu’à 57 milliards USD pour l’Afrique au cours de la seule année 2020 (dont plus de 18 milliards USD du FMI et le même montant de la Banque mondiale) pour fournir des services de santé de première ligne, soutenir les populations démunies et les personnes vulnérables et maintenir les économies à flot face à la pire récession économique que le monde ait connue depuis les années 1930. Le soutien des créanciers privés pourrait s’élever cette année à environ 13 milliards USD. C’est un début important, mais on estime que le continent aura besoin de 114 milliards USD en 2020 pour lutter contre COVID-19, ce qui signifie qu’il reste un déficit de financement d’environ 44 milliards USD.

Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI  ont proposé une série d’options de financement et d’outils politiques  dans le cadre de la réponse à la pandémie. Les pays africains cherchent à mettre en œuvre la plupart de ces options et outils en prévision des effets de la crise à moyen et long terme. Parmi ces outils figurent des financements supplémentaires de la part de créanciers publics et du secteur privé.

Le Groupe de la Banque mondiale met toute sa capacité au service des populations africaines dans leur lutte contre cette pandémie », a déclaré  David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. « Le monde a rarement connu une crise de cette ampleur, et personne ne peut rester sur la touche ; nous ne pouvons laisser aucun pays à la traîne dans notre réponse. Jusqu’à présent, nous avons apporté une aide d’urgence à 30 pays d’Afrique, et d’autres vont suivre, et nous continuerons à plaider pour l’allégement de la dette et l’augmentation des ressources, en particulier pour les pays les plus durement touchés par le COVID-19. »

« Notre message est clair : Nous sommes aux côtés de l’Afrique : par nos engagements aujourd’hui, nous nous  »mobilisons aux côtés de l’Afrique » pour aider à atténuer le choc du COVID-19 sur le continent » , a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI .  « La pandémie est en train d’avoir un impact monumental sur toute l’Afrique et le FMI met tout en œuvre avec de nombreux autres partenaires pour tirer parti de nos ressources et aider à sauver des vies et des moyens de subsistance. » Elle a ajouté : « Le FMI fournira davantage de financements concessionnels et nous comptons sur d’autres parties prenantes pour qu’elles fassent leur part, afin de protéger l’économie et les populations, et de jeter les bases d’une reprise forte et durable. »

Il sera également essentiel pour les pays africains de travailler ensemble, en particulier sur la réponse sanitaire et sur la limitation des perturbations commerciales afin d’assurer une circulation plus libre des fournitures médicales et alimentaires. Comme la proportion de personnes travaillant dans le secteur informel est particulièrement importante, – ce secteur représente 89 % des travailleurs dans la seule région de l’Afrique subsaharienne – les pays doivent prendre des mesures immédiates pour étendre les programmes de protection sociale et soutenir les travailleurs et les petites entreprises. Les services gouvernementaux devront également faire l’objet d’une attention particulière pour continuer à fonctionner efficacement pendant toute la durée de la crise.

 

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