SUN Newsletter
Home / Actualités / La Fondation Gates va investir 45 millions de dollars dans des programmes de nutrition au Burkina Faso

La Fondation Gates va investir 45 millions de dollars dans des programmes de nutrition au Burkina Faso

  |   Réseau des donateurs SUN

La Fondation Gates va investir 45 millions de dollars américaines (23,5 milliards FCFA) sur trois ans dans divers programmes de nutrition et de planification familiale au Burkina Faso, a annoncé  Melinda Gates, Co-Présidente de la Foundation Bill-et-Melinda-Gates, au cours d’une visite à Ouagadougou. La plus grande partie de cet investissement, 34 millions de dollars, est destinée à financer des programmes de nutrition qui visent à promouvoir l’alimentation optimale du nourrisson et du jeune enfant, ainsi qu’à améliorer l’accès des familles à des régimes alimentaires nutritifs et abordables. Dix millions de dollars seront alloués à des programmes de contraception, qui doivent permettre aux femmes de planifier et d’espacer leurs grossesses.

Au Burkina, pays de 20 millions d’habitants parmi les plus pauvres de la planète, près de 40 pour cent des décès d’enfants de moins de 5 ans sont attribuables à la sous-nutrition et près d’un quart des enfants souffrent de retards de croissance, selon des données fournies par la Fondation. « Si on s’intéresse aux enfants dans un pays et si on veut qu’ils atteignent leur potentiel maximum, alors ils ont besoin d’être nourris correctement », souligne Melinda Gates lors d’une visite à Ouagadougou. »C’est un domaine où les gouvernements n’ont pas toujours fait les bons investissements », estime-t-elle, prônant notamment l’allaitement maternel exclusif dans ces zones où l’eau est souvent impropre à la consommation.

 


« La sous-nutrition reste une des plus grandes tueuses d’enfants au Burkina Faso. Si on s’intéresse aux enfants dans un pays et si on veut qu’ils atteignent leur potentiel maximum, alors ils ont besoin d’être nourris correctement »

Melinda Gates, Co-Présidente de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates


 

« Si on fait les bons investissements en s’assurant que les populations savent allaiter et nourrir leur enfants correctement, des investissements dans l’eau et les installations sanitaires, alors ces enfants pourront sortir de ce cycle de malnutrition. C’est possible! ». « Si l’allaitement n’est pas exclusif dès la naissance et qu’on donne de l’eau (…) qui n’est pas propre malheureusement (…) l’enfant ne se développe pas correctement », explique-t-elle, rappelant que sans une alimentation suffisante, il est impossible de bien étudier ou de bien développer son cerveau.

 

Soulignant le lien entre « nutrition et agriculture », Mme Gates est convaincue qu’il faut favoriser le développement des activités agricoles des femmes et notamment les aider à développer leur cheptel de volailles. « Plus de 90 pour cent de la population au Burkina Faso travaille dans l’agriculture, beaucoup sont des femmes et la plupart d’entre elles ont des volailles ».

« Elles peuvent évidemment utiliser la volaille pour nourrir leur famille, mais elles peuvent aussi utiliser le revenu additionnel de la vente de poulets au marché pour acheter d’autres éléments nutritionnels pour nourrir leurs enfants et surtout leurs bébés » ainsi qu' »utiliser les oeufs comme complément alimentaire », explique Mme Gates. « Quand on commence à sortir de la pauvreté, on change ce qu’on donne à manger à ses enfants », souligne-t-elle.

Mme Gates a également annoncé la création d’un fond de contrepartie. A travers ce fonds, la fondation investira un FCFA pour chaque FCFA supplémentaire investi par le gouvernement dans les contraceptifs à hauteur de 15 millions de dollars. Ce fond concernera neuf pays: Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Post A Comment

No Comments