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La Papouasie-Nouvelle-Guinée déclare la guerre à la malnutrition

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Le gouvernement a déclaré la guerre à la malnutrition cette semaine avec le lancement de sa Politique nationale de nutrition et de son Plan d’action, en conformité avec la Vision 2050 de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les ministères de la Planification nationale et de la Santé ont lancé conjointement la politique et le plan d’action dans la capitale nationale.

Le ministre de la Planification nationale, Sam Basil, a déclaré que ce lancement est une déclaration de guerre contre la malnutrition qui demeure un problème de santé publique omniprésent et un obstacle au développement socioéconomique optimal de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. « Ce soir constitue un jalon important : une déclaration de guerre dans la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes odieuses et ses répercussions sur la population, le développement social et le développement économique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée », a-t-il déclaré.

M. Basil a expliqué que la malnutrition prive les mères, les bébés et les enfants de leur vie, réduit la vitalité des jeunes, provoque la fuite des cerveaux dans notre société, alourdit les services de santé et affecte les citoyens en bonne santé. « En résumé, cette malnutrition freine notre développement social et économique en tant qu’État souverain. »

M. Basil a fait référence à un rapport publié à la suite d’une enquête nationale sur la nutrition en Papouasie-Nouvelle-Guinée en réalisée en 2015 en collaboration avec l’UNICEF, qui a révélé une situation dont la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne peut se targuer. D’après le rapport, sur 1 000 naissances, 23 bébés naissent morts, 45 décèdent avant l’âge de 12 mois et 58 avant l’âge de cinq ans, tandis que 230 mères sur 100 000 meurent pendant l’accouchement. Le surpoids, l’obésité, les retards de croissance graves et l’anémie sont des phénomènes devenus trop normaux. « Tous ces indicateurs, et bien d’autres encore, sont des indicateurs nationaux de la nutrition », a-t-il expliqué.

« Ce sont de tristes indicateurs que dans ce pays béni qui est le nôtre, riche en aliments biologiques où trois repas équilibrés par jour devraient être la norme, nous avons des personnes, dont des enfants, qui meurent de faim. Cette famine n’est pas nécessairement due à un manque de nourriture, mais à un manque de repas appropriés, équilibrés, sains et réguliers. » Le secrétaire à la Planification nationale, Koney Samuel, a déclaré que la politique et le plan stratégique s’inscrivent au cœur de la Vision 2050, qui vise à créer une société intelligente, raisonnable, juste, en bonne santé et heureuse d’ici à
2050.

« Parmi les nombreux problèmes de santé qui touchent le pays aujourd’hui, la malnutrition demeure un problème de santé endémique et systémique dans notre pays. Il est essentiel de mener des efforts concertés, grâce à des interventions politiques et stratégiques, afin de résoudre ce problème », a-t-il déclaré.

 

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