SUN Newsletter
Home / Actualités / La revue The Lancet s’engage à faire progresser les soins nutritifs pour le développement de la petite enfance

La revue The Lancet s’engage à faire progresser les soins nutritifs pour le développement de la petite enfance

  |   Non classé

lancet-nurturing-care-pregnancy_twitterLe 5 octobre 2016, le nouveau numéro de la revue The Lancet sur la nutrition, « Faire progresser le développement de la petite enfance : de la science à la mise en œuvre » a été lancé en prélude aux réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Cette revue examine de nouvelles preuves scientifiques pour les interventions, en se fondant sur les conclusions et recommandations du précédent numéro de The Lancet sur le développement de l’enfant (2007, 2011), et propose des voies pour la mise en œuvre et le renforcement du développement de la petite enfance. La revue révèle que les politiques et les programmes adéquatement financés pendant les 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant pourraient bénéficier à 250 millions de filles et garçons à risque. Ces 1 000 jours sont cruciaux parce qu’ils constituent une période pendant laquelle un enfant a le plus besoin de soins pour son épanouissement, notamment pour l’apprentissage anticipé, la santé, la nutrition, le loisir et la sécurité.

Les conclusions des recherches menées par cette série soulignent l’importance d’intensifier l’engagement mondial pour le développement de la petite enfance. Les enfants perdent en moyenne un quart de leur revenu par an à l’âge adulte, obligeant les pays à allouer à la santé ou l’éducation de ces adultes jusqu’à deux fois leurs dépenses courantes sur le Produit intérieur brut. Les conséquences de l’inaction affectent aussi bien les générations actuelles que futures. Les interventions de développement de la petite enfance qui promeuvent les soins pour l’épanouissement : santé, nutrition, soins de circonstance, sécurité, apprentissage anticipé ; peuvent coûter aussi peu que 50 cents par enfant et par an, lorsqu’elles sont combinées avec les services existants tels que les services de santé. Ces premières années sont aussi une période fondamentale d’adaptabilité et de réactivité aux interventions.


La science et l’économie optent clairement pour l’investissement dans les 1 000 premiers jours de la vie d’un enfant, qui commencent à la grossesse de la mère. Si nous ne le faisons pas, les enfants prennent du retard avant même de mettre le pied à l’école et sont désavantagés tout au long de leur vie. Mais si nous le faisons, nous pouvons apporter un changement immuable à leur capacité à prendre pleinement part à l’économie de demain en tant que citoyens actifs et productifs ».

Keith Hansen, Vice-président, chargé du développement humain au Groupe de la Banque mondiale et membre du Groupe Principal du Mouvement SUN.


Le premier tableau du document 3 recense un certain nombre de politiques à efficacité avérée, mais dont de grandes lacunes subsistent dans la l’application, par exemple :

  • L’éducation pré-primaire gratuite : L’éducation pré-primaire bénéficie aux enfants du point de vue de leurs prestations à l’école primaire, en particulier lorsque les programmes portent à la fois sur l’éducation et la nutrition, mais seulement 43 % des pays offrent au moins un an d’éducation pré-primaire gratuite. Même dans les pays à revenu élevé, près d’un tiers ne fournissent pas gratuitement l’éducation pré-primaire. Seuls 40 pays fournissent les deux ans recommandés d’éducation pré-primaire gratuite (Document 3, fig 2B).
  • Les congés payés : Le congé parental peut favoriser les liens entre les parents et les enfants et concourir à améliorer leurs soins. Aujourd’hui, tous les pays, à l’exception de 8, garantissent le congé de maternité payé, et la plupart prévoient au moins 12 semaines de congés et paient au moins les deux tiers des salaires. Cependant, cette mesure ne couvre pas le secteur informel et seuls 77 pays prévoient des congés payés pour les pères.
  • L’allaitement maternel : L’allaitement maternel réduit le risque d’affection par plusieurs maladies infantiles et améliore la fonction cognitive. 139 pays garantissent des pauses d’allaitement maternel pendant au moins six mois, et 43 pays rémunèrent ces pauses. Toutefois, cette mesure ne couvre pas le secteur informel, et de nombreuses femmes sont incapables d’allaiter dans des emplois où les espaces d’allaitement, de pompage ou de réfrigération du lait maternel ne sont pas disponibles.
  • Le salaire minimum : Avoir un revenu de base peut aider à satisfaire aux besoins fondamentaux des enfants, notamment la santé et l’éducation. Bien que les politiques de salaire minimum soient en place dans 88 % des pays, beaucoup ne garantissent pas un revenu au-dessus du seuil de pauvreté de deux dollars US par jour pour permettre à un parent de prendre en charge son enfant (Document 3, fig 2A).

L’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale et l’UNICEF ont contribué à la série par des orientations et le jour suivant, les Assemblées annuelles ont donné lieu à un grand événement public sur cette question, sous la présidence de Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, sous le thème : « Sommet sur le capital humain : Investir dans la petite enfance pour la croissance et la productivité ».

Post A Comment

No Comments