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L’autonomisation économique des femmes rurales renforce la sécurité alimentaire.

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

(c) Photo : FIDA

Le programme intitulé « Accélérer les progrès vers l’autonomisation économique des femmes rurales » bénéficiant du soutien des gouvernements suédois et norvégiens et mis en place conjointement par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), le FIDA (Fonds international de développement agricole), ONU Femmes (entité des Nations Unies consacrée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles) et le PAM (Programme alimentaire mondial des Nations Unies), ainsi que des gouvernements nationaux, a fait l’objet d’une évaluation au terme de sa première phase de mise en œuvre et les résultats ont été communiqués.

« L’égalité de genre et l’autonomisation des femmes et des filles sont des conditions préalables à une éradication de la pauvreté et de la faim, et elles sont essentielles à la réalisation des Objectifs de développement durable. C’est parce qu’on a rassemblé quatre agences des Nations Unies et des partenaires clés que ce programme conjoint a abouti à des changements durables au bénéfice des femmes rurales, de leurs familles et de leurs communautés » explique le directeur exécutif adjoint du PAM, Amir Abdulla. Il ajoute : « c’est en leur fournissant un accès à des outils innovants et en résolvant les difficultés qui empêchent les femmes d’agir que le projet a pu aider les femmes rurales à gagner en autonomie, permettant ainsi une plus grande autonomisation des communautés et une libération du potentiel des générations futures. »

La deuxième phase du programme sera lancée en janvier 2022. Sur la base des réussites de la première phase, elle visera à accroître le nombre de femmes rurales participant au projet et encouragera un apprentissage au niveau mondial ainsi que des dialogues sur les politiques en matière de droits des femmes vivant en milieu rural.

Renforcer la résilience, lutter contre les vulnérabilités et promouvoir l’autonomisation économique

Les résultats indiquent que les femmes ayant participé au programme ont réellement bénéficié d’une amélioration des pratiques agricoles du fait d’un accès à des actifs de production, à des technologies permettant d’économiser de la main-d’œuvre, à l’établissement de liens sur les marchés et à des formations en gestion d’entreprise. Ces femmes sont désormais en mesure d’accroître leur productivité agricole, de pérenniser leurs revenus et d’offrir à leurs familles un meilleur régime alimentaire.

Un changement positif en matière de normes sociales a également été observé, puisque les femmes participaient davantage aux décisions prises au sein des foyers et des communautés. Par exemple, des hommes au Népal et au Niger ont revendiqué une amélioration de la condition des femmes dans les villages et ont indiqué souhaiter contribuer aux tâches ménagères.

Les femmes qui ont participé au programme étaient davantage susceptibles d’être élues aux conseils municipaux et de participer à la gestion des affaires au niveau local, du fait qu’elles avaient gagné en confiance en elle grâce à des formations techniques, sur le leadership et l’entreprise. Par exemple, plus de 3000 femmes d’Éthiopie et du Libéria sont devenues membres de comités territoriaux et ont pris part à des processus de prise de décisions.

En outre, le programme a permis de considérablement atténuer les répercussions économiques de la COVID-19 et du changement climatique sur les femmes y participant. Grâce au programme, des femmes et des communautés rurales ont su adopter des pratiques agricoles intelligentes adaptées au changement climatique. Pendant la crise de la COVID-19, les femmes ont pu préserver leurs revenus grâce à une augmentation des transferts d’espèces ou en ayant accès à des financements et à de l’argent mis de côté.

Selon Seemin Qayum, directrice par intérim de l’autonomisation économique des femmes chez ONU Femmes : « l’approche intégrée du programme conjoint a permis aux femmes rurales de mieux faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 grâce à leurs réseaux, à des groupes disposant d’économies et à la solidarité ayant permis un accès à des réserves alimentaires et à de l’argent en espèce économisé, ce qui a permis de maintenir les revenus des foyers et de prévenir toute insécurité alimentaire engendrée par la crise sanitaire. Dans le cadre de la prochaine phase, nous pouvons renforcer davantage la résilience aux chocs climatiques et d’autres natures et réduire la charge disproportionnée qui pèse sur les femmes et les filles en matière de tâches domestiques et de soins non rémunérés, charge qui par ailleurs s’accroît inexorablement en temps de crise. »

Lancé en 2014, le programme conjoint a été la toute première initiative de ce type à rassembler les trois agences des Nations Unies basées à Rome et ONU Femmes, avec pour objectif d’apporter une réponse globale du système des Nations Unies à l’autonomisation économique des femmes rurales et de garantir les droits et les moyens de subsistance des femmes. Plus de 80 000 femmes rurales d’Éthiopie, du Guatemala, du Kirghizstan, du Libéria, du Népal, du Niger et du Rwanda en ont bénéficié. La deuxième phase sera lancée en janvier 2022.


À propos du programme

Le programme conjoint sur l’accélération des progrès vers l’autonomisation économique des femmes rurales (JP RWEE) est une initiative mondiale ayant un objectif global double : garantir les droits et les moyens de subsistance des femmes rurales dans un contexte de développement durable ; et faire face aux principaux défis auxquels sont confrontées les femmes rurales d’Éthiopie, du Guatemala, du Kirghizstan, du Libéria, du Népal, du Niger et du Rwanda. Il a été mis en œuvre par la FAO, le FIDA, ONU Femmes et le PAM et bénéficie du soutien généreux des gouvernements suédois et norvégiens.

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