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Le développement du secteur de l’aquaculture au Kenya pourrait permettre de faire face à la malnutrition chronique et à l’insécurité alimentaire

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Plus de 35 000 foyers ruraux au Kenya vont bientôt voir leur alimentation s’améliorer et leurs revenus s’accroître grâce à un nouvel accord financier signé aujourd’hui par le FIDA (Fonds international de développement agricole) et la République du Kenya en soutien au secteur de l’aquaculture du pays.

Avec près de 10 millions de Kenyans souffrant d’insécurité alimentaire et de mauvaise nutrition, le nouvel accord va apporter un appui financier au programme de développement du secteur de l’aquaculture et de ses activités connexes, conçu pour promouvoir une production piscicole économiquement et écologiquement durable dans 15 pays.

Le coût total du programme s’élève à 143,3 millions USD, dont 40 millions sont empruntés à la FIDA et il sera cofinancé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (400 000 USD), le gouvernement du Kenya (31,4 millions USD) et par les bénéficiaires eux-mêmes (43,6 millions USD). L’écart financier de 27,9 millions USD sera comblé par des cycles de financement futurs du FIDA ou par d’éventuels partenaires de cofinancement.

L’accord financier, signé à Rome par Gilbert F. Houngbo, président du FIDA, et Harriet M. Nduma, chargée d’affaires par intérim de l’ambassade de la République du Kenya, permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté dans les zones rurales où vivent 75 % des Kenyans.

L’objectif du programme est d’aider des milliers de petits exploitants agricoles à devenir des producteurs de poisson rentables ou des prestataires de services de la chaîne de valeur dans des villages et comtés disposant déjà d’infrastructures d’aquaculture, de ressources en eau adaptées, du potentiel de commercialisation et où le taux de pauvreté est élevé.

L’approche suggérée associe investissements du secteur public et du secteur privé dans la chaîne de valeur de l’aquaculture et dans des initiatives des communautés visant à encourager la bonne nutrition et la sécurité alimentaire par l’éducation et un meilleur accès à des denrées abordables.

Le nouveau programme prendra tout particulièrement en compte la situation des femmes et des jeunes. Par exemple, les femmes participent à la plupart des activités de la chaîne de valeur piscicole, et pourtant, des études récentes indiquent que ce sont les hommes qui reçoivent une plus large part des bénéfices. Le chômage des jeunes est également très élevé dans les zones rurales et l’on espère que ce nouveau programme mettra un frein à la migration de la population rurale vers d’autres horizons.

Depuis 1979, le FIDA a financé 18 programmes et projets de développement rural au Kenya pour un montant total 819,3 millions USD, avec un investissement du FIDA de 376,3 millions USD. Plus de 4,3 millions de foyers ruraux ont pu tirer directement les bénéfices de ces projets.

 

Article d’origine du FIDA (en anglais)

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