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Le Ghana tient une réunion interministérielle pour trouver les moyens de mettre en œuvre des politiques nationales visant à améliorer l’alimentation

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African L’ambassadrice de la nutrition et Première Dame du Ghana, Mme Rebecca Akufo-Addo, a organisé une réunion interministérielle dans le but de trouver les moyens de mettre en œuvre des politiques nationales visant à améliorer l’alimentation, tout en contribuant à la réalisation d’autres objectifs stratégiques du gouvernement. Une réunion interministérielle organisée par le ministère de la Planification a rassemblé trois ministres et des conseillers techniques dans le but de répondre à la volonté de la Présidente Akufo-Addo de lutter contre la malnutrition. La réunion visait à trouver les moyens de mettre en œuvre des politiques d’amélioration de l’alimentation, tout en contribuant à la réalisation d’un large éventail d’objectifs stratégiques du gouvernement.

Alors que la dénutrition touche encore un quart des enfants ghanéens de moins de cinq ans, les taux d’obésité et de surpoids sont également en augmentation. Ce problème de santé publique pourrait faire payer un lourd tribut à l’économie nationale. Le diabète lié à l’alimentation coûte déjà 55 millions de dollars US par an au Ghana et devrait atteindre 133 millions de dollars US par an en 2045.

« Nous savons qu’il y a beaucoup de travail à accomplir pour s’attaquer à la malnutrition non seulement chez les enfants, mais dans l’ensemble de la population. Si nous n’agissons pas maintenant, une mauvaise alimentation continuera à entraver le développement de nos enfants, l’économie et le bien-être du Ghana », a déclaré S.E. la Première Dame du Ghana, Mme Rebecca Akufo-Addo, lors de la réunion. « Nous sommes conscients du coût économique, social, sanitaire et même politique de la malnutrition. Nous constatons une tendance inquiétante à la malnutrition en Afrique et lorsque j’appelle à l’action, j’appelle à un changement de paradigme afin de repositionner notre système alimentaire, de façon à bien nourrir la population au lieu de juste les alimenter », a souligné la Première Dame. « Je tiens juste à rappeler que, même si nous avons réalisé quelques progrès, nous avons encore des défis importants à relever », a déclaré la Première Dame, qui a récemment assumé le rôle d’ambassadrice de la nutrition du Ghana dans le cadre de l’initiative « African Leaders for Nutrition ».

Dans le cadre des efforts visant à améliorer l’alimentation, la Fondation John A. Kufuor et le Panel mondial sur l’agriculture et les systèmes alimentaires pour la nutrition ont demandé aux responsables politiques d’envisager d’accorder une plus grande priorité à la prévention des pertes et du gaspillage des aliments nutritifs produits.

Une note d’orientation politique sur les pertes et le gaspillage de nutriments, présentée lors de la réunion, souligne que bon nombre des aliments qui constituent des éléments essentiels d’une alimentation saine sont aussi les plus périssables. Sachant que la moitié des fruits et légumes sont perdus ou gaspillés au Ghana avant même d’arriver dans nos assiettes, la réduction de ces pertes ne se traduirait pas seulement par des bénéfices substantiels pour l’alimentation et la santé, mais aussi pour les économies et l’environnement.

Selon M. Gyan Baffour, ministre de la Planification « une nutrition optimale est vitale pour le développement de notre pays. Les carences nutritionnelles constatées dans les différentes cohortes de notre population sont un sujet de préoccupation pour nos responsables politiques en raison de leur incidence négative sur le développement socio-économique du pays. La nation a réalisé des progrès dans la lutte contre la malnutrition dans les sept pays africains qui sont en bonne voie d’atteindre la cible de l’Assemblée mondiale de la Santé en ce qui concerne les enfants de moins de cinq ans. Malgré cela, il est amplement prouvé que la transition nutritionnelle des pays est le résultat d’un changement socio-économique, démographique et technologique rapide qui a des répercussions sur la planification du développement. La table ronde interministérielle de haut niveau devrait permettre aux différents ministères de mieux comprendre leur rôle et leur contribution à l’amélioration de l’état nutritionnel de tous les citoyens tout au long de leur cycle de vie et la contribution de celle-ci au développement durable. Elle montrera également comment la lutte contre toutes les formes de malnutrition peut contribuer à la réalisation d’un large éventail d’objectifs stratégiques du gouvernement, ainsi que l’importance d’une action multisectorielle sur les systèmes alimentaires afin d’assurer une alimentation saine qui puisse aider les ministères compétents à respecter les priorités et les engagements stratégiques existants ».

Le Ghana saisit l’occasion présentée pour jouer un rôle moteur en Afrique dans la lutte contre la malnutrition. Selon M. Baffour Agyemna-Duah, directeur de la Fondation John A. Kufuor, « ce gouvernement s’est montré disposé à réorienter les priorités stratégiques, de façon à bien nourrir les gens au lieu de juste les alimenter. La Fondation JAK et le Panel mondial sont prêts à soutenir une action aussi courageuse que nécessaire ».

La déclaration d’intention interministérielle visant à améliorer les systèmes alimentaires et l’alimentation est disponible ici : glopan.org/ghananutritionstatement

 

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