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Le Guatemala apporte une aide alimentaire aux personnes vulnérables dans les régions reculées, avec l’appui d’agences des Nations Unies

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

* Une histoire rédigée par L. Alejandro Arriola et publiée initialement par le Programme alimentaire mondial


Photo : PAM/Carlos Alonzo

Lancée en 2019 par le Secrétariat de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le ministère de la Santé publique et de l’Assistance sociale du Guatemala, l’initiative a été étendue l’année dernière aux régions dans lesquelles les besoins sont les plus importants.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) soutient 30 brigades dans les départements de San Marcos, de Sololá, de Retalhuleu et de Chimaltenango, tandis que le Programme des Nations Unies pour le développement et l’UNICEF financent des brigades dans d’autres régions du Guatemala.

Lorsque nous avons quitté la région après notre courte visite, je me suis demandé si Eunice allait bien et comment sa famille se débrouillait pendant la pandémie. Heureusement, j’ai pu vérifier la situation de la famille à la maison trois mois plus tard.

Paola vit avec son mari Emanuel, 25 ans, leurs quatre filles et les parents d’Emanuel dans une maison qui ne comporte qu’une seule chambre. La famille dépend de l’agriculture de subsistance pour se nourrir, mais Emanuel n’avait pas pu récolter de pommes de terre. Comme tant d’autres dans la communauté, il a perdu son emploi, principale source de revenus de la famille, à cause de la pandémie du coronavirus.

À San Marcos, une région agricole touchée par des années de climat erratique, l’insécurité alimentaire aiguë touche près de 352 000 personnes, soit 30 % de sa population.

Paola n’a pas pu allaiter sa fille non plus. La famille a essayé d’alimenter Eunice avec de l’atole (une boisson chaude à base de farine de maïs) et quelques aliments solides, mais l’organisme faible d’Eunice les a rejetés. Au fur et à mesure des jours, la situation s’est aggravée. Grâce aux brigades nutritionnelles, la santé d’Eunice s’est considérablement améliorée depuis la dernière fois que je l’ai vue. « Elle a pris du poids petit à petit… pour finalement grandir », explique Paola.

Photo : PAM/Carlos Alonzo

Andrea Chavarría, pédiatre au Centre de soins maternels et infantiles complets de Tejutla, se réjouit également du rétablissement d’Eunice. Bien qu’elle souffre d’une toux persistante, elle a retrouvé sa taille et son poids, des indicateurs nutritionnels clés. Lors de ma visite, le médecin a fourni à Paola des médicaments pour Eunice et a confirmé que le bébé ne souffrait plus de malnutrition. « Je suis tellement soulagé qu’elle se porte mieux », dit Emanuel.

Les brigades sanitaires et nutritionnelles publiques ne se contentent pas de détecter les cas de malnutrition, elles fournissent également un traitement immédiat afin que les jeunes filles et garçons puissent recouvrer la santé.

Alors que le ministère de la Santé du Guatemala continue de surveiller l’état nutritionnel d’Eunice, Paola et Emanuel sont toujours en proie à l’insécurité alimentaire et à la difficulté de subvenir aux besoins de leurs trois autres filles, toutes âgées de moins de cinq ans.

Après des mois sans revenu pour subvenir aux besoins de sa famille, le marché du travail à sorti Emanuel de l’ornière. Il effectue de menus travaux sur les terres voisines, gagnant l’équivalent d’un peu moins de cinq dollars à chaque fois. « Je garde le moral pour continuer à me battre pour elles », affirme-t-il.

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