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Le Kenya s’engage à mettre fin à la sous-nutrition infantile alors qu’une étude révèle ses coûts économiques

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© Ministère de la Santé – Kenya

Il est nécessaire de travailler ensemble et de mettre en place un mécanisme global afin de relever les défis de la sous-nutrition infantile. Dans un discours lu par Sicily Kariuki, Secrétaire du ministère de la Santé, à l’occasion de la publication ce jour-là du rapport kenyan de l’Étude sur le coût de la faim en Afrique (COHA) et au nom du président Uhuru Kenyatta, ce dernier a déclaré que l’augmentation et la diversification du financement d’une nutrition adéquate garantissant la productivité et la santé de la nation devaient être une priorité en vue de faire face aux défis liés à la malnutrition.

Le président a également réclamé un renforcement du partenariat existant entre les secteurs public et privé dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations politiques tirées de l’étude, celle-ci ayant révélé que la sous-nutrition infantile coûtait 373,9 milliards de shillings kenyans à l’économie nationale, soit une perte de 6,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2014. Le président a fait observer que les enjeux de la malnutrition ont mis en lumière la nécessité de mettre l’accent sur la nutrition en tant que partie intégrante des efforts de développement à travers le monde.

« Conscient de la place de la jeunesse en tant que plus grande richesse de notre nation, mon gouvernement s’est engagé à mettre fin à la sous-nutrition infantile », a-t-il déclaré.

L’étude intitulée « Coût de la faim en Afrique (COHA) – Kenya », qui porte directement sur trois secteurs de l’économie, à savoir la santé, l’éducation et la productivité du travail, et se fonde sur l’année 2014 comme période de référence, révèle que la faim est l’une des principales causes de malnutrition au Kenya comme en Afrique et démontre l’incidence négative qu’elle a sur les enfants de moins de cinq ans. Selon le rapport, le taux de retard de croissance reste élevé au Kenya avec un enfant sur quatre de moins de cinq ans touché, en dépit des progrès accomplis par le pays en la matière, en descendant de 33 % en 1994 à 26 % en 2014.

La sous-nutrition infantile et, en particulier, le retard de croissance chez les enfants ont une influence négative sur leur productivité qui survient bien plus tard dans leur vie. Le Kenya a réduit le taux de retard de croissance chez les enfants, qui culminait à 33 % en 1994 avant de retomber à 26 % en 2014. « En tant que gouvernement, nous sommes déterminés à faire chuter le taux de retard de croissance à 14,5 % d’ici 2030 », a conclu le président avant de remercier l’ensemble des partenaires de développement qui se sont engagés avec le gouvernement à assurer un avenir meilleur aux enfants.

 

Intervenant à l’occasion de la publication du rapport, l’Ambassadeur Ukur Yatani, Secrétaire du ministère des Finances, qui était représenté par Albert Mwenda, Directeur général des Affaires budgétaires, fiscales et économiques, a qualifié la faim d’inacceptable et ajouté qu’elle devait être éradiquée, en particulier en Afrique.

« En 2018, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde s’élevait à 821,6 millions, soit une personne sur neuf. Environ 31 % d’entre elles sont originaires d’Afrique », a-t-il précisé.

« Les retombées économiques de la sous-nutrition infantile sur le secteur de la santé sont de 18,6 milliards de shillings kenyans, correspondant à 0,3 % du PIB en 2014. »

En se fondant sur les conclusions du rapport, le Secrétaire du Cabinet a déclaré que l’équipe de mise en œuvre de l’étude sur le coût de la faim en Afrique (COHA) au Kenya renforcerait l’intégration de la nutrition dans la stratégie de santé communautaire, diffuserait et appliquerait un programme complet de santé et de nutrition en milieu scolaire et inclurait la nutrition en tant qu’élément cible dans les programmes de protection sociale destinés aux populations très vulnérables.

Mary Nzomo, représentante du Conseil des gouverneurs (CoG) du Comité exécutif du comté de Trans-Nzoia, a déclaré que la rapport s’avèrerait utile à la programmation nationale, à la programmation au niveau du comté et au processus de budgétisation et constituerait une importance source de données en vue de l’examen à moyen terme des plans de développement intégrés du comté, de leur mise en œuvre et du Big Four Agenda (programme axé sur quatre projets phares) visant une sécurité alimentaire et nutritionnelle de 100 %.

L’étude sur le coût de la faim en Afrique (COHA) évalue les conséquences sociales et économiques de la sous-nutrition infantile et fournit une analyse factuelle du coût de la faim destinée à mettre en place des stratégies d’éradication de la sous-nutrition infantile au sein du pays.

 

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