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Le Laos teste une approche éprouvée pour lutter contre la malnutrition avec l’aide de la Banque mondiale

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© Photo : Banque mondiale

Avec l’aide de la Banque mondiale, le Laos teste une nouvelle approche transversale et basée sur des faits probants pour réduire les retards de croissance dans quatre provinces du nord du payss. Des représentants du ministère de la Planification et des Investissements, du ministère de l’Agriculture, du Génie civil et des Transports, du ministère de la Santé et de la Banque mondiale se sont réunis aujourd’hui afin de discuter de la stratégie à adopter et qui s’appliquera non seulement dans le domaine de la santé, mais également dans celui de la production d’aliments diversifiés, de l’amélioration des conditions d’hygiène et des programmes de sécurité sociale.

La Banque mondiale va modifier des projets en cours et concevoir de nouvelles initiatives dans les domaines de la santé, de la protection sociale, de l’agriculture, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement afin de fournir un soutien ciblé et sur le long terme aux mêmes foyers et villages. Cette stratégie multisectorielle sera initialement lancée dans quatre provinces du Nord où les taux de malnutrition sont élevés : Xieng Khouang, Houaphan, Phongsaly et Oudomxay. Dans certaines de ces régions, jusqu’à 54 % des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de retards de croissance. L’initiative se concentre surtout sur les 1000 premiers jours de vie, la période la plus critique du développement des enfants.

« Nous devons absolument améliorer l’état nutritionnel de nos enfants si nous ne voulons plus appartenir au club des pays les moins développés » déclare le docteur Kikeo Chanthaboury, vice-ministre de la Planification et des Investissements et co-organisateur de l’événement. « Une croissance empreinte de retards n’est pas seulement un problème de santé pour les jeunes enfants mais également un problème pour les ressources humaines futures de notre nation. Nous devons nous assurer que tous les Laotiens peuvent grandir et réaliser tout leur potentiel physique et mental, pour être prêts à affronter les défis et les opportunités à venir. »

Cette nouvelle approche suppose une participation simultanée de plusieurs secteurs aux mêmes lieux pour faire face aux causes immédiates et sous-jacentes des retards de croissance. Des données probantes recueillies de par le monde suggèrent que cette stratégie combinée permet de vaincre la malnutrition chronique.

« Le Laos a connu des taux de croissance économique impressionnants ces dernières années. Afin de maintenir cette croissance, nous devons investir dans le capital humain de la nation. À l’heure actuelle, le coût de la malnutrition est estimé à près de 2,4 % du PIB chaque année » indique Nicola Pontara, directeur du bureau de la Banque mondiale au Laos. « La Banque mondiale est très heureuse de soutenir ce projet dans le cadre duquel le gouvernement a su tirer les enseignements des expériences d’autres pays et les adapter à la situation laotienne afin d’améliorer le bien-être et le capital humain de son peuple. »

La malnutrition est un problème critique qui entrave le développement du Laos. Au niveau national, un tiers des enfants âgés de cinq ans souffrent des effets de retards de croissance. Une malnutrition aiguë peut nuire au développement cognitif et aux résultats scolaires, ce qui peut avoir des conséquences sur la future carrière professionnelle des enfants qui ont alors du mal à trouver du travail et voient leurs chances de sortir de la pauvreté s’amenuir.

La Banque mondiale finance actuellement 16 projets au Laos. Investir dans la population, notamment en luttant contre la malnutrition, est l’un des domaines clés du Cadre de partenariat avec le pays de la Banque mondiale pour la période allant de 2017 à 2021.

 

* Initialement publié par la Banque mondiale. 

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