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Le rapport 2017 de l’évaluation annuelle sur l’assainissement et l’eau potable dans le monde (GLAAS) indique que les financements en matière d’eau, assainissement et hygiène sont insuffisants pour atteindre les objectifs nationaux dans 80 % des pays

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Le 12 avril 2017, un nouveau rapport a été publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au nom d’ONU-Eau, le mécanisme de coordination interinstitutions des Nations Unies pour toutes les questions liées à l’eau douce, y compris l’assainissement. Selon le rapport 2017 d’analyse et d’évaluation annuelles sur l’assainissement et l’eau potable dans le monde (Global Analysis and Assessment of Sanitation and Drinking-Water [GLAAS]) d’ONU-Eau, les pays ont augmenté leur budget pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène de 4,9 % par an en moyenne au cours des trois dernières années. Pourtant, 80 % des pays indiquent que le financement en matière d’eau, assainissement et hygiène (WASH) reste insuffisant pour atteindre les cibles fixées au niveau national pour les services WASH.

Pour atteindre les cibles mondiales des ODD, il faut multiplier par trois les investissements en infrastructures. Cet accroissement des budgets WASH entraînera des effets positifs, non seulement dans le secteur WASH, mais aussi en matière de santé (notamment de nutrition), d’éducation et de développement économique.

Télécharger le rapport (en anglais) : English

Le rapport GLAAS est une initiative d’ONU-Eau dirigée par l’OMS. Les objectifs de cette évaluation sont définis comme suit : surveiller les apports (en ressources humaines et en financement) et l’environnement propice (en matière de lois, plans et politiques, mécanismes institutionnels et de contrôle) nécessaires pour maintenir et étendre à tous les systèmes et services WASH, et en particulier aux groupes les plus vulnérables de la population. Le rapport GLAAS poursuit ces objectifs aussi bien à l’échelle mondiale que régionale par la collecte d’information au niveau des pays et au travers des sources de données existantes.


« L’eau potable et l’assainissement sont essentiels pour le bien-être de l’homme car ils protègent la santé et les moyens de subsistance et contribuent à créer des environnements sains. La consommation d’eau insalubre affecte la santé humaine en entraînant des maladies comme la diarrhée. En outre, les eaux usées non traitées peuvent contaminer l’approvisionnement en eau potable et l’environnement, faisant peser une lourde charge sur les communautés. »

Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé etGuy Ryder, Président d’ONU-Eau, Directeur général de l’Organisation internationale du travail.


Selon les estimations de la Banque mondiale, pour atteindre les cibles mondiales des ODD, les investissements pour les infrastructures doivent tripler et atteindre 114 milliards de dollars (US $) par an, chiffre qui n’inclut pas les coûts de fonctionnement et d’entretien. Alors que le déficit de financement est important, 147 pays ont précédemment clairement montré qu’ils étaient capables de mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre la cible de l’objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire de moitié la proportion de personnes vivant sans accès à des sources d’eau potable améliorées, et 95 pays ont atteint la cible correspondante relative à l’assainissement. Les cibles beaucoup plus ambitieuses des ODD nécessiteront des efforts collectifs, coordonnés et novateurs pour mobiliser des niveaux encore plus élevés de financement provenant de toutes les sources: les taxes, les tarifs (versements et travail des ménages) ainsi que les transferts des donateurs.

The Le rapport GLAAS d’ONU-Eau a été d’abord présenté à l’occasion des réunions de haut niveau de Sanitation and Water for All, en marge des Réunions de printemps du Groupe Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

 

 

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