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Le Sommet sur le capital humain met en lumière la nécessité d’investir dans les premières années de la vie de l’enfant

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early-yearsLe 6 octobre 2016, le Groupe de la Banque mondiale a organisé un Sommet innovant sur le capital humain le jour de l’ouverture de leurs réunions annuelles, pour présenter le dossier d’investissement sur les enfants au cours de leurs premières années de vie afin de stimuler leur croissance et épanouissement dans l’avenir. Les ministres des neuf pays se sont engagés à améliorer les programmes de nutrition, de santé et d’éducation pour les jeunes enfants afin de réduire au maximum le retard de croissance infantile et doter des dizaines de millions de jeunes enfants des capacités dont ils ont besoin pour réussir dans un monde en mutation rapide. Ces pays constituent la première vague de pays censés prendre des engagements similaires au cours des prochaines années pour lutter contre la malnutrition infantile, le manque de stimulation des enfants au moment opportun et leur retard dans l’apprentissage ainsi que d’autres problèmes affectant leur santé et leur épanouissement.

« Une mauvaise nutrition, peu de possibilités d’apprentissage et de stimulation anticipée et des environnements inappropriés freinent littéralement les jeunes enfants et leur font rater les occasions d’apprendre pour gagner de bons salaires plus tard. Mais lorsque les chefs de gouvernement et les ministres des Finances s’engagent à lutter contre le retard de développement et à favoriser le développement du cerveau des enfants, nous pouvons éviter des crises futures dans lesquelles les personnes ne pourraient donner leur maximum et les économies ne pourraient fonctionner à leur optimum ».

Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale

Le Président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim a illustré les dangers de la dénutrition, la sous-stimulation et d’autres menaces pour la santé et le bien-être des jeunes enfants dans un exposé au début de l’événement. Il a souligné que l’investissement dans les premières années de la vie de l’enfant est l’un des meilleurs investissements qu’un pays puisse faire pour briser le cycle de la pauvreté, lutter contre l’inégalité et relancer la productivité plus tard dans la vie.

« Si nos enfants ne sont pas en bonne santé et bien nourris, ils ne seront pas en mesure d’aller à l’école et ils ne seront pas en mesure de bien apprendre ; par conséquent à l’âge adulte, ils ne seront pas en mesure de trouver de bons emplois avec de bons revenus et nous n’aurons pas une société productive, viable et sécurisée. Voilà pourquoi à mon avis ainsi que pour mon gouvernement et pour mon pays, la réduction du retard de croissance de dix pour cent au cours de mon mandat est la priorité sans équivoque ».

S.E. Jimmy Morales, Président du Guatemala et membre du Groupe Principal du Mouvement SUN.

 

Reconnaissant que la nutrition, la stimulation et un environnement sain pour les jeunes enfants améliorent directement l’apprentissage, la santé, le comportement, les revenus et le développement économique national, le premier ministre de la Côte d’Ivoire et les ministres des Finances et de l’économie du Cameroun, de l’Éthiopie, de l’Indonésie, de Madagascar, du Pakistan, du Sénégal et de la Tanzanie ont promis d’ont promis d’entreprendre une fois de retour chez eux, des interventions dynamiques sur un certain nombre de fronts afin de mettre des dizaines de millions d’enfants sur la bonne voie.

Lire le Communiqué de presse de la Banque mondiale

Lire un blog par Donna Barne de la Banque mondiale

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En savoir plus sur l’hôte, Julie Gichuru,

Déclarations des pays

 Louis Paul Motazé, ministre de l’Économie, de la planification et du développement régional

Le gouvernement du Cameroun s’est fermement engagé à investir dans la petite enfance au Cameroun, en vue de rester sur la voie d’un rapide développement économique et social. Nous avons l’intention de réduire le taux de malnutrition chronique chez les enfants âgés de moins de cinq ans, de 32 % à 25 % en 2019.  Pour atteindre ces résultats, nous allons continuer à poursuivre une démarche multisectorielle qui crée des interventions conjointes entre nos programmes d’éducation, de santé, de sécurité sociale avec un accent particulier sur les régions du Nord et de l’Est du pays.

Côte d’Ivoire : Daniel Kablan Duncan, Premier ministre

En mai 2016, nous avons lancé le Plan National multisectoriel pour la nutrition qui mobilisera 470 millions de dollars US pour accroître les investissements en matière de nutrition, avec 70 millions de dollars US comme apport du gouvernement de la Côte d’Ivoire. Les dirigeants doivent garantir l’accès universel aux services essentiels pour le développement des jeunes enfants.

Éthiopie : Ato Abdulaziz Mohammed, ministre des Finances et de la Coopération économique

L’Association internationale de développement (IDA) a été un partisan et partenaire clé dans nos efforts pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés dans nos premières années de mise en œuvre de l’Agenda. Nous avons prolongé le financement d’un projet de santé doté d’une forte composante de nutrition à hauteur de 150 millions de dollars et dans le même ordre d’idées, nous avons besoin de 900 millions de dollars US supplémentaires pour soutenir les premières années de mise en œuvre des volets éducation et protection sociale de l’Agenda. Nous allons compléter ces efforts nationaux avec 600 millions de dollars US à allouer aux services décentralisés pour soutenir les services locaux de santé, d’éducation et d’agriculture.

Indonésie : Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances

L’Indonésie déploie un certain nombre d’efforts pour améliorer les résultats au cours des premières années de mise en œuvre de l’Agenda, notamment un programme de transferts conditionnels d’argent pour inciter le changement de comportement et promouvoir l’épanouissement de l’enfant ; et un fonds destiné à soutenir l’éducation de la petite enfance. L’Indonésie permettra également d’améliorer l’efficacité des institutions grâce à des politiques harmonisées et une meilleure coordination entre les différentes institutions gouvernementales et la société civile.

Madagascar : Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances et du Budget

Nous avons accordé la priorité aux secteurs sociaux, en nous concentrant spécifiquement sur les mesures qui permettront d’améliorer les conditions de vie des mères et des enfants. Le ministère de l’Éducation prépare une nouvelle stratégie pour le secteur de l’éducation qui comprend l’éducation pré-primaire. Nous mettons à l’essai plusieurs types d’interventions visant à réduire la malnutrition chronique. Notre politique de protection sociale comprend les transferts d’argent conditionnels destinés à encourager les enfants à fréquenter l’école et les mères à participer à des activités de stimulation des jeunes enfants.

Pakistan : Waqar Masood Khan, secrétaire aux finances du Pakistan

Le Pakistan prévoit de renforcer le pilotage politique et les mécanismes institutionnels, et de mettre en œuvre à grande échelle des interventions prioritaires de la petite enfance à travers de multiples secteurs clés. Nous prévoyons de cibler l’innovation et les partenariats avec le secteur privé en utilisant le financement public et d’engager un financement accru du gouvernement.

Tanzanie : Philip Isdor Mpango, ministre des Finances et de la Planification de la Tanzanie

Le Fonds d’action sociale de la Tanzanie fournit des transferts d’argent conditionnels aux plus pauvres représentant 15 % des ménages pour promouvoir les soins prénatals et la scolarisation pré-primaire. Nous nous servons également du financement axé sur les résultats pour améliorer les résultats en matière de nutrition, ainsi que des initiatives novatrices de financement pour dynamiser le secteur privé, notamment Power of Nutrition.

Sénégal : Amadou Ba, ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal

Investir dans la petite enfance au Sénégal va générer des rendements grâce à une meilleure efficacité interne et externe dans l’

Investir dans la petite enfance au Sénégal va générer des rendements grâce à la meilleure efficacité interne et externe dans l’éducation ; la productivité améliorée, les ressources humaines du pays, l’employabilité et l’augmentation des revenus à long terme, entraînant ainsi une croissance économique, plus durable et davantage bénéfique pour tous.

Développement de la petite enfance à la Banque mondiale

Le développement de la petite enfance (DPE) occupe une place importante dans la Stratégie d’éducation 2020 du Groupe de la Banque mondiale, qui fixe l’objectif d’apprentissage pour tous à travers trois piliers : Investir tôt, Investir intelligemment, Investir pour tous. Le développement de la petite enfance est également une forte composante de la santé et de la nutrition de la Banque mondiale, et des stratégies de protection sociale. La Banque mondiale élargit sa connaissance globale du développement de la petite enfance grâce à des recherches intenses et une évaluation d’impact. Récemment, le Groupe de la Banque mondiale a publié un nouveau guide, pour les décideurs et les praticiens portant sur la façon d’investir dans la petite enfance, intitulé Intensifier le développement de la petite enfance. Ce guide recense 25 interventions essentielles qui couvrent les secteurs de l’éducation, la santé, la nutrition, l’eau, l’assainissement et de la protection sociale. Le Groupe de la Banque mondiale a également lancé un cours d’apprentissage en ligne sur les stratégies pour aider les enfants à prendre un bon départ.

 

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