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L’éradication de la faim et la bonne santé vont de pair. Soyons #HealthyNotHungry!

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

Healthy not Hungre

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Photo : Twitter/@JamieOliver

Au cours du Forum économique mondial de 2017 à Davos, en Suisse, le Programme alimentaire mondial a lancé la campagne #Healthy Not Hungry (#Santé sans faim) qui vise à accélérer les progrès pour l’atteinte de l’Objectif 2 : Faim Zéro et l’Objectif 3 : Bonne santé et bien-être. La campagne Healthy Not Hungry est une initiative conjointe du Programme alimentaire mondial (PAM), du Projet Everyone et de l’UNICEF. Elle met l’accent sur la relation étroite entre l’éradication de la faim et la capacité de vivre une vie saine, active et épanouie.

L’éradication de la faim et la bonne santé vont de pair : Un monde affamé ne sera jamais un monde en bonne santé.

La recette de campagne #HealthyNotHungry comporte cinq ingrédients principaux :

  • Privilégier les plus défavorisés pour sauver et changer la vie des deux milliards de personnes les plus pauvres ;
  • Faciliter l’accès des fermes vers les marchés pour que chacun ait à sa disposition des aliments nutritifs et abordables ;
  • Réduire le gaspillage des aliments pour que tous les aliments produits atteignent les plats de ceux qui en ont besoin ;
  • Encourager la culture des variétés durables pour augmenter la valeur nutritive des régimes alimentaires et soutenir les agriculteurs cultivant des variétés locales ;
  • Faire de la nutrition une priorité, à commencer par les 1000 premiers jours de vie, pour lutter contre le retard de croissance et promouvoir un développement sain chez tous les enfants.

En savoir plus sur les cinq étapes.

L’ingrédient secret : les chefs

Dans le cadre de la campagne, le Programme alimentaire mondial engage des hommes et des femmes qui travaillent quotidiennement dans l’alimentation et qui se soucient de la production et de la consommation des repas sains et durables : des chefs! Plus de 20 chefs du monde entier ont répondu avec enthousiasme à l’appel et les chefs des pays SUN à savoir le Burkina Faso, le Guatemala, le Kenya et le Pérou ont promis de soutenir la campagne #HealthyNotHungry.

Le Chef Abegan du Burkina Faso, juge à la toute première émission de télévision pan-africaine de cuisson  » Star Chef « , a donné le coup d’envoi de la campagne en préparant le déjeuner dans une école locale à Dori, la capitale de la région du Sahel. Dori abrite également le projet innovant Projet Lait du Programme alimentaire mondial, qui permet aux producteurs laitiers locaux de commercialiser leurs produits dans les programmes d’alimentation scolaire. En savoir plus.

Le Chef Quintana du Guatemala a organisé un dîner #HealthyNotHungry dans son restaurant Quintana Bistrot à Guatemala pour sensibiliser sur l’importance des systèmes alimentaires durables pour le développement.

Le Chef Jethwa du Kenya  a accueilli un dîner #HealthyNotHungry dans l’un de ses restaurants à Nairobi, le Seven Lounge & ; Gril.

Et le Chef Acurio du Pérou a organisé un dîner #HealthyNotHungry à Lima, qui lui a également servi d’occasion de lancement de sa campagne Food Revolution au Pérou. L’objectif de cette campagne est de préconiser des régimes sains et diversifiés et des repas faits maison. L’un des principaux thèmes de dîner était la malnutrition infantile et l’anémie, et le chef Acurio a proposé un menu dont les composants permettent de résoudre ces problèmes à travers des systèmes alimentaires durables. Le dîner a eu lieu au restaurant du Chef à Lima, Astrid & Gaston.

En savoir plus sur les chefs partenaires.

Dîners de la campagne #HealthyNotHungry

En s’appuyant sur ces nouveaux partenariats, au cours des trois premières semaines de janvier, le Programme alimentaire mondial organise une série de 12 dîners dans autant de pays. De la ville de Guatemala à Johannesburg et à Tokyo, les dirigeants, les personnalités influentes, les célébrités, la société civile et les activistes se réuniront pour dîner avec des repas durables cuisinés par des chefs locaux bien connus, et discuter des mesures à prendre pour l’éradication de la faim. Les chefs ont été mis au défi de créer des repas pouvant inspirer des interventions lors des dîners dont l’objectif est la sensibilisation sur l’importance de la diversité diététique. Consciente du fait que les systèmes alimentaires ont aujourd’hui ignoré la grande majorité des 30 000 plantes comestibles du monde et que 60 % de toutes les kilocalories consommées proviennent du blé, du maïs, du riz et des pommes de terre, le Programme alimentaire mondial a demandé à chaque chef de préparer des plats avec les quatre aliments de base mais également avec des ingrédients des 29 996 autres espèces non régulièrement consommées par la population mondiale.

Données sur le prix d’un dîner chaud

À travers le projet Hot dinner data (« Données sur le prix d’un dîner chaud »), le Programme alimentaire mondial a montré comment un simple bol de nourriture au Malawi coûte beaucoup plus cher qu’à Davos lorsque le coût du repas en pourcentage du revenu journalier moyen d’une personne est mesuré. Le Programme alimentaire mondial a constaté qu’en proportion des revenus, les populations des pays en développement pouvaient payer jusqu’à 100 fois plus que celles des pays riches pour une même assiette d’aliment de base. Lorsque les facteurs tels que l’adversité du milieu et les conflits sont pris en compte, le coût peut être jusqu’à 300 fois plus élevé.

Prenez un bol de ragoût de haricots, un repas chaud et nutritif consommé à travers les régions et les cultures. Ce repas coûterait à une personne en Suisse seulement 0,41 pour cent de son revenu quotidien, soit 0,88 franc suisse (CHF) ou moins qu’un dollar américain. Une personne au Malawi, quant à elle, aurait besoin de dépenser 41 pour cent de son revenu quotidien pour pouvoir manger le même repas. En devise suisse, cela se traduirait par 86,53 CHF, soit 100 fois plus que le coût réel en Suisse. En savoir plus.


L’analyse de Hot Dinner Data a pour but de présenter les choses sur une nouvelle perspective qui illustre les fortes différences de pouvoir d’achat entre le riche et le pauvre lorsqu’ils essaient chacun de satisfaire ses besoins alimentaires de base, c’est un rappel que l’accès à une alimentation nutritive à un prix abordable devrait être un droit pour tous ».

Arif Husain, économiste en chef au Programme alimentaire mondial.


Comment participer

Envie de se rallier à la campagne #HealthyNotHungry ? Le défi consiste à préparer un repas nutritif à base d’ingrédients locaux durables, en évitant les quatre cultures vivrières dominantes à savoir le blé, le riz, les pommes de terre et le maïs ; et de diffuser quelques informations sur votre dîner en utilisant le hashtag #HealthyNotHungry.

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