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Les brigades nutritionnelles au Guatemala dépistent la malnutrition dans les communautés isolées

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

© OCHA/E.M. Barillas

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH) et ses partenaires du secteur humanitaire ont saisi l’occasion d’une mission dans le département guatémaltèque de Huehuetenango fin août pour voir de leurs propres yeux le travail effectué par les « brigades nutritionnelles » et s’associent à leurs appels à aider les ménages touchés par l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

Ces dernières années, les niveaux d’insécurité alimentaire et de malnutrition aiguë au Guatemala ont augmenté, non seulement dans la région touchée par la sécheresse appelée « Corridor sec », mais aussi dans d’autres départements qui présentent des taux de pauvreté et de sous-développement élevés. Cinquante-neuf pour cent de la population (10 millions de personnes) vit actuellement dans la pauvreté, un chiffre qui passe à 77 % dans les zones où vivent des populations autochtones. La moitié des enfants de moins de 5 ans au Guatemala souffrent de  malnutrition chronique.

Le département de Huehuetenango, situé dans les hautes terres de l’ouest du Guatemala, a été choisi pour le versement d’une  allocation  du  Fonds central d’aide d’urgence des Nations unies  (CERF), qui a permis des interventions spécifiques, notamment dans les secteurs de l’aide alimentaire, de la nutrition, de la santé, de l’agriculture, de la violence basée sur le genre, de la protection des femmes et des filles, et de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

La pandémie de COVID-19 a aggravé l’insécurité alimentaire. Selon l’ Aperçu des besoins humanitaires (Humanitarian Needs Overview)  publié en mars 2020, avant le début de la pandémie, quelque 2,3 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire au Guatemala. Les estimations du Cluster Sécurité alimentaire indiquent que l’insécurité alimentaire touche désormais quelque 461 000 familles (environ 2,8 millions de personnes) en raison de la perte des moyens de subsistance, de l’impact sur les revenus provenant des fonds envoyés depuis l’étranger, du travail informel affecté par les restrictions, de l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de la baisse des exportations agricoles et non agricoles. L’aggravation de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans est particulièrement préoccupante. Bien que toutes les données ne soient pas disponibles, on estime que le rebond pourrait atteindre entre 40 et 50 % en 2019.

Les brigades nutritionnelles, qui ont été créées par le Cluster Nutrition au Guatemala sous la direction du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et d’Action contre la faim, se rendent dans les communautés ciblées et effectuent des visites à domicile, principalement dans les régions reculées, afin de dépister les enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition. Elles comprennent généralement une infirmière, un nutritionniste et un travailleur social, ainsi que des agents du ministère de la Santé et des agences des Nations Unies.

Allant d’une communauté à l’autre, les brigades appliquent une série d’actions, en commençant par l’inscription de l’enfant, au cours de laquelle elles examinent les cartes d’assurance-maladie pour vérifier les données concernant l’enfant ainsi que la mère. Elles prennent également des mesures anthropométriques, notamment la mesure du tour du bras de l’enfant à mi-hauteur pour déterminer s’il souffre de malnutrition aiguë ou s’il est menacé de malnutrition.

Les brigades prennent également des mesures de taille et de poids, si nécessaire, et analysent les signes cliniques de malnutrition. Elles fournissent également des conseils nutritionnels sur l’allaitement et sur une alimentation saine.

La stratégie conçue par le Cluster Nutrition pour lutter contre la malnutrition aiguë au Guatemala a été approuvée et adoptée par le ministère de la Santé et le Système national de sécurité alimentaire et nutritionnelle, pour lesquels le Cluster élabore actuellement des directives et des manuels sur la création et la formation des brigades. Quelque 45 brigades supplémentaires opèrent maintenant dans d’autres départements qui ne sont pas couverts par le CERF, avec le soutien d’Oxfam, d’Action contre la faim et du PAM.

Lire l’article complet sur le site web du BCAH

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