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Les dirigeants africains appellent à l’action pour mettre fin à la malnutrition d’ici 2025

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Les pays africains ont fait des progrès dans l’éradication de la malnutrition et des retards de croissance, mais ils doivent faire plus pour atteindre les objectifs des Nations unies en matière de malnutrition d’ici 2025. Tel était le principal message d’une réunion qui s’est tenue au cours du 33e Sommet de l’Union africaine.

Parmi les intervenants à une réunion des Dirigeants africains pour la nutrition (ALN) figuraient les chefs d’État de Madagascar, de Côte d’Ivoire et de Sierra Leone, les ministres de la Santé de ces pays ainsi que M. Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Les dirigeants ont reconnu l’ampleur du défi mais ont fait preuve d’un certain optimisme. « Nous sommes capables de vaincre la faim en Afrique », a déclaré le président de Madagascar, Andry Rajoelina, l’un des cinq ambassadeurs des Dirigeants africains pour la nutrition. « J’appelle tous nos partenaires à continuer à travailler avec nous pour lutter contre la faim et la malnutrition. »

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déclaré que les dirigeants devraient aller plus loin. « J’ai proposé que l’UA se concentre sur la lutte contre la malnutrition comme thème pour 2021 », a-t-il déclaré.

Le retard de croissance a diminué de huit points de pourcentage en Afrique depuis l’an 2000, ce qui constitue une avancée par rapport à l’un des objectifs de l’ONU pour 2025. Les pays africains ont également fait de grands progrès vers la réalisation de l’objectif visant à ce que 50 % des enfants du monde entier soient nourris exclusivement au sein pendant les six premiers mois de leur vie. Les autres objectifs sont les suivants : enrayer l’épidémie d’obésité, réduire l’anémie chez les femmes en âge de procréer, réduire l’insuffisance pondérale à la naissance et diminuer l’émaciation.

L’ALN, un partenariat de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement, rassemble des chefs d’État, des ministres des Finances et d’autres dirigeants pour accroître la sensibilisation et renforcer la responsabilisation et les investissements des gouvernements africains visant à mettre fin à la malnutrition chez les enfants.

La réunion de l’ALN, qui s’est tenue samedi à Addis-Abeba, a permis de faire le point sur les résultats obtenus en préparation du Sommet de la nutrition pour la croissance qui se tiendra à Tokyo en décembre.

Akinwumi Adesina a présenté les initiatives de la Banque et de l’Union africaine visant à réduire la malnutrition, telles que le Tableau de bord de suivi de la responsabilisation en matière de nutrition à l’échelle du continent, qui offre aux dirigeants africains un aperçu des progrès et des lacunes en matière de nutrition.

 

Dans son discours d’ouverture, Akinwumi Adesina a souligné le paradoxe de la malnutrition en Afrique : « Nous avons 65 % des terres arables non cultivées restantes dans le monde. Nous avons une abondance d’eau douce et environ 300 jours de soleil par an. Il n’y a aucune raison que quiconque souffre de la faim », a déclaré le président de la Banque.

La réunion a également proposé des recommandations aux gouvernements pour renforcer les résultats en matière de nutrition en Afrique : promouvoir une approche multisectorielle, positionner la nutrition au sein des systèmes alimentaires et dépenser davantage pour lutter contre la malnutrition. Outre Andry Rajoelina, les Ambassadeurs actuels de la nutrition sont le roi Letsie III du Lesotho, qui s’est adressé à la réunion par vidéo, Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso, Rebecca Akufo-Addo, la première dame du Ghana et le professeur Howarth Bouis de HarvestPlus.

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