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Les Nations Unies débloquent des fonds d’urgence pour aider à éviter la famine dans des pays à haut risque

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

(c) OCHA/Maryam Ibrahim

Les Nations Unies ont débloqué 100 millions de dollars US de fonds d’urgence afin d’écarter le risque de famine dans sept pays les plus menacés par une épidémie de faim alimentée par les conflits, le déclin économique, les changements climatiques et la pandémie de COVID-19.

Mark Lowcock, chef du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a déclaré que 80 millions de dollars US seraient répartis entre l’Afghanistan, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo, le Nigeria, le Soudan du Sud et le Yémen, qui recevrait la plus grosse tranche de 30 millions de dollars US.

Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars US a été mis de côté pour l’Éthiopie, où les sécheresses pourraient aggraver une situation déjà fragile.

La perspective « obscène » d’une famine devenue monnaie courante

« La perspective d’un retour dans un monde où les famines sont monnaie courante serait déchirante et obscène dans un monde où il y a plus qu’assez de nourriture pour tout le monde », a déclaré M. Lowcock dans un communiqué.

« Les famines entraînent des morts atroces et humiliantes. Elles alimentent les conflits et la guerre. Elles déclenchent des déplacements de masse. Leurs conséquences sur un pays sont dévastatrices et durables. Le glissement vers la famine ne peut être considéré comme un effet secondaire inévitable de cette pandémie. Si cela arrive, c’est parce que le monde a permis que cela se produise. »

Le déblocage de fonds en provenance du Fonds central pour les interventions d’urgence des Nations Unies (CERF) était le moyen le plus rapide et le plus efficace de soutenir les efforts de prévention de la famine, avec un risque réel de famine dans certaines régions du Burkina Faso, du nord-est du Nigeria, du Soudan du Sud et du Yémen, indique le communiqué de l’OCHA. La dernière famine a été déclarée en 2017 dans certaines régions du Soudan du Sud.

Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM) a déclaré que le monde traversait une période de turbulences. « C’est pourquoi nous devons nous concentrer davantage et intensifier nos efforts pour éviter les icebergs, tels que la famine, l’inanition, la déstabilisation et la migration », a écrit M. Beasley dans un tweet.

« Un retour de flamme » : article d’opinion commun

Dans un article d’opinion publié en ligne par le journal Times (Londres) mardi, M. Lowcock et M. Beasley ont écrit que la plus grande réussite de l’humanité avait été de reléguer aux oubliettes la famine. « Mais les effets de la pandémie et des mesures de confinement qui y sont associées (baisse des revenus, hausse des prix des denrées alimentaires) ont produit un retour de flamme. Laissez ce feu s’installer et des millions d’enfants vont mourir », ont-ils écrit.

« Quand les membres du Comité Nobel ont décerné le prix Nobel de la paix au PAM, ils ont déclaré souhaiter tourner les yeux du monde vers les millions de personnes qui souffrent de la faim ou sont menacées par celle-ci. « Nous sommes entièrement d’accord avec eux. Lorsque plus d’un quart de milliard de personnes vacillent au bord d’une falaise, ce n’est pas le moment de détourner le regard, et encore moins de s’éloigner. »

 

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