SUN Newsletter
Home / Actualités / Les pays ne parviennent pas à endiguer la hausse de l’obésité infantile, selon le premier atlas mondial

Les pays ne parviennent pas à endiguer la hausse de l’obésité infantile, selon le premier atlas mondial

  |   Réseau de la société civile SUN, Réseau des pays SUN

Le premier atlas mondial sur l’obésité infantile publié par la Fédération mondiale contre l’obésité (WOF) révèle qu’aucun pays n’a pas plus de 50 % de chances d’atteindre son objectif d’enrayer la hausse de l’obésité infantile.

Après avoir convenu lors de l’Assemblée mondiale de la Santé en 2013 que les pays devraient veiller à ce que leurs taux d’obésité infantile ne soient pas plus élevés en 2025 qu’en 2010-2012, les dernières analyses des tendances observées dans 196 pays montrent que huit pays sur 10 (156 pays) ont moins de 10 % de chances d’atteindre leur objectif.

« L’augmentation spectaculaire du nombre d’enfants touchés par l’obésité est due aux économies émergentes, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine », a déclaré Tim Lobstein, directeur des politiques de la WOF et coauteur du rapport. « Alors que l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se stabilisent à des niveaux élevés, le reste du monde rattrape rapidement son retard et, dans le cas de certains petits pays fortement dépendants des importations alimentaires, dépasse désormais les niveaux observés en Occident. »

Que nous dit l’atlas ?

L’atlas présente des données pour chaque pays en fonction des niveaux actuels et prévus d’obésité chez les enfants, des facteurs de risque et de l’existence de politiques publiques de lutte contre l’obésité, telles que la restriction de la commercialisation des aliments aux enfants, la promotion de l’activité physique et la définition de lignes directrices nationales en faveur d’une alimentation saine. Sur la base de ces facteurs, l’atlas attribue à chaque pays un score pour le risque d’obésité infantile.

Il faut passer à l’action

Les gouvernements se sont engagés à plusieurs reprises à lutter contre l’obésité infantile, la dernière fois à l’occasion de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles organisée en 2018. Malgré cela, bien que des progrès aient été réalisés en certains endroits, les mesures globales visant à appuyer les engagements ont été faibles. Par exemple, 70 % des pays n’ont toujours pas mis en place de politiques visant à limiter la commercialisation des aliments aux enfants.

« L’atlas indique clairement que les pays doivent passer à l’action », a noté Johanna Ralston, directrice générale de la WOF. « Comme pour la crise climatique, nous sommes face à un grave échec des gouvernements à respecter et à protéger les droits de nos enfants à une bonne santé aujourd’hui et à l’avenir. Le réchauffement de la planète et l’obésité infantile souffrent tous deux d’un manque de leadership de la part des gouvernements et d’un environnement commercial hostile réfractaire au changement. Nous savons que nous pouvons faire mieux, et nous devons le faire. »

 

Atlas sur l’obésité infantile – Téléchargement (uniquement disponible en anglais)

Post A Comment

No Comments