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Les systèmes alimentaires du futur : pour les populations, notre planète et la prospérité. Un nouveau rapport du GLOPAN

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

Le Panel mondial sur l’agriculture et les systèmes alimentaires pour la nutrition a annoncé le lancement de son nouveau rapport, Les systèmes alimentaires du futur : pour les populations, notre planète et la prospérité. 

Le rapport, rédigé par une équipe internationale indépendante d’experts de premier plan,  formule des recommandations concrètes sur les prochaines mesures pratiques à adopter  pour engager un processus de transition des systèmes alimentaires  vers la protection de la santé de l’être humain et de la planète. Il appelle à une action urgente, de la part des dirigeants et des décideurs du monde entier, pour transformer les systèmes alimentaires afin qu’ils offrent à tous une alimentation saine et durable.

Fruit de deux  ans de travail, ce rapport fait la synthèse des dernières connaissances scientifiques et politiques sur la transformation des systèmes alimentaires. Il précise qui doit faire quoi au sein des gouvernements, du secteur privé, des partenaires de développement, de la société civile et au niveau des citoyens, afin que chacun ait accès à des régimes alimentaires sains, disponibles et abordables, qui soient adaptés et fournis de manière durable, en respectant les limites planétaires. Le rapport s’adresse principalement aux décideurs des pays à revenu faible et intermédiaire, mais ceux-ci ne peuvent à eux seuls relever les défis mondiaux. Dans un monde fortement interconnecté, les pays à revenu élevé doivent également agir sans délai, en particulier lorsque leurs propres décisions ont des répercussions à l’échelle mondiale .

S.E. M. John Kufuor, coprésident du Panel mondial et ancien président du Ghana, a souligné : « Nos systèmes alimentaires sont fragiles, nuisent à notre environnement et sont à l’origine de malnutrition, de problèmes de santé et de décès prématurés. » En recommandant ce rapport aux gouvernements du monde entier , il a ajouté  : « La situation semble sombre, mais le Panel mondial estime qu’elle peut être inversée grâce à une volonté politique renouvelée, un engagement soutenu et un véritable leadership. »

On estime à 3 milliards le nombre de personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une alimentation saine. Plus de 200 millions d’enfants de moins de 5 ans doivent s’accommoder d’une alimentation insuffisante au quotidien. Des régimes alimentaires inadaptés créent également une pression croissante sur les systèmes de santé. Au moins 11 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l’alimentation, notamment d’accidents vasculaires cérébraux, de maladies cardiovasculaires et de diabète.

Les systèmes alimentaires représentent également un facteur clé des dommages environnementaux. Dans le même temps, ils sont menacés par les dommages environnementaux auxquels ils contribuent eux-mêmes. L’innovation agricole qui a permis des progrès incroyables dans la production alimentaire doit maintenant dépasser la vision du XXe siècle : il ne s’agit plus seulement d’alimenter la population mais de lui apporter une nutrition adaptée.

La pandémie deCOVID-19 a également révélé les faiblesses systémiques et la fragilité des systèmes alimentaires, déjà de plus en plus menacés par le changement climatique et l’aggravation de la dégradation de l’environnement.

Le rapport, financé par le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO), décrit comment renverser la situation,  pour promouvoir et protéger la santé des êtres humains et de la planète, les emplois et la prospérité ainsi que pour prévenir les cycles intergénérationnels de pauvreté et d’inégalité.

Wendy Morton, députée et Sous-secrétaire d’Etat parlementaire au FCDO,  a salué la publication du rapport. Elle a déclaré : « La consommation d’aliments de mauvaise qualité est un facteur clé de toutes les formes de malnutrition et le plus grand contributeur à la charge de morbidité mondiale. » « Le Royaume-Uni reste déterminé à s’attaquer à la mauvaise nutrition et à  la nécessité de reconstruire en mieux, après le Covid-19 , et de veiller à ce que les systèmes alimentaires apportent un triple avantage pour les populations, la planète et la prospérité », a-t-elle ajouté.

Nos systèmes alimentaires, et les régimes alimentaires associés, causent des dommages considérables à notre santé et à la planète, et manquent de résilience aux chocs, qu’ils soient dus à des pandémies ou au changement climatique. Ancré dans la réalité, le rapport identifie les difficiles compromis qui doivent être faits, les défaillances des politiques et les coûts de la transition. S’il reconnaît que le coût de la mise en place d’un régime alimentaire sain pour chaque individu au quotidien sera important,  le rapport montre que le coût de l’inaction sera infiniment plus élevé. Surtout, il décrit les avantages de mesures énergiques en termes de millions de nouveaux emplois, une réduction de la charge économique liée aux problèmes de santé et des coûts pour les systèmes de santé, et des gains substantiels obtenus en évitant les dommages mondiaux causés par le changement climatique.

Le Dr Agnes Kalibata, Envoyée spécial pour le Sommet sur les systèmes alimentaires de 2021 et membre du Panel mondial, a déclaré :  « Le Sommet sur les systèmes alimentaires des Nations Unies de 2021 est une  occasion clé de faire avancer les recommandations de ce rapport, de convenir de mécanismes intergouvernementaux, de parvenir à un consensus scientifique et d’écouter la voix de  ceux qui vivent dans les pays à revenu faible et intermédiaire. »  

Téléchargez le rapport Foresight 2.0

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