SUN Newsletter
Home / Actualités / Madagascar s’engage à réduire la prévalence du retard de croissance chez les enfants grâce à un nouveau programme transformateur échelonné sur 10 ans

Madagascar s’engage à réduire la prévalence du retard de croissance chez les enfants grâce à un nouveau programme transformateur échelonné sur 10 ans

  |   Réseau des donateurs SUN, Réseau des pays SUN

En décembre 2017, le gouvernement de Madagascar et la Banque mondiale ont lancé un programme ambitieux qui soutiendra la mise en œuvre de mesures visant à réduire la prévalence du retard de croissance chez les enfants (taille insuffisante pour l’âge de l’enfant) en suivant une approche-programme à phases multiples. Le Programme d’amélioration des résultats en matière de nutrition, qui s’échelonnera sur une période de 10 ans, a été approuvé par la Banque mondiale. L’Association internationale de développement (IDA) investira jusqu’à 200 millions de dollars US dans sa mise en œuvre.

Avec un enfant sur deux présentant un retard de croissance, la malnutrition chronique reste à Madagascar le plus grand obstacle à la réalisation du potentiel de l’enfant, au développement du capital humain et à la croissance économique du pays à long terme. Les coûts annuels associés à la malnutrition représentent 7 à 12 % de son PIB. Le retard de croissance, qui constitue un indicateur d’alerte, est la conséquence d’un ensemble de problèmes complexes : une alimentation peu variée, un accès limité aux services de santé, une eau et un assainissement de mauvaise qualité, et des comportements alimentaires nuisibles pendant la grossesse et la petite enfance.

 


« Le gouvernement se donne pour objectif de réduire le taux de retard de croissance de 47 % à 38 % d’ici à 2021. Nous nous félicitons que, dans le cadre de notre Plan d’action national de nutrition, le ministère de la Santé et le Bureau national pour la nutrition aient élaboré ensemble un programme d’investissements locaux. Celui-ci permettra de garantir que les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans bénéficient, au sein de leur communauté, du soutien nécessaire pour que les enfants puissent prendre le meilleur départ possible dans la vie, réaliser leur plein potentiel et contribuer au développement de notre pays. Nous sommes certains que les nouvelles stratégies mises en place par le gouvernement, le financement assuré par l’Association internationale de développement (IDA) et l’engagement grandissant des partenaires du développement donneront un élan historique au plan de nutrition de Madagascar. »

M. Solonandrasana Olivier MAHAFALY, Premier ministre de la République de Madagascar


Ce programme est conçu pour atteindre près de 75 % des enfants de moins de 5 ans, en commençant par les 8 régions qui présentent les taux de retard de croissance les plus élevés, puis en se déployant progressivement sur 15 régions. Le programme devrait permettre de réduire le nombre d’enfants présentant un retard de croissance de 30 % dans les régions ciblées d’ici à 2028, donnant ainsi à 600 000 enfants malgaches de meilleures chances de s’épanouir.

« À Madagascar, tous les éléments nécessaires pour soutenir des programmes efficaces dédiés à la petite enfance sont en place ou en passe de l’être. Nous sommes à présent ravis de les transformer en un partenariat à long terme qui jette les bases solides du développement du capital humain, de la prospérité des familles et des perspectives économiques globales de la nation », a déclaré M. Keith Hansen, vice-président de la Banque mondiale pour le développement humain et membre du Groupe principal du Mouvement SUN, qui s’est rendu à Madagascar en juin 2017. « Investir durablement dans les populations n’est pas seulement une bonne chose, c’est clairement une démarche intelligente. »

Nouvelle initiative récemment approuvée par la Banque mondiale, l’Approche-programmeà phases multiples permettra au pays de structurer un engagement à long terme, substantiel ou complexe autour d’un ensemble de plus petites opérations (ou phases) reliées entre elles, dans le cadre d’un seul programme. Cette approche novatrice invite à davantage d’apprentissage et d’adaptation pour garantir que les opérations soient plus sensibles aux circonstances changeantes du pays. Elle favorise la prise en compte plus rapide des expériences au sein de chaque phase, ainsi que d’une phase à l’autre pour maximiser les résultats. Les phases suivantes du programme seront préparées comme autant d’opérations séparées qui respectent rigoureusement toutes les politiques de la Banque mondiale applicables en matière d’examen de la gestion, d’évaluation fiduciaire, d’évaluation des politiques de sauvegarde environnementale et sociale, d’information du public en temps opportun et de consultation des personnes affectées.

 

Le programme comprend plusieurs phases qui se recoupent. La première, qui bénéficie d’une allocation de 80 millions de dollars US versée par l’Association internationale de développement (IDA) et d’une allocation de 10 millions de dollars US du fonds d’affectation Power of Nutrition, est échelonnée sur une période de cinq ans. Le programme commencera par renforcer la mise en œuvre d’un ensemble de mesures de grand impact en matière de nutrition et de santé, connues pour réduire le retard de croissance, notamment la distribution de suppléments en micronutriments et la promotion de l’allaitement maternel.

Le programme se donne pour objectif premier de déployer un ensemble de mesures nutritionnelles de grand impact axées sur les 1 000 premiers jours (de la conception au deuxième anniversaire de l’enfant). Une bonne nutrition pendant les « 1 000 premiers jours de vie » a des répercussions majeures sur la croissance de l’enfant, sa capacité à apprendre et son épanouissement.

 

Informations connexes

Improving Nutrition Outcomes using the Multiphase Programmatic Approach Project (Projet d’amélioration des résultats en matière de nutrition selon une approche-programme à phases multiples) (Banque mondiale)
• Profil pays de Madagascar (2017) – English | Français | Español

[

Post A Comment

No Comments