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Notre nourriture à l’ère de l’anthropocène : rapport de la Commission EAT-Lancet sur une alimentation saine issue d’une production durable

  |   Réseau de la société civile SUN, Réseau du secteur privé SUN

La Commission EAT-Lancet sur l’alimentation, la planète et la santé rassemble plus de 30 scientifiques de renom du monde entier afin d’aboutir à un consensus scientifique sur la définition de ce qu’est une alimentation saine issue d’une production durable.

Les systèmes de production alimentaire peuvent être des leviers puissants d’optimisation à la fois de la santé humaine et de la durabilité de notre environnement. Cependant, nos choix actuels menacent aussi bien notre santé que l’environnement. La Commission EAT-Lancet relève le défi de trouver une solution pour fournir à une population mondiale toujours croissante un régime alimentaire sain tout en définissant des systèmes de production alimentaire durables minimisant la dégradation de notre planète.

La Commission décrit, de manière quantitative, un régime alimentaire de référence sain universel, reposant sur une consommation plus abondante d’aliments sains (légumes frais, fruits, céréales complètes, légumineuses et fruits à coque) et sur une réduction des apports en aliments mauvais pour la santé (viande rouge, sucre et céréales raffinées). Ce régime de référence serait bénéfique pour la santé et accroîtrait également les chances de réaliser les Objectifs de développement durable. Il est défini sur la base de données scientifiques précises, dans le cadre d’un espace de mise en œuvre sûr au sein de six processus clés du système terrestre, dans le but d’éviter la dégradation de la planète.

La Commission EAT-Lancet a publié des objectifs scientifiques pour orienter une transformation urgente de notre manière de manger et de produire nos aliments et mettre en place un système de production durable pour les êtres humains et la planète. Rédigé par 37 experts de la santé, de la durabilité environnementale, des systèmes alimentaires, de l’économie et de la gouvernance politique, ce rapport nous explique qu’il est possible de nourrir la population mondiale croissante en aliments sains et produits durablement sans détériorer la planète mais pour ce faire, il faut procéder à des changements radicaux.

Avec 3 milliards de personnes souffrant de malnutrition dans le monde et un système de production alimentaire qui dégrade notre planète jour après jourla publication du rapport de la Commission EAT-Lancet sur l’alimentation saine issue de production durable arrive à point nomméLa bonne nouvelle est qu’une transformation des habitudes alimentaires de par le monde, une amélioration des systèmes de production et une réduction du gâchis alimentaire peuvent fournir des régimes alimentaires sains et durables à une population qui aura atteint les 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Les résultats servis sur un plateau 

Le rapport indique clairement de quoi se compose un régime alimentaire durable : essentiellement de plantes avec une faible quantité d’aliments d’origine animale, de céréales raffinées, d’aliments hautement transformés ou de sucres ajoutés. Pour aboutir à un régime de ce type, la consommation mondiale d’aliments tels que la viande rouge et le sucre devra diminuer de 50 % tandis celle de fruits à coque, de fruits, de légumes frais et de légumineuses doit doubler.

Les apports indiqués dans le tableau ci-dessus visent à prendre en compte les différents types d’aliments, systèmes agricoles, traditions culturelles et préférences alimentaires individuelles (régime végétarien ou végane par exemple).

Même s’il s’agit ici d’objectifs scientifiques à l’échelle mondiale, ils varient au niveau local pour prendre en compte les habitudes alimentaires, les systèmes de production alimentaire et la production de déchets dans chaque pays. Par exemple, les pays d’Amérique du Nord mangent presque 6,5 fois plus que la quantité recommandée de viande rouge tandis que les pays d’Asie du Sud-Est mangent seulement la moitié de la quantité recommandée. De ce fait, les initiatives à mettre en œuvre pour encourager des régimes alimentaires sains basés sur une production durable sont différentes d’un pays à un autre.

Les recommandations ci-avant garantissent à la fois une bonne nutrition et une durabilité environnementale. En ce qui concerne la nutrition, les habitudes alimentaires détaillées amélioreraient l’apport en nutriments et micronutriments essentiels. De même, le système de production alimentaire nécessaire pour soutenir un régime alimentaire sain peut être mis en œuvre dans les limites planétaires en termes d’utilisation des terres, de nutriments, d’eau potable, de perte de biodiversité et de changement climatique, et il peut être intensifié de manière durable pour nourrir une population mondiale croissante.

 

Ressources utiles

• Notre nourriture à l’ère de l’anthropocène : rapport de la Commission EAT-Lancet sur une alimentation saine issue d’une production durable – En anglais (PDF)

• Résumé du rapport – En anglais | En français | En espagnol | En arabe | En russe 

• Visionnez la vidéo du lancement à Oslo, en Norvège – Facebook LIVE

Liste mise à jour des lancements mondiaux

• Commission EAT-Lancet : alimentation, planète, santé – SDG2 Advocacy Hub

 

Lancements mondiaux du rapport EAT-Lancet

 

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