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Nous avions tant de questions lorsque nous sommes arrivés mais au moment de partir, nous étions tous riches en expériences.

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From left to right, Dr Chandvone. Douglas Romero, El Salvador Secretary of Social Inclusion. Onisoa Josielle Rafidy, Director General, Madagascar Federation of Chamber of Commerce. Minister Paola Bustamante, Peru Ministry of Social Development and Inclusion. Pau Blanquer, SUN Movement Secretariat.

From left to right, Dr Chandvone. Douglas Romero, El Salvador Secretary of Social Inclusion. Onisoa Josielle Rafidy, Director General, Madagascar Federation of Chamber of Commerce. Minister Paola Bustamante, Peru Ministry of Social Development and Inclusion. Pau Blanquer, SUN Movement Secretariat.

Au nom des délégués de Laos, j’aimerais remercier sincèrement MIDIS, le secrétariat du mouvement SUN et PROCASUR pour l’organisation, l’accueil et l’opportunité à participer à cette Route d’Apprentissage au Pérou.

Le Pérou a réussi de réduire de manière significative les taux de malnutrition, ce qui représente pour nous une source d’inspiration. Nous avons particulièrement appris l’importance d’une coordination et d’une mise en œuvre multisectorielles. En tant que délégation laotienne, nous avions quatre questions à notre arrivée :

  • Comment le Pérou travaille-t-il en coordination avec de multiples acteurs ?;
  • Comment le Pérou opérationnalise-t-il son plan multi-secteur à tous les niveaux (du niveau national au niveau de base ?);
  • Qu’est-ce qui fonctionne et ne fonctionne pas ?;
  • Quelles leçons et bonnes pratiques pouvons-nous adapter aux contextes de nos pays respectifs ?

J’ai beaucoup apprécié cette expérience fructueuse qui avait pour mission la lutte contre la malnutrition chronique des enfants et grâce à laquelle j’ai notamment tiré les enseignements principaux suivants :

  • La coordination multisectorielle au Pérou est très efficace – Le ministère chargé de la coordination de tous les parties prenantes est le MIDIS. Il permet de réunir toutes les parties prenantes et acteurs œuvrant ensemble dans le seul but de lutter contre la malnutrition.
  • Le plan multisectoriel est opérationnalisé au niveau central grâce aux politiques claires sur la malnutrition chronique des enfants et à la focalisation sur le développement de l’enfant et l’éradication de l’anémie. Ce plan s’appui sur des interventions claires – avec des indicateurs clairs servant de lignes directrices aux autorités locales. Toutes les parties prenantes sont impliquées et travaillent de concert avec de multiples intervenants, non seulement en matière d’élaboration de politiques, mais également dans la concrétisation desdites politiques en lois afin pour d’en soutenir la mise en œuvre.
  • Le Pérou met en œuvre des programmes de lutte contre la malnutrition au niveau micro. Différents programmes sont formulés à la fois aux niveaux local et communautaire. Pour moi, il s’agit, là, d’un exemple par excellence – l’appropriation et l’institutionnalisation des programmes de santé familiale par les autorités et communautés locales, même au niveau des ménages, constitue l’une des actions les plus impressionnantes que j’aie vues. Il existe un plan stratégique axé sur la famille et ayant pour but l’élaboration d’une vision familiale. Le plan comporte une composante auto-évaluation permettant de définir un plan d’action pour faire face aux obstacles liés à la santé familiale le développement de l’enfant.
  • Au Pérou, il y a un engagement politique fort. Le gouvernement péruvien alloue des fonds pour la mise en œuvre de ces programmes, ce qui en favorise l’appropriation, bien que seule l’appropriation ne suffit pas. Grâce à ce financement et mise en œuvre, les autorités locales et communautaires sont en mesure d’atteindre les populations les plus vulnérables.

Quels enseignements tirer de l’expérience laotienne ?

  • La coordination multisectorielle constitue l’un des enseignements principaux. La focalisation, priorisation, appropriation du plan multisectoriel, à la fois aux niveaux communautaire et local ainsi que la volonté et le soutien politique sont les éléments indispensables ;
  • Dans un deuxième temps, à Laos, il existe un système qui assure un régime dont le rendement est fondé sur les résultats, faisant de lui un exemple à répliquer dans nos contextes. Grâce à cette Route d’apprentissage, j’ai appris comment dresser un budget fondé sur les résultats ainsi que l’importance d’avoir des indicateurs de rendement ;
  • Troisièmement, j’ai appris l’importance de l’enregistrement des naissances par le biais de quoi il est possible de garantir l’efficacité en matière de prestation de services de soins de santé gratuits aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition. Laos jouit d’un soutien politique solide apporté aux programmes de santé maternelle et infantile. L’enregistrement de naissances permettra également d’améliorer cette initiative ;

Bien que nous soyons issus de pays différents, que nous parlions différentes langues et que nous soyons de cultures différentes, nous avons tous le même combat ; lutter contre la malnutrition. Nous cherchons à ce que nos enfants, nos nations, aient un avenir brillant. Ensemble, nous pouvons lutter contre la malnutrition. J’espère que lors de la prochaine rencontre, nous serons en mesure de montrer nos réalisations en matière d’amélioration de la nutrition.

A propos de l’auteur

Dr. Phoxay Chandavone, Lao PDR
Directeur général adjoint, Volet promotion de l’hygiène et de la santé du Ministère de la santé de la Démocratique populaire du Laos et le Point focal de SUN.

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