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Nutrition à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement

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Du 13 au 16 juillet 2015, la troisième Conférence internationale sur le financement du développement (FfD3) a eu lieu à Addis-Abeba, en Éthiopie. La Conférence était le premier des trois événements cruciaux de cette année pouvant mettre le monde sur la voie d’un avenir prospère et durable. Ses conclusions fournissent une base solide aux pays pour financer et adopter l’Agenda de développement durable proposé à New York en septembre, et parvenir à un accord contraignant lors des négociations climatiques de l’ONU à Paris en décembre, lesquelles permettront de réduire les émissions mondiales de carbone.

L’accord sur le Programme d’action d’Addis-Abeba a été conclu par 193 États membres de l’ONU participant à la Conférence à la suite des négociations sous la direction du ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il s’agit d’un ensemble de mesures audacieuses visant à réformer les pratiques mondiales de la finance et à générer des investissements pour faire face à une série de défis économiques, sociaux et environnementaux. Son adoption, après des mois de négociations entre les pays, est considérée par beaucoup comme un point de repère dans l’établissement d’un partenariat mondial renforcé qui favorisera une prospérité économique inclusive et universelle, et améliorera le bien-être de la population, tout en protégeant l’environnement.

L’accord marque « une étape cruciale vers la construction d’un avenir durable pour tous. Il fournit un cadre global pour le financement du développement durable », a déclaré le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. « Les conclusions des rencontres d’Addis-Abeba nous donnent la fondation d’un partenariat mondial pour un développement durable revitalisé dans lequel personne ne restera à la traîne ».

La mobilisation des ressources est au cœur de l’Agenda. Dans le document final, les pays ont convenu d’un ensemble de mesures visant à élargir la base des revenus, améliorer la collecte des impôts, et lutter contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites. Les pays ont également réaffirmé leur engagement à l’aide publique au développement, en particulier pour les pays les moins avancés, et se sont engagés à renforcer la coopération Sud-Sud.

« Cet accord historique marque un tournant dans la coopération internationale qui se traduira par des investissements nécessaires pour le nouvel Agenda de développement transformatif et durable qui permettra d’améliorer la vie des populations partout dans le monde ». – Wu Hongbo, Secrétaire général de la Troisième Conférence internationale de financement pour le développement

Télécharger le Programme d’action d’Addis-Abeba

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En savoir plus : Third International Financing for Development Conference

Dans les médias : Addis StandardThe Ethiopian Herald | UN Sustainable Development Blog

En savoir plus sur la troisième Conférence internationale sur le financement du développement : 

Deux paragraphes clés qui mettent en évidence l’importance de la nutrition dans le Programme d’action d’Addis-Abeba

 

  • 13. Renforcement des efforts pour mettre fin à la faim et à la malnutrition. Il est inacceptable que près de 800 millions de personnes soient chroniquement sous-alimentées et n’aient pas accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive. Avec la majorité des pauvres vivant dans les zones rurales, nous insistons sur la nécessité de revitaliser le secteur agricole, promouvoir le développement rural, et assurer la sécurité alimentaire, notamment dans les pays en développement, d’une manière durable, ce qui conduira à de grandes avancées dans les Objectifs de développement durable. Nous soutiendrons l’agriculture durable, y compris la sylviculture, la pêche et le pastoralisme. Nous allons également prendre des mesures pour lutter contre la malnutrition et la faim parmi les pauvres en milieu urbain. Reconnaissant les besoins d’investissement énormes dans ces domaines, nous encourageons l’augmentation des investissements publics et privés. À cet égard, nous reconnaissons les Principes volontaires de l’investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires ainsi que les Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers, de pêches et des forêts du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA). Nous reconnaissons les efforts déployés par le Fonds international de développement agricole dans la mobilisation des investissements pour permettre aux populations rurales vivant dans la pauvreté d’améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’augmenter leurs revenus et de renforcer leur résilience. Nous apprécions le travail de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies (FAO), du Programme alimentaire mondial, et de la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales de développement. Nous reconnaissons également le rôle complémentaire des filets de protection sociale pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. À cet égard, nous nous félicitons de la Déclaration de Rome sur la nutrition et du Cadre d’action, qui peuvent fournir des options de politiques et de stratégies visant à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous. Nous nous engageons également à l’augmentation de l’investissement public, qui joue un rôle stratégique dans le financement de la recherche, des infrastructures et des initiatives en faveur des pauvres. Nous allons renforcer nos efforts pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et focaliser davantage notre attention sur les petits exploitants et les agricultrices, ainsi que sur les coopératives agricoles et les réseaux d’agriculteurs. Nous interpellons les organismes compétents à continuer leur coordination et collaboration à cet égard, conformément à leurs mandats respectifs. Ces efforts doivent être soutenus par l’amélioration de l’accès aux marchés, l’habilitation de l’environnement national et international ; ainsi que par une collaboration renforcée entre les nombreuses initiatives dans ce domaine, y compris les initiatives régionales, telles que le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA). Nous allons également travailler à réduire de manière significative des pertes après récolte et les déchets alimentaires.
  • 108. Nous sommes préoccupés par la volatilité excessive des prix des matières premières, y compris pour l’alimentation et l’agriculture et par ses conséquences pour la sécurité alimentaire mondiale et les résultats d’amélioration de la nutrition. Nous allons adopter des mesures pour assurer le bon fonctionnement des marchés des produits alimentaires de base et de leurs dérivés et demander aux organismes de réglementation compétents d’adopter des mesures pour faciliter l’accès en temps opportun à une information de marché précise et transparente dans le but de veiller à ce que les marchés des produits de base reflètent de manière appropriée la demande sous-jacente et les changements dans l’offre et pour aider à limiter la volatilité excessive des prix des produits alimentaires de base. À cet égard, nous prenons également note du système d’information du marché agricole hébergé par la FAO. Nous allons également faciliter l’accès par les pêcheurs artisanaux à petite échelle, à des ressources aquatiques et aux marchés, conformément aux pratiques de gestion durable. Nous allons en outre créer à leur avantage, des initiatives qui ajoutent de la valeur à leur production.

 

Contexte de la Conférence internationale sur le financement du développement

La Conférence internationale sur le financement du développement (FdD) rassemble des représentants politiques de haut niveau pour négocier et se mettre d’accord sur les résultats qui contribuent au développement des États membres. La première Conférence internationale sur le financement du développement (FdD) tenue à Monterrey, au Mexique du 18 au 22 mars 2002 était le premier sommet de haut niveau parrainé par l’ONU pour traiter des questions financières et connexes essentielles relatives au développement mondial. Le Consensus de Monterrey Monterrey Consensus reflète un accord mondial historique entre les pays développés et en développement, dans lequel les deux reconnaissent leurs responsabilités dans des domaines clés tels que le commerce, l’aide, l’allégement de la dette et le renforcement des institutions. Une conférence de suivi de la Conférence internationale sur le financement du développement (FdD) avait eu lieu à Doha, au Qatar, du 29 novembre au 2 décembre 2008, où la Déclaration de Doha Doha Declaration a reconnu que la mobilisation des ressources financières pour le développement et l’utilisation efficace de toutes ces ressources étaient au cœur du partenariat mondial pour le développement durable. La Conférence des Nations Unies sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement United Nations Conference on the World Financial and Economic Crisis and Its Impact on Development avait eu lieu à New York aux États-Unis du 24 au 30 juin 2009. Elle a donné lieu à un forum inclusif pour identifier les interventions d’urgence et à long terme afin d’atténuer l’impact de la crise et entamer un dialogue sur la transformation de l’architecture financière internationale.

La portée de la troisième Conférence internationale de financement du développement (Ffd3) a été définie dans les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies 68/204 et 68/279, et centrée sur :

  • L’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Consensus de Monterrey et de la Déclaration de Doha et l’identification des obstacles et contraintes rencontrés dans la réalisation des buts et objectifs qui y sont convenus, ainsi que les mesures et initiatives pour surmonter ces contraintes
  • La résolution des questions nouvelles et émergentes, y compris dans le contexte des efforts multilatéraux récents visant à promouvoir la coopération internationale pour le développement ; l’évolution du paysage de la coopération au développement en cours ; l’interdépendance de toutes les sources de financement du développement ; les synergies entre les objectifs de financement dans les trois dimensions du développement durable ; et la nécessité de soutenir le programme de développement des Nations Unies au-delà de 2015
  • Un nouveau souffle et le renforcement du processus de financement du suivi du développement

Le processus préparatoire intergouvernemental de la FfD3 était lancé le 17 octobre 2014 et comprenait une série de sessions informelles de fond et des auditions interactives informelles avec la société civile et le Secteur privé, ainsi que des séances de rédaction du document final en 2015.

 

Liens connexes pour l’Agenda de développement de l’après-2015

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