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Projet de nutrition et de développement de la petite enfance au Bénin soutenu par la Banque mondiale

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© UNICEF/UNI75965/Pirozzi

La Banque mondiale a approuvé une subvention de 50 millions USD de l’Association internationale de développement (IDA)* visant à aider le gouvernement du Bénin à réduire les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance.

Le Projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant (Early Years Nutrition and Child Development Project – EYNCDP), qui porte sur une durée de cinq ans, constitue la première d’une série de trois opérations visant à améliorer un certain nombre d’interventions dans les secteurs de la santé et de la nutrition dans tout le pays. Ce premier projet, qui concerne 48 communes du pays, fait appel à des activités d’éveil et d’apprentissage précoces ainsi qu’à l’éducation parentale pour favoriser un bon développement des jeunes enfants. Il apporte également une aide à des programmes d’alimentation dans les écoles primaires de 12 communes et contribue à l’amélioration de l’harmonisation des politiques et de la coordination intersectorielle, ainsi qu’à une meilleure gestion et gouvernance décentralisée dans la totalité des 77 communes du pays.

 


« Les investissements dans les premières années de la vie offrent des avantages cruciaux par les opportunités uniques qu’ils peuvent offrir pour améliorer l’indice de capital humain du pays. Des travaux récents ont montré que les programmes ciblant la petite enfance ont un retour sur investissement très élevé. Parce qu’ils ont des effets bénéfiques durables et nombreux, les investissements dans la petite enfance permettent de briser le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté entre générations, de stimuler une prospérité partagée et de favoriser l’égalité des chances. »


Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin


Si le Bénin a progressé sur le front de la santé des enfants, la malnutrition infantile reste un obstacle majeur à la formation optimale du capital humain dans le pays et l’un des principaux indicateurs de pauvreté et de vulnérabilité. « Le gouvernement béninois s’est déjà fortement engagé dans le secteur de la nutrition en développant une approche novatrice, centrée sur l’action communautaire en faveur de l’amélioration de l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie. Le nouveau projet EYNCDP s’inscrit dans la continuité de cet engagement et des réalisations obtenues en appuyant une approche plus globale de la nutrition et du développement du jeune enfant », a déclaré Katrina Sharkey, directrice de la Banque mondialepour le Bénin.

Ce nouveau projet est en parfaite cohérence avec le Plan de développement national du Bénin sur huit ans (2018-2025), et plus particulièrement avec son objectif stratégique de développement du capital humain, en regroupant des actions multisectorielles visant à développer le capital humain et des services publics décentralisés grâce à la nutrition, l’apprentissage et le développement des jeunes enfants. Il est également conforme au Cadre de partenariat de la Banque mondiale pour le Bénin (2018-2023), et est directement lié au projet sur le capital humain de l’institution, qui vise à accroître les investissements dans les personnes à travers la nutrition, les soins de santé, la qualité de l’éducation, les emplois et les compétences, qui sont essentiels pour mettre fin à l’extrême pauvreté et créer des sociétés plus inclusives.

Les séries de projets proposées contribueront à des résultats en matière de gouvernance décentralisée et d’autonomisation économique des femmes, qui sont au cœur des résultats de développement du pays. Si cette première série aidera à développer, à intégrer et à fournir efficacement les services en termes de continuum de prise en charge des enfants, la seconde élargira l’accès aux services pour la totalité des 77 communes et renforcera le système décentralisé afin de garantir un ensemble minimal de services. Quant à la troisième, elle permettra de renforcer les résultats et d’aider à la consolidation des capacités institutionnelles et des réalisations afin de maintenir un système de prestation de services décentralisés dans tout le pays.

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