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Questions et réponses sur le suivi financier avec Madhu Marasini, Point focal SUN du gouvernement du Népal

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Madhu Kumar Marasini, secrétaire adjoint du Secrétariat de la Commission nationale de planification, est devenu le Point focal SUN du gouvernement du Népal en février 2016. En tant que co-secrétaire, M. Marasini dirige actuellement la Division du développement social du Secrétariat de la Commission nationale de planification (NPCS) et le Plan multi-sectoriel de nutrition en coordination avec les différentes divisions du NPCS et les ministères sectoriels. Alors qu’il se prépare à participer à l’atelier de financement public pour la nutrition en Asie du 25 au 27 avril 2016, il partage ses réflexions sur l’exercice d’analyse budgétaire entrepris avec de multiples parties prenantes et à travers tous les secteurs au Népal.

Pourquoi pensez-vous que le suivi des allocations budgétaires de nutrition peut être important pour le gouvernement ?

La nutrition est directement liée à la santé globale de la population. Sans une bonne partie de la population en bonne santé, les nations ne peuvent prospérer. Le suivi du budget de la nutrition contribue à une meilleure planification des programmes de nutrition, à l’identification des lacunes et favorise la négociation avec le ministère des Finances lorsque l’allocation est inférieure aux prévisions. Le Népal a opté pour une approche multi-sectorielle pour mettre en œuvre des programmes de nutrition sur la base de son Plan multisectoriel de nutrition (MSNP). Au cours des dernières années, le Népal était à l’avant-garde en raison du budget spécifique à la nutrition qui dispose d’un mandat et d’une vision clairs.

Le suivi de l’allocation budgétaire de tous les secteurs, en particulier à travers les trois secteurs identifiés par le Cadre d’action commune : Spécifique à la nutrition, Contribuant à la nutrition, et Gouvernance, est crucial pour minimiser la duplication des ressources et maximiser l’utilité par la planification et la canalisation adéquates des ressources.

Qu’est-ce qui, à votre avis, a été le plus marquant / intéressant en vous lançant dans cet exercice ?graph_for_newsletter_20160414_3

En général, le mécanisme de suivi du budget a permis de mesurer les ressources globales et canaliser le budget de la nutrition en conséquence. Le système reflète le fait que, malgré une répartition satisfaisante dans tous les secteurs, il est difficile de suivre les ressources financières réelles pour le secteur en raison d’un manque de code budgétaire spécifique au Plan multisectoriel de nutrition.

Ceci est un aspect crucial pour le développement et la budgétisation du plan au niveau local. Il est difficile de réduire les écarts en termes d’informations et de canalisation des informations pour résoudre le problème qui resurgit dans le budget contribuant à la nutrition.

Quelles limites avez-vous notées à ce jour, lors de l’exercice ?

Les limites étaient pour la plupart du temps relatives à l’alignement des ressources et à l’identification convenable des lacunes, en raison de l’absence de mécanisme approprié de suivi financier. Mais avec la mise en œuvre du système d’information budgétaire des ministères de tutelle, LMBIS (2014), un suivi systématique pourrait être possible. Bien que le LMBIS ne constitue pas une charge hors du mécanisme de suivi du Plan multisectoriel de nutrition, il pourrait devenir une feuille de route de guidage. Le LMBIS est un système sur internet, développé pour que le ministère de tutelle élabore un plan de travail annuel et des propositions de budget qui comportent : des allocations budgétaires en fonction des activités, une répartition trimestrielle, la transparence, la finalisation simultanée du budget et du programme, la facilitation et la mise en œuvre en temps opportun des programmes, une proposition de programme du niveau communautaire au niveau du gouvernement central, un système de gestion intégrée d’information financière (IFMIS), etc.

L’exercice a-t-il révélé de nouvelles informations à ce jour, susceptible de vous aider à atteindre les différents secteurs de votre gouvernement ?

Oui, l’information a été importante pour atteindre tous les secteurs et tous les niveaux. Répondre aux questions dans une approche fondée sur les droits, du niveau communautaire au niveau du gouvernement central et inversement, du niveau du gouvernement central au niveau communautaire (alignement tout aussi horizontal que vertical du système de gouvernement) ; tous les secteurs concernés collaborent dans la planification, la budgétisation et la mise en œuvre des interventions clés.

Ces informations ont reflété l’augmentation de l’allocation budgétaire pour les interventions en faveur de la nutrition dans l’approche multi-sectorielle, afin que les districts puissent exécuter le plan chiffré de manière efficace. Avec les formations sur la planification et la budgétisation et la série de plaidoyer, elles ont également mis en évidence l’aspect important de puiser les ressources au niveau national et de district (sources internes). Cela aidera à la mise en œuvre effective des activités prévues et le plafond budgétaire n’entravera pas totalement l’efficacité. Un code de budget distinct pour les secteurs spécifiques à la nutrition et contribuant à la nutrition est déterminant. Nous espérons la création sous peu du code de budget distinct, pour faciliter le suivi du budget dédié à la nutrition.

L’exercice vous a-t-il fait envisager de tirer parti de ce travail dans le futur et d’entreprendre un suivi plus étendu de la nutrition à travers les portefeuilles sectoriels ?

Certainement, l’exercice nous a rendu plus sensible en termes d’allocation et de dépenses budgétaires. Il peut être davantage étendu pour observer non seulement l’efficacité de la répartition, mais aussi l’efficacité opérationnelle. Il aide également tous les secteurs et parties prenantes dans l’analyse du budget de la nutrition. Il sera aligné avec le Mouvement SUN dans tout le pays.

Comment envisagez-vous utiliser l’analyse provenant de cet exercice ?

L’exercice a fourni la possibilité d’analyser le budget en matière de nutrition. Cela a habilité les acteurs de la nutrition à mener une négociation financière fondée sur des preuves scientifiques. Nous allons l’utiliser pour une meilleure programmation et planification des programmes de nutrition et ainsi contribuer à une meilleure santé des populations dans le pays. Les autres parties prenantes dans le domaine de la nutrition peuvent également utiliser le résultat de l’exercice pour orienter leurs interventions futures. Le budget spécifique à la nutrition et le budget contribuant à la nutrition peuvent être augmentés en fonction des nécessités du pays et de la communauté.

On peut également s’en servir pour le plaidoyer pour l’augmentation de l’allocation budgétaire pour l’alimentation et la nutrition auprès des décideurs politiques, des responsables gouvernementaux de haut niveau, des donateurs, des Nations Unies et autres partenaires de soutien. Les pays en développement peuvent bénéficier de ce type d’exercice.

Pour en savoir plus sur l’analyse de la nutrition dans les budgets nationaux dans le Mouvement SUN : cliquer ici 

 

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