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Résultats positifs du partenariat entre le Népal et l’UNN-REACH

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

* Publié initialement par le Réseau des Nations Unies


Dès le début, le partenariat entre le Népal et l’UNN-REACH a été symbiotique. Le gouvernement népalais a enregistré des progrès constants sur le front de la nutrition depuis 1970, date à laquelle le Comité national de coordination de la politique de nutrition et l’institution du Programme conjoint de soutien à la nutrition (JNSP) ont été créés. Cet historique, ainsi que la volonté de développer une gouvernance plus structurée en matière de nutrition, ont permis de faire de l’intervention de l’UNN-REACH une initiative performante.

Le Népal, qui est l’un des pays les plus pauvres du monde, a fait un grand pas en avant dans la réduction du retard de croissance chez les enfants entre 2001 et 2011, avec une baisse d’environ 15 points de pourcentage. Malgré cela, en 2011, l’année précédant l’arrivée d’UNN-REACH dans le pays, les chiffres étaient encore accablants. Selon l’enquête démographique et de santé (EDS) de 2011, 41 % des enfants de moins de cinq ans souffraient d’un retard de croissance et 11 % d’émaciation. En 2016, à la fin du mandat de l’UNN-REACH dans le pays, 36 % des enfants de moins de cinq ans souffraient d’un retard de croissance et 10 % d’émaciation, des chiffres dépassant encore les seuils en vigueur qui signalent un problème de santé publique. Au moment de la publication de cet article, le retard de croissance des moins de cinq ans se situe à 36 % et l’émaciation chez les moins de cinq ans reste juste en dessous de 10 %.

On peut dire que les statistiques ci-dessus ne reflètent pas un impact marqué au cours des dernières années. Le type de changement institutionnel que soutient UNN-REACH prend généralement du temps à se traduire en impact. Le retard de croissance est un indicateur à plus long terme, qui reflète non seulement des progrès en matière de nutrition mais aussi en termes de développement en général. Ce qui est plus difficile à mesurer, c’est la façon dont les diverses structures ont été conçues et mises en place pour aider le gouvernement à continuer à suivre et à cartographier les progrès réalisés dans ce domaine, en réunissant un large éventail d’acteurs pour contribuer à une amélioration continue.

Premières étapes

L’UNN-REACH a été créé en 2008 par la FAO, l’UNICEF, le PAM et l’OMS, et a été repositionné dans le cadre plus large du [nutrition] Réseau des Nations Unies (UNN) en 2015. Comme elle était déjà présente au Népal en 2012, l’initiative continue d’être un mécanisme d’appui  pour améliorer la gouvernance de la nutrition, en étroite collaboration avec les réseaux SUN, notamment le réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN.

Avec la Commission nationale de planification, l’UNN-REACH a dirigé l’Évaluation conjointe annuelle de SUN au Népal, rassemblant des réseaux qui comprenaient l’Alliance de la société civile (SCANN), des universités, des partenaires de développement et d’autres intervenants. En 2014, l’UNN-REACH a organisé une réunion sur la cartographie des ressources et l’estimation des coûts avec la participation de toutes les parties prenantes nationales.

« Le facilitateur de l’initiative REACH a joué un rôle important en réunissant les hauts fonctionnaires des ministères concernés pour planifier et mettre en œuvre des activités de nutrition au Népal », a commenté le Dr Geeta Bhakta Joshi. En tant que membre de la Commission nationale de planification au Népal, il est reconnu pour ses réalisations exceptionnelles en matière de promotion de la nutrition dans son pays.

L’objectif du Secrétariat national pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (NNFSS) était de soutenir l’élaboration des politiques et d’améliorer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel du peuple népalais. Selon M. Neu, Facilitateur de l’initiative UNN-REACH, le gouvernement a été particulièrement proactif dans la planification multisectorielle parce qu’un membre du Secrétariat était un « Ambassadeur de la nutrition », qui a fait avancer le programme de nutrition pour cet organisme, en coordonnant les cinq ministères à partir d’une plateforme ayant un peu plus d’autorité qu’auparavant.

Savita Malla, une experte népalaise en nutrition qui a travaillé sur la stratégie de communication pendant cette période et qui est maintenant spécialiste des politiques au Secrétariat du Mouvement mondial SUN, a déclaré : « La contribution la plus importante de REACH a été d’aider le gouvernement du Népal à mettre en place les plateformes multisectorielles et multipartites. Nous avons participé à la mise en œuvre du Plan nutritionnel multisectoriel (MSNP) 1 et au développement du MSNP 2, qui ont tous deux été chiffrés. Sans REACH, il ne se serait pas développé aussi rapidement ni de manière aussi organisée. »

Le pouvoir de l’action collective

Les outils REACH de la première génération étaient moins standardisés et automatisés que ceux de la génération actuelle. Par conséquent, l’exercice de cartographie multisectorielle n’a pas permis de saisir les données de couverture des bénéficiaires ou les données géographiques comme cela a été le cas dans d’autres pays. Cependant, le processus de collaboration a été si participatif qu’il a quand même permis cette action collective, même sans données très détaillées. En fait, le Népal a été un terrain d’essai pour le développement de l’outil du réseau des Nations Unies sur l’évaluation des capacités en matière de nutrition.

L’intégration réussie du programme est due en grande partie à l’appropriation locale des outils, qui ont été utilisés comme un moyen de renforcer les capacités du gouvernement en matière de gouvernance de la nutrition. Selon M. Neu, ce qui importait le plus lorsque l’UNN-REACH travaillait sur la gouvernance de la nutrition, ce n’était pas la coordination des Nations Unies au sein de ses différents bureaux, mais l’étendue de la collaboration avec le gouvernement local. M. Neu a précisé : « Au Népal, le gouvernement voulait que REACH établisse un Secrétariat national pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (NNFSS) au sein du gouvernement. Il a été décidé qu’il devrait être composé de huit personnes au total et chargé de la coordination pour tous les acteurs et parties prenantes. Cinq ministères, ainsi que des projets, des ONG et des intervenants de la société dans son ensemble, y compris des universitaires et des membres de la société civile, y ont participé ».

Élaboration de l’architecture de la gouvernance de la nutrition locale

En ce qui concerne l’organisation des réunions, M. Neu a expliqué : « Vous ne pouvez pas vous contenter de mélanger toutes les parties prenantes – gouvernement, ONG et universitaires – sinon les réunions deviennent une perte de temps. Nous nous sommes concentrés sur la structure, les objectifs, les résultats et les livrables, ainsi que sur un plan de travail. Les groupes ont été organisés en fonction des domaines techniques, avec des termes de référence. »

Pour soutenir la mise en œuvre du MSNP, des comités de haut niveau ont été créés en plus des groupes techniques multisectoriels qui se sont concentrés sur le renforcement des capacités, le suivi et l’évaluation, ainsi que sur le plaidoyer et la communication. La participation d’universitaires, du secteur privé et des donateurs a fait partie intégrante du processus. « L’architecture multi-acteurs a entraîné un changement majeur dans les progrès accomplis en matière de gouvernance de la nutrition », a ajouté M. Neu. « On a organisé des réunions mensuelles, un forum régulier avec trois groupes de travail : renforcement des capacités, suivi et évaluation et gestion de l’information et plaidoyer et communication. Un plan directeur de renforcement des capacités a permis de mettre en œuvre certaines parties de la stratégie de plaidoyer. Pour la première fois, les partenaires disposaient d’un document d’orientation à cet effet. »

L’UNN-REACH adapte toujours les outils au contexte local, mais au Népal, on est allé encore plus loins. Lorsque l’exercice de cartographie a été mené en 2013, les points de données ont été reliés aux politiques et stratégies gouvernementales, et pas seulement à la nutrition. Dans un document distinct, l’ Aperçu de la politique , un volet supplémentaire a abordé la question de savoir si l’approche multisectorielle était mentionnée par la politique en question, tandis qu’un quatrième volet s’est penché exclusivement sur l’engagement du gouvernement, démontré par le financement.

En savoir plus

• Un esprit de collaboration au Népal – Réseau des Nations unies pour SUN

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