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Tirer parti de l’innovation, un partenariat pour renforcer la sécurité alimentaire en Asie et dans le Pacifique

  |   Réseau des Nations Unies pour le Mouvement SUN, Réseau des pays SUN

(c) FAO

Il est vital de transformer les systèmes alimentaires en Asie et dans le Pacifique afin de les rendre plus durables, plus résilients et plus productifs. Les pays pourront ainsi se remettre des conséquences de la COVID-19 et s’attaquer à la sous-alimentation chronique. Telles sont les conclusions qui ressortent d’un forum régional des Nations Unies sur la sécurité alimentaire.

Réunis virtuellement à l’occasion de la trente-cinquième Conférence régionale pour l’Asie et le Pacifique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les gouvernements, les organisations de la société civile et le secteur privé ont souligné l’importance de l’innovation, de la solidarité, de la cohérence et des partenariats entre et au sein des pays.

« L’exploitation des données, de l’innovation et de la technologie a montré qu’ici, en Asie et dans le Pacifique, nous disposons de brillants cerveaux et scientifiques et d’un esprit d’entreprise qui nous permettront de relever les défis posés par la COVID-19 et nous aideront à vaincre la malnutrition et la pauvreté », a déclaré M. Qu. L’innovation agricole peut également aider à réduire les tâches épuisantes, et les chaînes alimentaires régionales peuvent bénéficier d’innovations telles que les drones, l’imagerie satellite, les mégadonnées et les chaînes de blocs.

Les Conférences régionales, qui se tiennent tous les deux ans, constituent une plate-forme permettant aux ministres de l’Agriculture et aux hauts fonctionnaires, aux ONG, au secteur privé et aux autres acteurs sur le terrain d’étudier des solutions conjointes et cohérentes aux difficultés communes qui touchent la sécurité alimentaire et l’agriculture. La Conférence régionale 2020 a eu lieu du 1er au 4 septembre.

La COVID-19 a mis en suspens les efforts de lutte contre la faim

(c) FAO

Selon la FAO, la région Asie-Pacifique, la plus peuplée de la planète, abrite également plus de la moitié des personnes souffrant de sous-alimentation du monde, et l’on craint que ce nombre n’augmente, avec les conséquences de la COVID-19. Rien qu’en Asie du Sud, ce chiffre pourrait augmenter d’un tiers, pour atteindre quelque 330 millions de personnes au cours de la prochaine décennie.

Le président de la conférence, Yeshey Penjor, ministre de l’Agriculture et des Forêts du Bhoutan, a rappelé la nécessité de renforcer la collaboration pour relever les défis. « Nous devons nous préparer à des risques plus élevés et nous assurer que la chaîne d’approvisionnement alimentaire est durable », a-t-il déclaré.

Travailler « main dans la main »

De nouvelles solutions, telles que l’Initiative « Main dans la main », qui « associe » les parties prenantes, en réunissant les bons partenaires au bon moment, peuvent être utiles dans cette optique. Selon la FAO, quelque 44 pays aux capacités limitées ou frappés par une crise ont été invités à rejoindre l’initiative en tant que bénéficiaires, 80 en tant que contributeurs et une vingtaine ont exprimé leur intérêt à participer à l’initiative sous ces deux statuts.

Le lancement de l’initiative a coïncidé avec le début de la COVID-19 et le besoin urgent de faire face à ses conséquences complexes sur les systèmes agroalimentaires, a déclaré la FAO, ajoutant que l’initiative contribue à soutenir les efforts fondés sur des preuves pour prévenir l’effondrement des systèmes alimentaires et faire face aux menaces émergentes qui se posent sur ceux-ci.

« L’approche de l’initiative en matière d’analyse et de création de partenariats s’est révélée être un modèle utile pour coordonner une riposte rapide et intégrée aux conséquences de la COVID-19 sur les systèmes alimentaires, en particulier au niveau local ou territorial », a-t-elle ajouté.

Le directeur général de la FAO, M. Qu, a également déclaré que si la COVID-19 a frappé les pays et les sociétés, les innovations ont rapproché les personnes. « Ainsi, bien que nous soyons séparés par quelque 11 fuseaux horaires, nous avons quand même réussi à nous rassembler, à avoir des discussions qui font réfléchir et à atteindre un consensus sur un certain nombre de questions importantes », a-t-il conclu.

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