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Un cadre d’investissement pour la nutrition : atteindre les cibles mondiales en matière de retard de croissance, d’anémie, d’allaitement maternel et d’émaciation

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En 2015, 159 millions d’enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition chronique ou d’un retard de croissance, un chiffre qui souligne toute l’ampleur du défi mondial en matière de santé et de développement économique (UNICEF, OMS et Banque mondiale, 2015). En 2012, dans le cadre d’un effort de ralliement de la communauté internationale en faveur de l’amélioration de la nutrition, les 176 membres de l’Assemblée mondiale de la Santé ont adopté pour la première fois des cibles mondiales de nutrition dans six domaines déterminants : retard de croissance, anémie, insuffisance pondérale à la naissance, surcharge pondérale chez l’enfant, allaitement maternel et émaciation. Il faudra pour les atteindre investir davantage dans des interventions rentables, adopter des pratiques optimisées et novatrices, et catalyser les progrès vers la réduction de la malnutrition.

Ce rapport évalue les coûts et les impacts des différents scénarios de financement qui permettraient d’atteindre les cibles mondiales de nutrition adoptées par l’Assemblée mondiale de la Santé en matière de retard de croissance, d’anémie chez la femme, d’allaitement maternel exclusif et de renforcement du traitement de l’émaciation sévère chez les jeunes enfants. Pour atteindre ces quatre cibles, il faudra, au cours des 10 prochaines années, investir 70 milliards de dollars dans des interventions spécifiques à la nutrition et à fort impact. Ces investissements auraient des retombées substantielles : 65 millions de cas de retard de croissance et 265 millions de cas d’anémie chez la femme seraient évités en 2025, comparativement à l’année de référence 2015.

En outre, au moins 91 millions d’enfants de plus seraient traités pour émaciation sévère et 105 millions de bébés de plus bénéficieraient d’un allaitement exclusif au cours des six premiers mois de leur vie. L’atteinte de l’ensemble de ces cibles permettrait également de sauver au moins 3,7 millions de vies infantiles. Chaque dollar investi dans ce paquet d’interventions générerait des rendements économiques de 4 à 35 dollars US, faisant du financement de la nutrition précoce l’une des interventions de développement les plus rentables. Si certaines des cibles, notamment celles visant la réduction du retard de croissance chez l’enfant et de l’anémie chez la femme, paraissent ambitieuses et exigeront des efforts concertés de financement, de renforcement et d’engagement continu, l’expérience tirée de plusieurs pays indique toutefois que l’atteinte de ces cibles reste possible.

Les investissements au cours des 1 000 premiers jours décisifs de vie des enfants sont sacrés, transférables et porteurs de retombées tout au long de la vie, non seulement pour les enfants directement concernés, mais aussi pour nous tous, avec des sociétés plus robustes, qui agissent comme moteur des économies futures.

 


« Un investissement dans la nutrition peut aider à rentabiliser tous les autres investissements dans la santé et le développement. »

Bill Gates, coprésident de la Fondation Bill & Melinda Gates


 

« Un cadre d’investissement pour la nutrition – Atteindre les cibles mondiales en matière de retard de croissance, d’anémie, d’allaitement maternel et d’émaciation »

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