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Un nouveau rapport révèle que la malnutrition infantile coûte jusqu’à 1,5 milliard de dollars chaque année à l’économie de Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Un nouveau rapport publié par Save the Children Australia au mois de juin 2017 identifie le coût humain et économique de la malnutrition infantile en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les conclusions révolutionnaires de ce rapport révèlent que la malnutrition infantile coûte jusqu’à 1,5 milliard de dollars à l’économie du pays en une seule année (exercices budgétaires 2015-2016), ce qui représente 8,45 % de son produit intérieur brut.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouve face à une crise nutritionnelle. Le constat est alarmant, avec près d’un enfant sur deux qui souffre de retard de croissance à cause de malnutrition chronique. La Papouasie-Nouvelle-Guinée détient le quatrième taux le plus élevé de retard de croissance chez les enfants dans le monde, un taux qui représente plus du double de la moyenne mondiale et qui est supérieur à celui de certains pays parmi les plus pauvres d’Afrique et d’Asie.

La sous-nutrition affaiblit l’immunité de l’enfant, l’exposant à souffrir plus souvent de maladies graves. D’après les données nationales de Papouasie-Nouvelle-Guinée, près de 33 % des décès d’enfants de moins de cinq ans en milieu hospitalier ont pour cause directe ou indirecte la malnutrition. Frontier Economics estime toutefois que la malnutrition pourrait être la cause sous-jacente de jusqu’à 76 % de la totalité des décès d’enfants de moins de cinq ans survenus dans les centres de santé et dans les centres communautaires.


Notre rapport révèle que les interventions dans le domaine de la nutrition offrent un rendement économique et social relativement élevé. Il est essentiel d’investir dans le développement humain comme pilier du développement économique inclusif et durable. Si l’on ne fait rien, la malnutrition continuera de saper l’immense potentiel humain et économique de notre plus proche voisin. »

Majella Hurney, responsable des Politiques, Save the Children Australia’s.


Mme Hurney ajoute que le premier facteur de ces taux si importants de malnutrition infantile n’est pas l’insécurité alimentaire. En revanche, le faible taux d’allaitement exclusif et les mauvaises pratiques en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène contribuent à une forte prévalence des maladies telles que la diarrhée, à la fois cause et facteur aggravant de la malnutrition infantile. Elle précise que, bien que le gouvernement australien soit le premier bailleur bilatéral de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les dernières données disponibles indiquent que 0,1 % seulement de son aide au développement pour le pays était affecté à la nutrition.


Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée prend des mesures positives pour améliorer la nutrition infantile mais il ne peut relever seul un défi d’une telle ampleur. Il est urgent de trouver d’autres bailleurs qui, à l’instar de l’Australie, peuvent apporter une aide technique et financière pour soutenir des interventions ciblées visant à améliorer la nutrition infantile »,/blockquote>

Majella Hurney, responsable des Politiques, Save the Children Australia’s.


Frontier Economics a contribué à ce rapport en apportant une analyse et une modélisation économiques. D’autres contributions émanent du Burnet Institute, Save the Children Papouasie-Nouvelle-Guinée, Save the Children Royaume-Uni et UNICEF Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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