République Démocratique du Congo

Home / Pays SUN / République Démocratique du Congo

Le 29 mai 2013, la République démocratique du Congo (RDC) a rejoint le Mouvement SUN avec une lettre d’engagement du ministre de la Santé publique. À cette date d’adhésion, la RDC avait en place un plan de nutrition pluriannuel (2009 – 2015) qui avait été révisé en 2011 pour l’aligner sur le Plan national de développement sanitaire.

Progrès

Amener les acteurs à travailler ensemble
42% 2017

Amener les acteurs à travailler ensemble

Mise en place des politiques
42% 2017

Mise en place des politiques

Mise en œuvre et harmonisation des programmes
38% 2017

Mise en œuvre et harmonisation des programmes

Mobilisation des ressources
29% 2017

Mobilisation des ressources

TOTAL
38% 2017

TOTAL

Découvrez d’autres études de cas nationales

Situation nutritionnelle

42.6%

Retard de croissance des enfants de moins de cinq ans

9.5%

Faible poids à la naissance

47.6%

Allaitement exclusif des nourrissons de 0-5 mois

8.1%

Émaciation des enfants de moins de cinq ans

4.4%

Surpoids des enfants de moins de cinq ans

49%

Anémie des femmes entre 15-49 ans

6.1%

Diabète chez les adultes

20.6%

Surpoids chez les adultes

4.4%

Obésité chez les adultes

Objectifs stratégiques

Le comité national multisectoriel de nutrition mis en place en décembre 2015 n’est toujours pas opérationnel mais la plateforme technique du programme national de nutrition qui est chapeautée par le Ministère de la santé s’est réunie huit fois au cours de 2016-17, malgré l’absence de budget spécifique. Cette dernière rassemble tous les membres des divers « clusters » nutrition et sécurité alimentaire et les acteurs du développement, ainsi que les ministères sensibles à la nutrition, les partenaires techniques et financiers et les agences des Nations unies, qui partagent informations et données sur les situations d’urgence et sur leurs activités de terrain. Quatre ministères recensent actuellement leurs points focaux pour la nutrition, ce qui portera à dix le nombre de ministères sectoriels dotés d’une personne ressource pour la nutrition. Organiser pour eux une session de formation sur la coordination multisectorielle s’avère nécessaire. Cinq réseaux sont formalisés, dont celui des scientifiques, et le changement du comité directeur du réseau de la société civile est en cours afin de le redynamiser. Enfin, certaines activités de la feuille de route 2017 ont été intégrées au Plan national de développement sanitaire.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
En décembre 2015, un décret du Premier ministre a institué, le Comité national multisectoriel de nutrition (CNMN, d’après ses sigles en français), qui comprend une plateforme interministérielle et un comité technique d’experts, multi-acteurs. Le CNMN n’est pas encore fonctionnel mais des réunions techniques régulières sont organisées dans le cadre du programme national de nutrition du ministère de la Santé. Par ailleurs, cinq réseaux sont formalisés, dont celui des scientifiques, et ils rédigent leurs feuilles de route afin de renforcer leur fonctionnalité. Enfin, deux comités multisectoriels ont été mis en place dans les provinces du Sud Kivu et Kasaï.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015
La plateforme multisectorielle nouvellement créée est le Conseil national de la nutrition (CNN) sous l’autorité du Point focal issu de la primature. Elle rassemble les points focaux de sept ministères, la Fédération des entreprises congolaises (FEC), la société civile, les organisations professionnelles agricoles, des administrateurs de programmes, des institutions de recherche, des organismes confessionnels et des agences des Nations Unies. Le CNN se charge de l’orientation, de la prise de décision et du suivi-évaluation des questions relatives à la nutrition. Un décret formalisant son existence doit être signé. Les rencontres inter-ministérielles sont mensuelles mais les réunions de la plateforme necessitent d’être mieux organisées et planifiées.

Des efforts sont menés pour sensibiliser les gouvernements provinciaux sur le Mouvement SUN, renforcer leurs capacités en matière de coordination de la planification, de suivi et d’évaluation.

Les réseaux des Nations-Unies, des donateurs et de la Société civile sont opérationnels: une plate-forme unique et inclusive regroupe tous les partenaires techniques et financiers (donateurs, agences du système des Nations Unies, aide bilatérale); Le Réseau de la société civile a élaboré des termes de référence et élu son conseil d’administration. Les réseaux de chercheurs, du secteur privé et des parlementaires existent mais ne sont pas encore opérationnels.

Flash info du 21 decembre 2015: Le système multisectoriel pour la nutrition institué par un décret signé par le Premier Ministre. Pour plus d’information cliquez ici. Voir le decret.

Dernière mise à jour: Octobre 2015

Une analyse multisectorielle des politiques et réglementations a été faite par la Banque mondiale lors de l’élaboration du plan national stratégique multisectoriel de nutrition (2015) et les documents stratégiques de la santé et de l’agriculture sont en cours de révision afin de les rendre plus sensibles à la nutrition, comme c’est le cas avec la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle. La révision des législations relatives au Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, à la fortification alimentaire et aux congés maternité est également jugée nécessaire. Il est reconnu que les progrès pour l’établissement d’un cadre politique et juridique cohérent ont été insuffisants, du fait de la situation politique du pays.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
L’analyse des politiques et programmes existants relatifs à la nutrition a servi de base à la révision de la politique nationale de nutrition, adoptée en 2013 et décliné en Plan national stratégique multisectoriel de nutrition (PNSMN, d’après ses sigles en français), finalisé en 2016. À ce jour, la nutrition est intégrée dans les documents stratégiques sectoriels de l’agriculture, de la santé publique, de la réduction de la pauvreté et du développement. La Fédération des entreprises du Congo participe aux efforts en vue d’améliorer la législation sur la fortification alimentaire.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Une étude des politiques en place a permis de revoir et d’élaborer de manière participative, une nouvelle politique nationale de nutrition qui tient compte de la dimension multisectorielle. La nutrition y est intégrée dans l’éducation, le genre, la protection sociale et l’agriculture. Sur cette base, un plan stratégique multisectoriel de la nutrition est en train d’être mis en place, qui devra être accompagné, une fois finalisé, de l’élaboration de directives sectorielles pour la promotion de la nutrition dans tous les secteurs.
La législation nationale actuelle inclue une stratégie nationale sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, un Protocole sur la gestion intégrée de la malnutrition aiguë , un Plan national de nutrition (PNDS, section Nutrition) 2011-2015, un protocole pour la gestion des personnes vivant avec le VIH, un plan de communication stratégique pour l’alimentation du nourrisson, du jeune enfant et des femmes enceintes et allaitantes, l’intégration du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, l’iodation obligatoire du sel destiné à la consommation humaine et l’enrichissement des aliments.

Cependant la diffusion de certains documents politiques aux niveaux décentralisés pourrait être améliorée. Afin de pallier, un plan de communication sur la nutrition à base communautaire à destination des provinces va etre élaboré.

Après l’élaboration du Plan national stratégique multisectoriel de nutrition (PNSMN) et de son plan opérationnel, qui incluent un cadre commun de résultats, les acteurs se réfèrent à ces documents pour identifier la plupart des activités à insérer dans leurs plans de travail annuels. Si l’analyse des programmes étatiques est en cours afin de les rendre sensibles à la nutrition, la mise en œuvre du PNSMN et de son plan d’action n’ont pas commencé au niveau du gouvernement, faute de ressources allouées. Seules certaines activités sont ainsi mises en œuvre par les partenaires techniques et financiers avec leurs propres financements. Par ailleurs, la version préliminaire de la cartographie des acteurs de la nutrition et la sécurité alimentaire doit être finalisée.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2015
Le PNSMN est décliné en un plan opérationnel, doté d’un cadre de suivi et évaluation. Ce dernier définit les axes stratégiques, les objec tifs, les résultats escomptés, les indicateurs et les cibles des interventions.La définition du rôle et de la contribution de chaque acteur n’est cependant pas encore finalisée. Un plan d’ac tion de mise en œuvre pour 2016 a été élaboré au niveau central, dont la mise en œuvre reviendra aux provinces. Les défis demeurent : tels que la mise en œuvre de ces plans, au vu de l’absence de financements suffisants, et l’installation d’un système d’information à même d’opérationnaliser le cadre de suivi et d’évaluation.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Le plan stratégique multisectoriel de la nutrition en cours de rédaction constituera le cadre de résultats commun mais l’élaboration de ce dernier élément demandera au préalable de définir les interventions prioritaires identifiées dans le plan et de les chiffrer; Les programmes de différents ministères sont alignés sur la politique nationale de nutrition mais les mécanismes de coordination, de suivi et évaluation sont à définir/renforcer.
Les programmes des partenaires sont alignés sur la politique nationale de nutrition; Les principaux programmes actuels sont le Programme national de nutrition, le Programme national de sécurité alimentaire, le Plan national de développement sanitaire 2011-2015, le programme « Ma nutrition, c’est ma Santé (2012-2014).

Les estimations chiffrées des activités du Plan national stratégique multisectoriel de nutrition, réalisées par la Banque mondiale et l’UNICEF, sont disponibles dans le plan d’action mais aucune allocation budgétaire du gouvernement n’a été prévue pour procéder à leurs mises en œuvre. Les besoins en financement sont donc connus et une table ronde de haut niveau avec les bailleurs avait été envisagée puis abandonnée, en l’absence de fonds disponibles. L’allocation budgétaire attribuée au Mouvement SUN-RDC depuis 2015 n’a pas été approvisionnée et il n’existe pas encore de stratégie de mobilisation des ressources à long terme.

Dernière mise à jour: Novembre 2017

2016
Le coût financier du plan opérationnel du PNSMN a été estimé pour 5 ans. Une ligne budgétaire pour les activités en lien avec le Mouvement SUN existe dans les budgets de l’état 2015 et 2016 mais les décaissements n’ont pas eu lieu. Les investissements actuels du gouvernement et des partenaires sont insuffisants, ce qui souligne la nécessité de redoubler les efforts en matière de mobilisation des ressources.

Dernière mise à jour: Décembre 2016

2015

Une approche participative dans le chiffrage du plan stratégique a commencé, avec l’assistance technique de la Banque mondiale, de l’UNICEF et d’un consultant indépendant. Une fois achevé, des outils d’evaluation des engagements de l’Etat et de gestion devront être intégrés au plan strategique. Quant a la mobilisation des ressources, certains Ministères ont déjà commencé à dégager des lignes budgétaires spécifiques (les cantines scolaires ont été financées par le Ministère de l’Éducation).

Point focal SUN du gouvernement

« Le gouvernement de la République du Congo est engagé à faire de la réduction du retard de croissance une priorité. Son engagement dans la lutte contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition est incarné dans son engagement N° 2 « Industrialisation axée sur l'agriculture » du Programme social « Le chemin de l'avenir », lancé par le Président de la République, Son Excellence monsieur Denis Sassou Nguesso.

Dieudonné KWETE
Conseiller en charge des Questions de Santé Primature, Cabinet du Premier Ministre

Jacques MUDERWHA
Chef de division de planification, Programme National de Nutrition (Point focal technique)

Coordinateur des donateurs

  • Banque mondiale
  • UNICEF